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Saint-Georges-de-Windsor : grandir en famille
Saint-Georges-de-Windsor : grandir en famille
Audrey Laporte, qui vit sur une terre dans le 3e rang à Saint-Georges-de-Windsor avec ses trois enfants, dont Mathis, 12 ans, et Justine, 10 ans, possède 47 poules, plus de 120 plants de tomates, une chèvre, des chevaux et plusieurs autres légumes dans un énorme jardin.
Audrey Laporte, qui vit sur une terre dans le 3e rang à Saint-Georges-de-Windsor avec ses trois enfants, dont Mathis, 12 ans, et Justine, 10 ans, possède 47 poules, plus de 120 plants de tomates, une chèvre, des chevaux et plusieurs autres légumes dans un énorme jardin.

Joyeuse famille et joyeux surplus [VIDÉO]

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Si l’autosuffisance alimentaire est une utopie pour bien des Québécois, il s’agit d’un but très concret pour la famille d’Audrey Laporte et sa ferme les Joyeux Surplus à Saint-Georges-de-Windsor.

Audrey Laporte, qui vit sur une terre dans le 3e rang avec ses trois enfants, possède 47 poules, plus de 120 plants de tomates et plusieurs autres légumes dans un énorme jardin. Elle écoule ses surplus et plusieurs créations d’artisans directement à sa ferme, mais participe aussi au marché public de Saint-Georges où elle se fait complètement « vandaliser » chaque fois qu’elle y met les pieds. Elle possède aussi une chèvre qui fournit la famille en lait.

« On vend notre surplus de lait, elle nous donne trois litres par jour, souligne-t-elle. C’est beaucoup! »

Pour Mme Laporte, qui est aussi propriétaire d’une garderie écologique (voir autre texte), l’autosuffisance alimentaire passe par un changement de mentalité.

« Il y a des choix à faire et il faut changer sa vision de l’alimentation, précise-t-elle. On n’a pas besoin nécessairement de manger des bananes. Il faut réduire la variété et c’est ce qui est le plus difficile. Les enfants sont habitués de manger des bananes et des oranges. »

L’esprit communautaire est également au centre de sa vision alimentaire. 

« On commence à faire des échanges, indique-t-elle. Il faut arrêter de mettre un prix sur tout. Par exemple, on pourrait donner des légumes chaque semaine, mais si mon véhicule brise, est-ce que quelqu’un pourrait le réparer? Il faut être polyvalent quand tu as une terre, mais il y a des choses que tu ne peux pas faire. »

Au kiosque de la ferme, on retrouve plusieurs articles écologiques, comme des déodorants naturels, des ustensiles ou des pastilles à lave-vaisselle.

« Les gens arrêtent, c’est surprenant, car au début on se disait que peut-être qu’ils ne viendraient pas, vu qu’on est dans un rang, mentionne Audrey Laporte. Les gens arrivent et la chèvre vient les voir. Ça les met dans l’ambiance. »

La ferme accueille également des gens qui font du wwoofing, c’est à dire des bénévoles qui prêtent main-forte sur les fermes biologiques en échange d’un toit, de nourriture et de connaissances.

« Depuis le début de l’été, ça n’a pas arrêté, lance Mme Laporte. En ce moment, j’en ai deux. Je suis mère monoparentale avec trois enfants. Ça fait grandir les enfants dans un monde vraiment cool. Avec le wwoofing, ce sont tous de jeunes adultes qui arrivent avec une belle énergie et ils sont là pour apporter de l’aide. »

Audrey Laporte caresse aussi le projet de rendre disponible à la location des parcelles de terre dans son jardin.

« Mon jardin est en forme d’arbre. Ce que j’aimerais, c’est que les gens puissent louer une branche », résume-t-elle.

Ouvert depuis quelques mois à peine, la ferme les Joyeux Surplus de Saint-Georges-de-Windsor propose plusieurs articles écologiques comme des déodorants naturels, des ustensiles ou des pastilles à lave-vaisselle.