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Popularité grandissante pour les développements écorésidentiels
Popularité grandissante pour les développements écorésidentiels
Maurice Bergeron et Danielle Hunter ont décidé de se bâtir une maison écologique à Ham-Sud. Le plancher en ciment chauffe la maison en irradiant la chaleur du soleil.
Maurice Bergeron et Danielle Hunter ont décidé de se bâtir une maison écologique à Ham-Sud. Le plancher en ciment chauffe la maison en irradiant la chaleur du soleil.

Changer de montagne... et de vie

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Maurice Bergeron, Danielle Hunter et leur fille Lilwenne vivaient dans une grosse maison qui ne leur convenait plus à Mont-Saint-Hilaire. Après avoir hésité entre quelques développements écologiques, c’est Au pied du Mont-Ham qui s’est imposé. Ils y bâtissent une maison écologique.

« On voulait quitter une grosse maison qui consommait beaucoup et qui n’était plus utile pour nous, explique Maurice Bergeron, qui a grandi à Wotton. Ma femme est tombée en amour avec la montagne. »

« On faisait l’école à la maison à notre fille, on n’avait donc pas d’attache et on pouvait facilement venir ici, souligne M. Bergeron. Elle va entrer au secondaire à Asbestos à l’automne. »

Leur maison est presque solaire passive, c’est-à-dire qu’elle profite au maximum du rayonnement solaire. Le plancher est en ciment et agit comme une masse thermique. 

« Le soleil chauffe la masse thermique et elle chauffe ensuite la maison par radiation, explique M. Bergeron, qui était chargé de cours à l’Université de Sherbrooke avant de prendre sa retraite. On a triché légèrement pour avoir une vue sur la montagne. On n’est pas complètement sud. » 

La résidence sera équipée d’un foyer de masse. Le plancher de ciment est sablé et poli pour pouvoir y circuler. Maurice Bergeron pense aussi se construire un atelier pour travailler le bois.

La maison devrait être prête au mois d’octobre en raison des retards engendrés par la COVID.

L’aménagement extérieur sera également le plus écologique possible.

« On a déjà rencontré une firme qui fait des aménagements extérieurs seulement avec des plantes comestibles pour l’humain et les animaux, souligne M. Bergeron. J’ai des cerfs et des pistes d’orignaux. On va essayer de garder ça le plus accueillant possible pour eux. On pense aussi avoir un étang d’eau naturelle baignable. »

Maurice Bergeron admet qu’une maison écologique coûte plus cher qu’une maison conventionnelle.

« Si on avait fait un solage, ça nous aurait coûté moins cher, mentionne-t-il. Je ne voulais pas en avoir, car c’est plus difficile à entretenir et, écologiquement, c’est moins bon. Nous n’avons pas besoin d’un sous-sol. »

Leur maison devrait être prête au mois d’octobre en raison des retards engendrés par la COVID.

L’internet, le nerf de la guerre

Les développements écorésidentiels ont tous un point en commun : ils sont dans le bois. Et dans le bois, c’est bien connu, l’internet est plus ou moins fiable. Or pour attirer des familles et des travailleurs à la maison, il est primordial d’offrir l’internet haute vitesse. À Ham-Sud, on a fait preuve de créativité. Un signal part de Saint-Camille et est relayé jusqu’au développement par des antennes placées sur le toit des silos de ferme. À Saint-Adrien, le propriétaire des terrains a décidé d’investir plus de 50 000 $ pour amener internet par fibre dans le rang. « Sans cela, on n’avait pas de projet, insiste Renaud Bergeron, qui espère que le projet Starlink d’Elon Musk de fournir l’internet haute vitesse partout sur la planète soit un succès. On s’est fait dire par la municipalité et la MRC de ne pas s’attendre à avoir un service par fibre optique d’ici 5 à 7 ans et qu’au dollar d’aujourd’hui ça allait coûter 130 $ par mois. »