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Quitter la métropole pour vivre au grand air
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Quitter la métropole pour vivre au grand air
Année après année, de nombreuses personnes décident de quitter le trafic et les îlots de chaleur des grandes villes afin d'habiter plus près de la nature. Dans certains cas, la pandémie de la COVID-19 a accéléré les choses. 
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« Comme en vacances ici »

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« Comme en vacances ici »

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
Tout juste débarquée de Montréal, Tatiana Lyssan a réalisé un vieux rêve en s’installant dans une vieille maison de plus de 140 ans à Orford. La pandémie actuelle a précipité son arrivée dans la région.

Mme Lyssan fait partie des nombreux Montréalais qui ont décidé de quitter la métropole québécoise, au cours des derniers mois, et de s’offrir un environnement permettant la distanciation sociale plus aisément. Cet exode soudain a été remarqué à de multiples endroits en Estrie.

« J’avais déjà l’intention de m’installer dans la région. Je pensais m’en aller dans le coin de Shefford ou de Magog. Finalement, on a choisi Orford avec mon conjoint parce qu’on a trouvé une maison extra ici. Elle a été construite en 1857 et on est en train de la rajeunir, tout en gardant son cachet d’origine à l’extérieur », raconte-t-elle.

Tatiana Lyssan avait l’intention de partir faire le tour du monde quand la pandémie de la COVID-19 a commencé. Ce projet devait précéder son départ de la métropole pour les Cantons-de-l’Est.

« Avec la pandémie, tout s’est arrêté question voyage alors il a fallu mettre ça de côté. Et puis il y avait mon fils à considérer, mais il est allé en appartement et s’est mis à voler de ses propres ailes à la même époque. Tout ça a créé une opportunité de déménager en Estrie », explique Mme Lyssan.

De façon surprenante, celle-ci affirme que l’achat de sa nouvelle demeure s’est effectué sans trop de difficulté. « Quand on a visité, on portait déjà des masques et l’ancienne propriétaire désinfectait tout derrière nous. Cela dit, si l’achat s’est bien fait, toute la question des rénovations est plus compliquée à cause des retards pris par plusieurs entreprises du secteur. »

La nouvelle Estrienne confie d’autre part que la « vie est bien moins stressante » dans la région. « Le rythme des gens du coin et l’environnement sont plus doux. On est comme en vacances ici », affirme-t-elle.

Elle ajoute que les files d’attente « sont moins longues à l’extérieur des commerces dans le secteur de Magog, comparativement à Montréal. Et, côté distanciation sociale, c’était difficile en sol montréalais, surtout en début de pandémie sur les trottoirs. »

Une hausse constatée

Courtier immobilier à Magog, Christian Longpré confie qu’il n’a « jamais travaillé autant que présentement ». La clientèle montréalaise est une de celles qui tiennent son bureau occupé par les temps qui courent.

« On pensait qu’il y aurait un ralentissement sur le marché immobilier comme le prévoyait la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Mais ça ne s’est pas produit. Un des éléments qui expliquent qu’on est très pris, c’est le fait que plus de gens de Montréal s’intéressent à la région. On a eu deux fois plus d’acheteurs montréalais en mai et au début juin cette année », indique M. Longpré.

Le cas de Tatiana Lyssan reflète bien ce que le courtier magogois observe. « Les gens avaient déjà le projet de venir vivre en Estrie, mais le confinement a accéléré les choses dans bien des cas », révèle-t-il.

Selon Christian Longpré, l’ouverture plus grande des patrons à l’égard du télétravail a sans doute aussi contribué au phénomène. « Ils voient que les employés peuvent rester productifs à la maison », note-t-il.

Enfin, M. Longpré indique que ce sont autant de jeunes adultes que des personnes plus âgées qui quittent Montréal pour s’installer dans la région. « Souvent, les gens recherchent une meilleure qualité de vie et ont le goût de profiter des activités existant ici, tout en restant pas trop loin de Montréal. » 

Changer de vie avec la pandémie

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Changer de vie avec la pandémie

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
La pandémie aura toujours une résonnance particulière pour Éric Gaudreau et Geneviève Dionne. Le couple a profité de cette période où tout était à l’arrêt pour changer de vie. Ils ont quitté leur duplex montréalais pour s’installer à Saint-Joachim-de-Shefford avec leurs deux enfants.

« C’était le temps ou jamais. Le fait que tout soit arrêté a facilité les choses. Ça nous a permis d’avoir du temps pour y réfléchir. Je ne pense pas qu’on aurait fait ce changement-là, si ce n’avait pas été de la COVID », raconte Geneviève Dionne.

S'épanouir en pleine nature

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S'épanouir en pleine nature

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Pour la famille d’Alix Ouellet, il était hors de question de passer les semaines de confinement dans son petit logement de Rosemont situé au deuxième étage, avec un seul balcon pour prendre l’air. Comme pour plusieurs Montréalais, la pandémie de COVID-19 a eu pour effet de précipiter sa décision de déménager dans Brome-Missisquoi.

Depuis six ans, Alix et son conjoint Gabriel Poirier-Galarneau possèdent une maison à Stanbridge-East où ils se rendent les fins de semaine. Ils planifiaient y emménager à temps plein dans quelques années, quand leur fille serait en âge de commencer l’école.

Exode des Montréalais vers les régions: un phénomène bien tangible

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Exode des Montréalais vers les régions: un phénomène bien tangible

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
On assiste depuis plusieurs mois à un fléchissement marqué des ventes d’habitations à Montréal et en périphérie. La pandémie a accentué le mouvement. Plusieurs de ces ménages migrent vers les régions, confirme l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). C’est entre autres le cas à Bromont, où les transactions ont bondi de 11 % au second trimestre.

« En mai et en juin, on a senti un engouement pour les propriétés à l’extérieur de la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Les zones rurales et de villégiature ont attiré pas mal d’acheteurs, plus qu’en 2019. Le mois dernier, c’était particulièrement flagrant avec une hausse de 79 % des ventes dans ces secteurs », a indiqué en entrevue le directeur du service de l’analyse du marché à l’APCIQ, Charles Brant.

Direction Sutton avec son entreprise

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Direction Sutton avec son entreprise

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Déménager ses meubles et ses effets personnels, c’est une chose. Mais déménager son entreprise en même temps, ça ajoute un défi. C’est ce qu’est en train de relever Catherine Chagnon, productrice et propriétaire de Microclimat Films à Montréal.

Lorsque les bureaux de son entreprise ont été obligés de fermer, au début de la pandémie de COVID-19, Catherine a apporté avec elle tout ce que les locaux contenaient. « Je n’ai pas attendu de voir combien de temps ça durerait... j’ai fermé mon bureau. Les employés ont commencé à travailler de la maison. »