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Les villes estriennes présentent leur budget
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Gel de taxe à Coaticook grâce aux surplus

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Gel de taxe à Coaticook grâce aux surplus

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
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Les élus municipaux de Coaticook ont adopté lundi un budget en hausse de 4,8% pour l’année 2021. Ce budget prévoit un gel de la taxe foncière résidentielle à 81 cents par 100 $ d’évaluation, mais une augmentation des tarifs liés à certains services, notamment en matière d’aqueduc et d’égout, dans certains secteurs de la municipalité.

Le gel de taxe des résidences s’applique aussi aux secteurs commercial et industriel où le taux de taxation des immeubles non résidentiels général est gelé à 1,558 $ et celui des immeubles non résidentiels industriels est maintenu à 1,620 $.

Dans le secteur agricole, le taux de taxe est majoré d’un cent, passant de 76 cents à 77 cents par 100 $ d’évaluation.

Le budget d’opérations de Coaticook passe ainsi de 24,3 M $ à 25,5 M $. Une hausse supérieure à l’inflation que le maire Simon Madore attribue à « plusieurs facteurs », dont une hausse « spectaculaire » de 148% des primes d’assurances liées aux opérations d’Hydro-Coaticook. À elle seule, cette augmentation de prime représente une dépense supplémentaire de 201 530 $ par rapport à l’an dernier.

« Je ne vous cacherai pas qu’on a fait le saut quand on a vu la facture, a reconnu le maire Madore. Ça serait la même chose pour toutes les municipalités qui ont leur propre réseau hydro-électrique. C’est comme si les assureurs venaient de se rendre compte que nos barrages et nos postes de distribution valent beaucoup plus que ce qu’ils avaient évalué. »

Outre la prime d’assurance d’Hydro-Coaticook, une augmentation de la collecte des matières résiduelles et une hausse de la quote-part de Coaticook à la Régie intermunicipale des incendies expliquent en bonne partie la hausse des dépenses prévue au budget, a précisé le maire Madore.

« Dans un contexte de COVID, où tout le monde a connu une année difficile, on tenait absolument à ce que le taux de taxation n’augmente pas. Jusqu’à la semaine dernière, on était à 1% d’augmentation. Mais en puisant dans nos surplus accumulés et dans des projets non réalisés à cause de la COVID, on a pu y arriver. »

Le gel de la taxe foncière prévu au budget ne signifie pas pour autant un gel du compte de taxes pour tous les contribuables de Coaticook, puisqu’une hausse des tarifs de certains services a été adoptée lors de la séance de lundi.

C’est le cas notamment de la collecte des matières résiduelles ou de la distribution de l’eau potable.

Ainsi, le tarif lié au traitement des matières résiduelles, qui était de 213 $ en 2020, passera à 256 $ en 2021.

Concernant l’aqueduc et les égouts, les résidants desservis par le réseau d’aqueduc de Barnston verront leur tarif augmenter de 30 $, alors que ceux du secteur Baldwin devront payer 130 $ de plus qu’en 2020. Quant aux résidences dont l’aqueduc et les égouts sont rattachées à l’usine de traitement d’eau potable Marcel-Benoit, le tarif demeure à 288 $.

Simon Madore

Immobilisations

Les élus ont aussi adopté le plan triennal d’immobilisation 2021-2023, lequel prévoit des dépenses de l’ordre de 1,9 M $ pour 2021 l’an prochain.

Parmi ces projets, la Ville prévoit investir dans le développement domiciliaire des Érables, le remplacement du camion nacelle d’Hydro-Coaticook, le branchement du puits d’eau potable no 5, le parc Yvon-Lemieux ainsi que dans des projets de nouveaux logements sociaux.

Le maire Madore a de plus indiqué que la Ville avait dépensé jusqu’à maintenant 300 000 $ des quelque 500 000 $ que Québec lui a versé cet automne afin d’atténuer les effets de la pandémie, notamment auprès des organismes culturels et de loisirs.

« On a mis les 200 000 $ qui reste de côté pour 2021, au cas où la deuxième vague affecteraient encore une fois les activités de nos organismes », a précisé le maire Simon Madore.

Budget en hausse et gel de taxes à Lac-Mégantic

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Budget en hausse et gel de taxes à Lac-Mégantic

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
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La Ville de Lac-Mégantic a adopté mardi soir un budget 2021 en hausse de 9,6 % sur 2020, tout en réservant un gel de la taxe foncière et de la tarification des services à tous ses contribuables.

« Lac-Mégantic s’en tire bien globalement sur le plan financier cette année, et ce, malgré la pandémie, a dit la mairesse Julie Morin. Dans ce contexte, nous pouvons offrir une bouffée d’air aux citoyens, commerçants et industriels qui ont connu une année plus difficile. »

Concrètement, la valeur moyenne de la résidence unifamiliale passe de 165 900 à 167 600 $ dans l’année 3 du rôle d’évaluation foncière triennal et son compte de taxes augmente ainsi de 23 $ pour atteindre 2723 $. 

Le taux de la taxe foncière résidentielle reste inchangé à 1,31 $ du 100 $ d’évaluation et le budget total de la Ville s’établit à 19,9 millions $. 

« L’augmentation du budget est due principalement à des éléments non récurrents tels que l’intégration du Bureau de coordination économique au budget courant, une augmentation des revenus de taxes et l’aide financière accordée par le gouvernement. En retirant ces éléments ponctuels, l’augmentation serait de 2,6 % par rapport à l’année précédente », met en contexte Mme Morin. 

Mis sur pied en septembre pour remplacer le Bureau de reconstruction de Lac-Mégantic, le Bureau de coordination en développement économique (BDCE) est financé à 100 % par Développement économique Canada à hauteur de 647 100 $, a-t-on précisé. 

L’augmentation des revenus de taxes de 4,2 % s’explique par la hausse du rôle foncier et par plusieurs projets privés qui ont vu le jour, dont l’hôtel Microtel-Windham et la nouvelle usine de Tafisa.

Quant au soutien financier du gouvernement du Québec relativement aux pertes engendrées par la COVID-19, il s’est établi à 243 000 $ en 2020 et devrait atteindre 111 000 $ en 2021. 

Recettes record 

La municipalité souligne également des recettes record à la station touristique Baie-des-Sables l’été dernier, soit 132 975 $ de plus qu’en 2019.

« Dans ce contexte, ne pas augmenter le fardeau fiscal des contribuables en cette période d’incertitude est une décision responsable, estime la mairesse. De plus, globalement, cela n’aura pas d’impact négatif à long terme. »

Le budget a été adopté en séance extraordinaire à huis clos, mais présentée en direct sur la page Facebook de la municipalité.

L’administration Morin se fait également une fierté d’affecter 2,4M$ au remboursement de sa dette à long terme puisque cela permet de réduire la dette pour une cinquième année consécutive. Si l’on ne tient pas compte de l’endettement lié à la tragédie de 2013, elle atteindra 23,1 M$, soit son niveau de 2010.

« La Ville, ajoute la mairesse, compte bien continuer de respecter sa politique de gestion de la dette en limitant les emprunts pour investissements à un maximum de 2 M$ pour les immobilisations en 2021. »

Ainsi, dans son plan triennal d’immobilisation, Lac-Mégantic prévoit des projets pour 4,69 M$ en 2021, avec des revenus de subventions et des partenariats de 2,71 M$ pour y arriver et un emprunt s’élevant à 1,97 M$.

La part du lion (2 M$) de ces investissements ira à la première phase de la nouvelle caserne incendie, un projet de 6 M$ qui se poursuivra en 2022. On prévoit également 1,17 M$ pour la phase 2 de l’allée piétonnière, de la rue Frontenac jusqu’au parc des Vétérans, 530 000 $ pour le prolongement de la rue Audet et 150 000 $ pour celui de la rue Horizon. 

Lac-Mégantic se dote par ailleurs d’une nouvelle enveloppe de 900 000 $ sur trois ans pour procéder au resurfaçage des rues qui ne sont pas visées par des interventions majeures en infrastructures. 

Enfin elle prévoit affecter 1 M$ sur trois ans à son plan de lutte à l’érosion et à la sédimentation aux abords du lac Mégantic, présenté en novembre dernier, dont 300 000 $ dès 2021. 

Julie Morin, mairesse de Lac-Mégantic

3,4 M$ de plus en fonds post-tragédie

En plein exercice de planification budgétaire, la Ville de Lac-Mégantic a appris qu’elle toucherait une somme supplémentaire de 2,24 M$ du gouvernement du Québec relativement aux sommes qui lui sont dues à la suite de la tragédie ferroviaire et de 1,17 M$ des surplus générés par la firme Richter dans le cadre du recours collectif pour le même événement. 

Ces 3,41 M$ n’ont donc pas été pris en compte pour équilibrer le budget 2021, précise la mairesse Julie Morin.

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Rapidement en 2021, l’administration municipale entend dresser un bilan détaillé de sa situation financière liée à la tragédie, incluant les sommes qui restent dans les fonds de relance économique, soit la Croix-Rouge, Développement économique Canada et le Fonds d’aide à l’économie de Lac-Mégantic qui se terminent tous en 2023.

« Pour les deux prochaines années, il faut s’assurer d’optimiser ces sommes pour qu’elles soient utilisées de façon responsable et surtout faire en sorte qu’elles aient un impact positif sur la relance économique de Lac-Mégantic et sa population. C’est ce sur quoi on va s’affairer dans les premiers mois de 2021 pour revenir rapidement vers les citoyens avec un vision globale pour ces fonds-là », ajoute Mme Morin.

La finalisation des dossiers post-tragédie avec le gouvernement du Québec arrive un an plus tard que l’échéance fixée par l’État. Cela s’explique par le fait que des réclamations d’aides reliées à certaines factures pour un montant de 3,9 M$ avaient d’abord été refusées par le ministère de la Sécurité publique et en négociation depuis ce temps. Grâce à cette négociation, Lac-Mégantic touchera 2,24 M$ supplémentaires. Rappelons que ses réclamations au gouvernement du Québec ont totalisé une somme voisinant les 90 M$ à la suite de la tragédie de 2013.

Un budget «conservateur» à Danville

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Un budget «conservateur» à Danville

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
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Le conseil municipal de Danville a adopté lundi soir un budget de 6 727 194,76 $. Le règlement de taxation 2021, incluant les différents taux de taxation, sera quant à lui adopté au début de la prochaine année.

Le maire Michel Plourde qualifie ce budget de conservateur puisqu’il ne prévoit pas réaliser toutes les actions envisagées à court terme.

« On n’a pas le portrait global de nos états financiers, admet-il. Les états financiers de 2018 et 2019 ne sont pas encore audités. Ils ne sont pas consolidées. C’est un retard. Lorsque nous saurons l’envergure de la totalité des réserves financières, nous pourrons réaliser les actions sans compromettre l’équilibre budgétaire projeté. »

Le budget n’inclut pas non plus les revenus attendus en provenance des demandes de subvention déposées par la Ville. Ces montants seront ajoutés au fur et à mesure.

M. Plourde ne prévoit pas de changements majeurs aux comptes de taxes des citoyens de Danville.

« On va sûrement garder les mêmes taux, et s’il y a des changements, ce sera minime. Mais il faut quand même faire l’analyse, indique-t-il. La seule variation qui pourrait être appliquée, c’est qu’il serait envisageable d’abaisser le facteur appliqué aux tarifs fixes des résidences de 4 logements et plus. »

Répartition des dépenses

Le budget de la Ville de Danville prévoit donc des dépenses courantes de l’ordre de 6 727 194,76 $, une diminution de 4 % par rapport à l’année dernière. La répartition des dépenses va comme suit : 33 % pour le transport et la voirie, 14 % pour l’administration, 12 % pour la sécurité publique, 11 % pour les matières résiduelles, 8 % pour le remboursement de la dette, 8 % pour l’hygiène du milieu, 7 % pour les bâtiments, les loisirs et l’étang, 6 % pour l’urbanisme et 1 % pour la culture.

Le programme triennal d’immobilisations de la Ville de Danville est en cours de préparation. Il comprendra notamment la finalisation des projets en cours, dont la finalisation de la rue Wilfrid-Lebeau, l’étude de la desserte des domaines Boudreau ou Pinard et la réfection de la 1re avenue. La Ville continuera également les travaux visant l’amélioration du réseau routier rural, tels les réparations ou les ajouts de ponceaux, les réparations de garde-fou, ou l’émondage.