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Popularité grandissante pour les développements écorésidentiels
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En tout, le quartier de mini-maisons de Dixville pourrait compter jusqu’à 20 micro habitations.
En tout, le quartier de mini-maisons de Dixville pourrait compter jusqu’à 20 micro habitations.

Dixville séduit avec son quartier de mini-maisons

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
 En préparation depuis des années, le quartier de mini-maisons de Dixville a finalement pris son envol au printemps alors que les ventes de terrain ont finalement débuté. Déjà, six personnes ont mis la main sur un des lots ou s’érigeront des micro-habitations.  

« On est vraiment content », lance d’emblée Sylvain Benoit, directeur général de la municipalité de la MRC de Coaticook. 

« Ça fait déjà quatre ou cinq ans que c’est dans les plans de la municipalité, mais la vente des terrains vient juste de débuter », poursuit-il.  

Le quartier de mini-maisons s’inscrit dans un développement résidentiel de plus grande envergure. Les nouveaux propriétaires ont donc le choix entre des terrains pour des maisons conventionnelles et des lots réservés aux mini-maisons, qui ont généralement entre 300 à 500 pieds carrés de superficie habitable maximale. 

Avec ces terrains, Dixville souhaite répondre à la demande grandissante pour ce type d’habitation. C’est qu’il y a encore peu de municipalités enclines à accepter ce genre de maison sur leur territoire, bien qu’il s’agisse d’une option écologique, économique et qui favorise l’accès à la propriété. 

Dixville met à la disposition de ces citoyens le programme de subventions Habitation durable. Avec ce programme, les propriétaires sont encouragés à faire le choix d’une construction plus écologique et écoénergétique que ce soit pour une maison standard ou une mini-maison. Chaque geste durable posé pendant le processus de construction (le choix des matériaux, favoriser l’efficacité énergétique, améliorer la qualité de l’air, etc.) est comptabilisé et permet d’aller chercher une subvention pouvant atteindre 8000$.

À Saint-Adrien, par exemple, on a décidé de fermer la porte pour l’instant à ce genre de développement. 

« On a peur que ça fasse comme il y a une trentaine d’années avec les parcs de maison mobiles, souligne le conseiller municipal Claude Dupont. Aussi, un village doit vivre de ses taxes. Finalement, on est vraiment ceinturé par la protection des territoires agricoles dans nos schémas d’aménagement. On ne peut pas déborder. On ne peut pas faire une rue de mini-maisons et s’assurer que ce soit beau. »

La municipalité soutient toutefois qu’une réflexion est en cours à ce sujet.

À l’inverse, Dixville voit dans l’arrivée des mini-maisons une opportunité de développer son réseau d’infrastructures municipales. « Quand tous les terrains seront vendus, ça va faire une bonne différence puisqu’on divisera la facture à plus de maisons », explique Sylvain Benoit.

« Même si les mini-maisons valent moins cher et rapportent moins en taxes foncières, on va être gagnant sur le partage des taxes de service », poursuit le directeur général. 

Et l’arrivée de nouveaux citoyens ne peut être que bénéfique pour le village, ajoute-t-il.