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L'été sera camping !
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L'été sera camping !
L’hiver n’est pas terminé que déjà, les hébergements se louent à la vitesse grand V dans la région. Même si on ne sait pas encore à quoi ressembleront les consignes sanitaires, les gens sont déjà à planifier leurs vacances. Petit survol de la situation.
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Été record en vue pour les campings

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Été record en vue pour les campings

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Les campings de la région connaîtront une année record. Le printemps n’est même pas à nos portes que les réservations s’accumulent, faisant en sorte que certaines périodes plus prisées affichent déjà complet.

Au camping du Pont Couvert à Waterville, les réservations pour la saison estivale 2021 ont bondi de 50 % par rapport à la même date l’année dernière. 

Les terrains de saisonniers sont complets depuis novembre, précise Marie-Laurence Binette, copropriétaire du camping et responsable des communications.

« Pour ce qui est des voyageurs, on est à plus de 425 réservations pour 2021. L’an passé, c’était déjà une année record. » Les week-ends fériés sont « pas mal complets », note-t-elle, et pour les vacances de la construction, il reste de petits trous ici et là. 

Le camping du Pont Couvert prévoit investir 600 000 $ sur trois ans dans ses installations. La majeure partie de cette somme sera consacrée à l’agrandissement du site, qui doit passer de 150 à 200 emplacements. Certains pourraient voir le jour dès cet été. 

D’autres ajouts sont aussi prévus pour la saison estivale (voir autre texte). 

À la Plage McKenzie, le camping a ouvert les réservations pour tout type de séjour le 1er février. « Clairement, les gens réservent pas mal plus tôt. On a remarqué une forte hausse. La première journée, on a eu cinq fois plus de réservations si on compare à l’année passée », commente Geneviève Goulet, gestionnaire du camping. Les fériés comme la Saint-Jean-Baptiste, la fête du Canada et les vacances de la construction sont déjà complets.

« On a remarqué une grande hausse pour les sites saisonniers. Les gens veulent davantage s’installer. On a plus de demandes pour les longs séjours », constate aussi Mme Goulet. À ses yeux, la hausse des réservations s’explique aussi par le côté sécuritaire de cette activité. Aucun cas n’avait été rapporté sur le site l’an dernier. Le camping avait d’ailleurs limité l’accès à la plage aux campeurs, alors qu’auparavant, il était possible d’acheter un billet journalier pour la plage aux abords du lac Brompton. Le camping avait aussi annulé tous les spectacles et tournois.

Le camping du Pont Couvert compte plusieurs nouveautés cette année, notamment pour les enfants et les adolescents.

Hausse des tarifs

Certains chalets ont augmenté leur tarif (voir autre texte), qu’en est-il dans les campings? « On a légèrement augmenté aussi. Si je peux parler pour moi, dans notre industrie, c’est une tendance qu’on voyait dans les dernières années. Pour nous, ce n’est pas lié à la COVID. On n’a pas augmenté les tarifs de toutes les sections, ça change selon les catégories. » 

Les propriétaires de camping se préparent en vue de la saison 2021 en ne sachant pas encore précisément ce qui les attend. 

« On s’attend à une situation similaire à 2020. La seule chose, c’est qu’on espère ne pas être retardé dans l’ouverture », note Marie-Laurence Binette, copropriétaire du camping Le Pont Couvert. 

« Ce qu’on dit, c’est de se préparer comme l’été passé, de s’attendre aux mêmes mesures », note Geneviève Goulet, gestionnaire du camping Plage McKenzie, en rappelant les mesures maintenant bien connues, comme le port du masque et les stations de désinfectant sur le site.

Quant à la politique d’annulation, elle mentionne que celle-ci a toujours été flexible : les gens ont jusqu’à 72 heures avant leur arrivée pour annuler. 

La saison dernière a été exceptionnelle, observe Marcel Royer, copropriétaire du camping Lac Magog, et 2021 s’annonce encore plus occupée. 

« C’est impressionnant. L’an passé, on a augmenté d’environ 30 % le chiffre d’affaires global (...) On en profite pour amener des nouveautés pour que les gens vivent tellement une expérience exceptionnelle qu’ils puissent revenir. » Les revenus de location pour des embarcations ont aussi augmenté de façon importante. « C’est un endroit exceptionnel, et on dirait que les gens de Sherbrooke ne le connaissent pas. Notre clientèle vient beaucoup de l’extérieur. On essaie de se faire connaître. »

Geneviève Goulet, gestionnaire du camping Plage McKenzie à Racine.

La relâche inquiète

Selon le président et directeur général de Camping Québec, Simon Tessier, un coup de sonde montre qu’environ la moitié des membres est en avance sur les réservations par rapport à l’an passé. Il ne faut toutefois pas généraliser, avance-t-il, en notant que 70 % d’entre eux sont en avance ou en sont au même taux que l’an passé. Camping Québec, qui représente environ 800 membres à travers le Québec, souhaite que l’ouverture de la saison estivale se fasse sans aucun retard. Techniquement, les campings sont toujours ouverts actuellement (pour ceux qui offrent du camping hivernal). « On croit que ce sera un copier-coller. On souhaite un allègement de certaines mesures par rapport à l’an passé, mais s’il faut opérer comme l’année dernière, les entrepreneurs vont le faire », dit-il par rapport aux interdictions de rassemblements et à la limitation des activités offertes. 

« On regarde ce qui se passe avec la semaine de relâche avec une certaine inquiétude parce qu’on ne veut pas être victimes de la troisième vague. »

Plusieurs nouveautés en Estrie

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Plusieurs nouveautés en Estrie

Isabelle Pion
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 Différentes nouveautés font leur apparition dans les sites touristiques de la région estrienne.

Au parc national du Mont-Mégantic, 39 nouveaux emplacements s’ajouteront au camping du secteur de Franceville pour la saison estivale. 

Les gens pourront réserver à compter du 25 février, indique le site de la Sépaq. Près de la moitié des emplacements seront sans service.

Ce projet d’agrandissement devait être réalisé l’été dernier, mais a été repoussé à 2021.

La Tribune avait fait écho au projet l’an passé, qui nécessitait des investissements de plus d’un million $. 

Au Camping du Pont Couvert, où des investissements de 600 000 $ sont annoncés sur trois ans, plusieurs nouveautés sont aussi prévues pour l’été.

Une partie des investissements était déjà planifiée, mais la pandémie est venue accélérer les projets d’amélioration des infrastructures, note la copropriétaire du camping de Waterville, Marie-Laurence Binette. 

« On voit que les gens voyagent beaucoup au Québec en ce moment et notre objectif est d’offrir l’expérience la plus complète pour répondre aux besoins de toutes les clientèles. En ajoutant des infrastructures et en améliorant celles que l’on a, on espère que les gens vont être plus intéressés à venir chez nous. Cet été, ce qui est prévu, c’est l’ajout de panneaux solaires pour chauffer la piscine, on va avoir un bâtiment réservé aux jeunes, comme une maison de jeunes, un nouveau module de jeu et une tyrolienne, qui sera le début d’un parcours d’hébertisme », énumère Mme Binette. La deuxième phase du parcours d’hébertisme est prévue en 2022. 

Chez Laö Cabines, à Racine, trois nouvelles unités feront leur apparition au printemps, portant le nombre de microchalets à neuf au total. Les cabines LÜV sont conçues pour deux personnes.

D’autres hébergements

Chez Laö Cabines, à Racine, trois nouvelles unités feront leur apparition au printemps, portant le nombre de microchalets à neuf au total. Les cabines LÜV sont conçues pour deux personnes et comprennent notamment un lit escamotable se transformant en divan, de même qu’une toilette au compost. L’éclairage provient de l’énergie solaire. « On avait le désir de garder l’intimité. Même si elles sont près l’une de l’autre, elles sont orientées vers la forêt. » 

L’ajout d’hébergements était déjà prévu dans les plans, mais ces unités aideront du même coup à répondre à la demande. 

« On est très en demande et on a de la difficulté à répondre », fait valoir Mme Courtemanche. 

Les microchalets se retrouvent sur un terrain de 66 acres, adjacent au terrain prévu pour l’agrandissement du parc national du Mont-Orford et la réserve naturelle du Lac-Brais. 

« On ne veut pas grossir indéfiniment. On est une petite entreprise familiale et notre objectif est d’avoir une qualité de vie avec nos enfants, et d’offrir aussi la tranquillité et l’intimité. Encore la semaine passée, une dame m’a dit qu’elle n’avait rencontré personne pendant son séjour. Je pense que ça fait du bien au monde d’être dans la nature et d’avoir l’impression que ça leur appartient à eux tout seuls. C’est ce qu’on veut offrir. » 

Le site compte également quatre emplacements de camping au bord d’un lac sauvage. Il s’agit de camping rustique, note Mme Courtemanche.

Au camping du Lac Magog à Sherbrooke, les gens pourront séjourner dans des Coolbox, une sorte de minimaison fabriquée par une entreprise du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les unités d’hébergement doivent être disponibles pour le début juin.

« Ce qu’on tente, c’est de développer le glamping. C’est hyper populaire, indique Marcel Royer, copropriétaire du camping avec son fils. On avait deux tentes prospecteurs. On a aussi développé un concept de tente dans les arbres (...), les gens adorent ça. On a fait un test l’an passé et ça a été un gros succès. On en a installé une autre l’automne passé et on en aura deux à exploiter cet été. » 

Les publications récentes sur les réseaux sociaux des Coolbox ont déjà suscité des réservations pour le nouveau produit. « C’est parti à vive allure », note M. Royer, en soulignant qu’un chalet serait aussi disponible pour la location cet été. 

Déjà en mode été

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Déjà en mode été

Isabelle Pion
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Mieux vaut ne pas trop traîner pour réserver, estime la copropriétaire de Maisons et chalets à louer, Patricia Gauthier. Environ 75 à 80 % des chalets de l’agence sont déjà réservés pour l’été. Elle conseille néanmoins de demeurer à l’affût, puisque de nouveaux chalets s’ajoutent encore sur le marché de la location. Sans surprise, les parcs nationaux ont aussi la cote dans la région. Dans les parcs nationaux du Mont-Mégantic, du Mont-Orford, de Frontenac et de la Yamaska, il reste moins de la moitié des emplacements de camping et de prêts-à-camper pour la saison estivale, et un peu plus du tiers des chalets, selon le responsable des relations avec les médias de la Sépaq, Simon Boivin.

Rappelons que l’achalandage dans les 23 parcs nationaux de la province a augmenté de 14 % en 2020 par rapport à l’année précédente. 

À l’heure actuelle, à l’échelle du Québec, il reste encore « les deux tiers des locations d’emplacements de camping pour la période estivale, la moitié des prêts-à-camper et le tiers des chalets », évalue Simon Boivin.

Lors de l’ouverture des réservations en novembre dernier, environ 20 % de l’offre de camping s’est réservée en 24 heures pour la période estivale, du 1er avril au 7 septembre. 

Les longs congés, les fins de semaine et les vacances la construction sont les plus prisés. 

« Oui, les gens ont commencé d’avance à réserver, ce qui ne veut pas dire qu’il ne reste plus rien (...) Ce qui part en premier, ce sont les chalets, les prêts-à-camper et les emplacements de camping. Il faut, quand on ne trouve pas nécessairement du premier coup, voir si on peut être flexible sur la destination ou le produit que l’on cherche », fait-il valoir. 

Selon Patricia Gauthier, les gens qui disposent d’un budget vacances et qui ont la chance de connaître la date de leurs vacances estivales réservent dès la mi-janvier. 

« Déjà l’an passé, en 2020, quand le Québec a fermé, on était pas mal plein », souligne-t-elle en ajoutant qu’on sent l’engouement très présent en ce moment. « Ce n’est pas trop tard encore, il y a de l’espoir », fait-elle valoir. 

L’agence loue des chalets en Estrie, mais aussi à travers d’autres régions du Québec. Les locations sont toutefois moins rapides pour les grands chalets, qui accueillent habituellement deux ou trois familles, alors que les règles sanitaires actuelles prévoient une seule bulle familiale. Certains propriétaires de grands chalets ont aussi diminué leur prix afin de s’ajuster au contexte. Les choses pourraient bouger en fonction de l’évolution des consignes sanitaires. 

La copropriétaire espère pouvoir revenir au même scénario que l’été passé, où un maximum de 10 personnes étaient permises, provenant d’au plus trois adresses différentes.

« On a monté les prix un peu. Les propriétaires ont encore les mêmes frais fixes. Certains propriétaires ont augmenté les prix et les gens sont encore là », fait-elle valoir. « Il y a quelques chalets qui étaient à la traîne au niveau des prix, ce n’est pas une grande différence. » 

Quant aux conditions d’annulation, le site mentionne qu’advenant que le gouvernement ne permettrait pas « la location de chalet ou qu’une autre indication gouvernementale » empêcherait d’accueillir les locataires, Maisons et chalets à louer émettrait alors un crédit du montant payé pour le même chalet dans les 12 mois suivants. Aucun remboursement n’est prévu.

Un calendrier complet... ou presque

L’entreprise Les Loges dans le canton de Stanstead a ouvert ses portes en septembre 2019 et pourtant, le calendrier de réservation est plein pour les prochains mois, avec quelques journées de disponibilité ici et là à partir de la période estivale.

Le calendrier de réservation commence à montrer davantage de journées disponibles à l’automne. Lorsque l’entreprise a commencé ses activités (avec une seule unité d’hébergement), elle comptait déjà une liste d’attente, raconte la propriétaire, Janie Lejour. La pandémie a littéralement fait exploser l’intérêt pour le concept original de ces trois unités d’hébergement dotées d’un spa, d’un hammam et d’un sauna. 

Mme Lejour prévoit l’ajout d’une unité d’ici la fin de l’année 2021, voire deux si elle obtient une subvention. Environ 30 % de la clientèle provient de la région. « C’est quand même le fun, parce qu’habituellement les gens de l’Estrie ne louent pas un chalet à 30 minutes de chez eux, mais aux Loges ils le font, parce que cela leur permet de recréer l’expérience du spa. » Au départ, elle s’était inscrite sur Airbnb, mais elle s’est vite rendu compte que ce n’était pas nécessaire.