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Rassemblés pour mieux vacciner
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Après 28 ans à temps plein dans les Forces armées - surtout dans le domaine de l’administration des services de santé -, Robert Parenteau est maintenant réserviste. Il a donc le temps de s’impliquer auprès de la Santé publique.
Après 28 ans à temps plein dans les Forces armées - surtout dans le domaine de l’administration des services de santé -, Robert Parenteau est maintenant réserviste. Il a donc le temps de s’impliquer auprès de la Santé publique.

Robert Parenteau, coordonnateur de soutien : « Il faut faire un effort de guerre »

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Depuis un peu plus de deux semaines, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS peut compter sur le commandant de la 52e ambulance de campagne, Robert Parenteau. Avant de donner un coup de main à la campagne de vaccination, il s’est entre autres occupé du volet du service de santé au début de l’opération Impact au Koweït, en 2014, pour lutter avec les Américains contre l’État islamique.

« Quand on gère des ressources, que ce soit de l’acétaminophène, des vaccins ou du sang, c’est très similaire. Ils ont toutes leurs contraintes. Les vaccins, c’est la température et la chaîne de froid. C’est différent pour le plasma de sang. Il faut comprendre ces aspects et comprendre toute la chaîne logistique », explique-t-il, rappelant qu’outre les doses de vaccins, il y a la logistique des seringues, des appareils et des systèmes à gérer.

Après 28 ans à temps plein dans les Forces armées — surtout dans le domaine de l’administration des services de santé —, M. Parenteau est maintenant réserviste. Il a donc le temps de s’impliquer auprès de la Santé publique. « On arrive dans la période estivale, où on fait surtout de l’instruction individuelle ou de l’entraînement. J’ai donc mis l’épaule à la roue dans ce qui est pour moi un effort collectif », dit celui qui a aussi été en Bosnie durant sept mois pour faire la gestion de liaison de tous les blessés pour faire de la logistique de services de santé.

Une guerre

M. Parenteau voit la lutte contre la COVID-19 comme une guerre. « Il faut faire un effort de guerre, que tout le monde s’implique pour se protéger et veiller à son prochain », exprime-t-il, ajoutant qu’il faut également mettre l’épaule à la roue. 

Et Robert Parenteau n’a pas hésité longtemps avant de se lancer. « Quand j’ai entendu qu’on cherchait du monde pour faire de la gestion, je me suis dit que je devais aider. Je savais que j’avais certaines connaissances et compétences. Je suis en train de les assister autant que je peux. Tout le monde peut faire son bout de chemin, que ce soit en faisant du bénévolat ou en participant à Je Contribue », dit-il, qualifiant le personnel du CIUSSS d’« exceptionnel ».  

Il assiste donc la coordonnatrice des neuf sites de vaccination. « Mon titre n’est pas décidé à 100 %. Les choses changent fréquemment. La contrainte majeure est les doses de vaccination. Combien va-t-on en avoir? Quand? Comment va-t-on les distribuer? Il y a aussi tout le volet de l’ouverture des cases horaires », raconte M. Parenteau. 

Et le commandant apprend les rudiments et le jargon du CIUSSS à vitesse grand V. « Les journées commencent souvent à 7 h 30 et s’allongent jusqu’à 18 h. Souvent, en soirée, il y a plusieurs courriels qui nous préparent pour le lendemain. Ça se fait bien, ça me nourrit cérébralement. J’apprends plein de nouvelles choses », se réjouit-il.