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Quand le sport s'arrête...
Quand le sport s'arrête...
Quand la situation permettra-t-elle de réunir une foule pour un événement sportif en Estrie, comme lors des matchs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke?
Quand la situation permettra-t-elle de réunir une foule pour un événement sportif en Estrie, comme lors des matchs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke?

Nostalgie sportive 

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Vous rappelez-vous de la belle époque? Celle qui permettait les rassemblements de plus de 50 ou 250 personnes? L’époque où les événements sportifs de la région faisaient courir les foules. Elle n’est pourtant pas si lointaine, même si ça nous paraît une éternité.

Le dernier grand rendez-vous sportif en Estrie nous ramène au 6 mars. Le Phœnix de Sherbrooke trônait au sommet du classement de la LHJMQ et faisait salle comble face aux Foreurs de Val-d’Or. Pas moins de 4005 spectateurs assistaient à la partie, ce qui est actuellement impensable en raison de la COVID-19. 

Avouons que la présence de 250 spectateurs, comme le veut la recommandation de la Santé publique dès le 3 août, n’aurait pas donné la même ambiance au Palais des sports de Sherbrooke... 

Le tourisme sportif en suspend

Sherbrooke et la région estrienne ont toujours su se démarquer au plan sportif et ça ne date pas d’hier. Le tourisme sportif demeure toutefois en suspens en raison de la COVID-19. Et ce, jusqu’à nouvel ordre. Plusieurs événements ont été annulés. D’autres le seront dans les prochaines semaines.

Pendant ce temps, les organisations sportives tentent de garder la tête hors de l’eau. D’autres vivent encore d’espoir en repoussant la date de leur événement.

Le Trimemphré fait partie de cette catégorie et souhaite tenir son triathlon au mois de septembre. Cet événement entre certainement dans la catégorie des joyaux sportifs de la région : tout de même 2500 athlètes provenant d’une vingtaine de pays se donnent rendez-vous chaque année à Magog.

Les années 2000 dans la région ont d’ailleurs été marquées par le Trimemphré, nommé plusieurs fois « Manifestation sportive de l’année » au Gala du mérite sportif de l’Estrie.

Un deuil à vivre

Si le Trimemphré espère devenir l’un des rares événements sportifs à grand déploiement à survivre malgré la pandémie, les amateurs de football devront vraisemblablement patienter un peu plus longtemps, puisque déjà, la saison universitaire a été retardée.

Les amateurs de balle lente ont dû faire leur deuil de la Classique Pif cet été. Ceux qui avaient fait du Demi-Marathon de Sherbrooke une tradition incontournable ont été forcés de passer leur tour en 2020. 

Les Cantonniers de Magog n’ont pu poursuivre leur parcours. Et dire que la Traversée internationale du lac Mégantic aurait eu lieu dans une semaine.

À quand le prochain événement?

Chaque année, un événement sportif se démarque des autres en attirant les foules. L’année 2020 fera probablement exception.

En attendant le retour de ces rendez-vous à grand déploiement, La Tribune suggère un retour en arrière en dressant une liste des plus grandes manifestations sportives des dernières années tout en se penchant sur trois grandes compétitions ayant marqué la région.

Et maintenant que Sherbrooke a mis une croix sur les Jeux de la Francophonie, on peut aujourd’hui se demander quel sera le prochain grand événement sportif en Estrie et surtout, quand la situation le permettra?

Dans une perspective optimiste, les Jeux de la Légion 2021 et 2022 pourraient bien relancer le bal. Reste à savoir maintenant quelle forme de traces laissera ce virus sur la tenue des compétitions sportives importantes.

Qui sait, peut-être serons-nous obligés d’imiter la chaîne américaine Fox, qui ajoutera des spectateurs virtuels dans les gradins des stades de baseball cet été...