Léonel Bombardier et sa fille Marie sont très impliqués dans la vie culturelle de Racine.
Léonel Bombardier et sa fille Marie sont très impliqués dans la vie culturelle de Racine.

Racine : une relève bouillonnante

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Un cœur villageois dynamique et accueillant, un trésor agroalimentaire et un village effervescent rempli d’histoires : voilà ce qui définit Racine, une petite communauté tissée serrée située au cœur des Cantons-de-l’Est.

Fondée en 1912, la municipalité de Racine a toujours fait tourner les têtes avec sa communauté dynamique, dit-on. « Ce n’est pas parce que nous habitons dans un petit village que nous ne pouvons pas accomplir de grandes choses », souligne, sagement installé sur son balcon, Léonel Bombardier, un fervent défenseur du village, âgé de 86 ans.

À l’époque, on retrouvait notamment à Racine une cordonnerie, une boucherie, un ferblantier, un forgeron, plusieurs fermes et trois magasins généraux. La municipalité a été nommée en mémoire du premier évêque du diocèse de Sherbrooke, monseigneur Antoine Racine. 

« Aussi loin que je peux reculer, j’ai assisté à l’arrivée des gens de Montréal qui achetaient des fermes. Ces gens-là nous apportaient une nouvelle dimension. Ç’a été une de nos forces d’accueillir et d’intégrer les nouvelles personnes », illustre M. Bombardier.

Bouillonnante d’énergie 

Aujourd’hui, jeunes et moins jeunes s’entendent sur ce point. « Racine a toujours été un village communautaire, familial où l’entraide est primordiale, soutient la propriétaire de Laö Cabines, Marie Courtemanche. Le village prend un tournant touristique à notre grand plaisir. La municipalité est effervescente et dynamique. » 

La qualité de vie et la communauté sont deux facteurs clés pour la propriétaire de Laö Cabines qui est elle-même originaire de Racine. « Il fait bon d’y vivre. Nous sommes un petit village perdu, mais central », mentionne-t-elle en riant. 

Depuis quelques années, Racine se rajeunit grâce à plusieurs entrepreneurs qui viennent s’établir sur son territoire au grand bonheur des citoyens. « Je trouve l’évolution de Racine vraiment belle en raison des entreprises qui s’y installent. La relève et les jeunes sont bouillonnants. C’est très beau! À la base, les gens habitaient à Racine et travaillaient chez BRP. Actuellement, les entreprises s’installent ici. C’est tellement trippant! », avoue Mme Courtemanche. 

La municipalité de Racine a toujours réussi à surmonter les obstacles qui se sont présentés devant elle. « Il y a eu des tempêtes dans le village », avoue Marie Courtemanche. Toutefois, la communauté est tissée serrée. « Il y a beaucoup de bénévolat. Les gens ont le goût de partager », ajoute le maire Christian Massé.

Le parc Patenaude offre un point de vue incontournable à Racine.

Mission agrandissement

Le conseil municipal a comme mission d’agrandir le centre communautaire afin de construire un gymnase. Il serait dédié à l’école durant la journée et accessible à la population en soirée. La Ville est en attente d’une subvention afin de réaliser le projet. « Notre école est au maximum de ses capacités. On veut garder notre école ouverte et attirer de nouvelles familles », note M. Massé.

« C’est tellement une belle école. Nous sommes chanceux que nos enfants viennent à l’école ici », évoque Mme Courtemanche.

Le maire de Racine souhaite également améliorer l’offre agrotouristique dans la région dans les prochaines années. 

Un milieu culturellement riche

Agronome de profession, Léonel Bombardier est extrêmement impliqué dans la municipalité, principalement sur le plan culturel. « Dolorès [sa femme] et moi étions impliqués dès la fin des années 40. Nous avons commencé avec les pièces de théâtre à la salle paroissiale. La scène a été construite en 1912. »

La communauté a toujours eu la culture au cœur de ses priorités. « Lélias Hébert hébergeait des artistes, originaires de Montréal, lorsqu’ils venaient jouer au théâtre dans les années 20-30 », raconte M. Bombardier. Il s’agissait d’une manière de financer la Fabrique. 

Depuis près de 50 ans, la chorale La Farandole lègue un héritage culturel et matériel important à la communauté. « Depuis plusieurs années, La Farandole manifeste sa présence en offrant son expertise et son aide à la communauté et aux organismes de la région », souligne la fille de M.Bombardier, Marie Bombardier, qui occupe le poste de directrice de la chorale.  

Cette initiative locale est née afin de permettre à quelques jeunes femmes de chanter lors de la saison estivale. Léonel Bombardier est un membre fondateur de la chorale. « C’est une volonté citoyenne de s’impliquer dans un projet commun et artistique », évoque Marie Bombardier.

Plusieurs résidents se sont intégrés à la communauté grâce au chant choral. La Farandole regroupe une trentaine de personnes provenant tant de Racine que de Saint-Hyacinthe. Elle espère pouvoir tenir son concert de Noël le 5 décembre prochain.

En plus de la chorale, le milieu culturel de Racine se démarque grâce à l’atelier de verre Cassandre ainsi qu’à la Maison de la culture.

« Les arts et la culture sont un moyen de se définir collectivement », soutient M. Bombardier.