Le propriétaire de la Ferme Grison, Théo Hug, avec sa fille Angélina.
Le propriétaire de la Ferme Grison, Théo Hug, avec sa fille Angélina.

Faire une différence dans la vie des orphelins

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Depuis la tragédie ferroviaire qui a secoué la communauté de Lac-Mégantic en 2013, le propriétaire de la Ferme Grison, Théo Hug, a mis en place un programme permettant d’accueillir un orphelin gratuitement au sein de son camp de vacances durant la saison estivale.

« J’avais vu des enfants qui étaient devenus orphelins en raison de l’accident qui s’est produit à Mégantic. Depuis ce moment-là, on offre un séjour gratuit à un orphelin. La dernière année où nous avons fait un camp, nous n’avons pas pu en trouver, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. On ne veut pas voir des enfants sans parent, souligne M. Hug. Certains enfants rêvent de faire du cheval, mais ce n’est pas toujours possible. Ça leur donnait un petit vent de fraîcheur. »

En raison de la pandémie de la COVID-19, le propriétaire de la Ferme Grison a pris la décision de ne pas tenir son traditionnel camp de vacances cette année. Durant les saisons les plus achalandées, il pouvait accueillir près de 35 enfants. Dorénavant, Théo Hug accueillera entre 8 et 10 campeurs.

Afin de passer davantage de temps auprès de sa famille, l’homme possède maintenant 18 chevaux de race Haflinger. À une certaine époque, l’endroit en comptait près d’une soixantaine. L’homme a été le premier à importer cette race dans la Belle Province. « C’est une race très calme. C’est pour cela que nous avons développé les activités avec les enfants. Notre priorité a toujours été axée vers les loisirs. » 

M. Hug a vendu près de 600 chevaux dans la province. D’autres de ses animaux ont également été vendus ailleurs en Amérique du Nord. Sa clientèle principale était la communauté amish aux États-Unis. « On a importé beaucoup de chevaux d’Autriche en plus de ceux qui sont nés au Québec. »

Originaire du canton des Grisons en Suisse, le propriétaire de l’établissement s’est inspiré de l’endroit afin de baptiser sa ferme. Elle existe depuis 1989. Théo Hug a repris l’établissement en 2001.