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Le coup de foudre, symptôme méconnu de la COVID-19
Aimer autrement et sans tabous
Le coup de foudre, symptôme méconnu de la COVID-19
Comment écrire sur l’amour sans parler de romantisme, de plaisir et de pornographie? Impossible, et ce au même titre que de taire les ressources d’aides disponibles si jamais le rêve amoureux tourne au cauchemar.
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Le coup de foudre, symptôme méconnu de la COVID-19

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Le coup de foudre, symptôme méconnu de la COVID-19

Viatka Sundborg
Viatka Sundborg
La Tribune
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Rares sont les nouvelles commençant par le mot « pandémie » et se finissant par « ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps ». Par contre, l’histoire d’amour de Marion et Kevin en est une.

Au début de la pandémie, les couloirs aseptisés de l’hôpital de Val-des-Sources faisaient résonner les notes heureuses d’un ukulélé. Marion Desruisseaux, une jeune préposée à la désinfection de l’établissement, tentait, avec le sourire aux lèvres et l’instrument dans les mains, d’apaiser les maux de ses collègues et des patients en ces temps difficiles.

De département en département, la joie de vive de Marion faisait éclater des rires. Les notes ont glissé jusqu’aux oreilles d’un certain agent de sécurité. Intrigué, Kevin Gauthier, ledit agent, a abordé Marion. 

« La première fois qu’il m’a parlé, je désinfectais une toilette. C’était vraiment un drôle de timing », avoue Marion. « Mais c’est comme ça que notre histoire a commencé », ajoute Kevin en riant. Les murs de l’hôpital de Val-des-Sources allaient, dès lors, être témoin d’une histoire improbable : celle de Marion et Kevin. 

« Posté à l’entrée de l’établissement, j’attendais impatiemment de voir arriver Marion simplement pour lui dire “salut” caché derrière mon masque », raconte Kevin, qui est aussi un ancien champion de judo. Derrière sa carrure impressionnante, l’ex-judoka a visiblement un cœur rempli de tendresse. 

Les jours ont passé, les papillons sont restés et une étincelle est apparue. « En temps de pandémie, nos options étaient limitées pour une première rencontre. Une marche autour du lac des Nations avec une crème glacée nous semblait l’option parfaite », explique Marion en se rappelant la chaleur insoutenable et leurs mains collées par la glace qui fondait à une vitesse folle. 

La pandémie a certainement redéfini les codes et les actions du quotidien. « Je ne savais pas vraiment si je pouvais prendre la main de Marion. J’avais tellement envie, mais une chose aussi simple était compliquée en temps de pandémie », mentionne Kevin. 

Voyage en Abitibi

Les frontières fermées en raison des mesures sanitaires, le couple a décidé de s’évader au parc d’Aiguebelle en Abitibi. « Ça faisait seulement un mois que l’on se fréquentait, mais on a décidé de faire 9 heures de voitures comme ça sans trop se poser de questions », dit simplement Marion. Kevin ajoute que « ce petit voyage est assurément l’un de nos plus beaux souvenirs ». 

Se fréquenter en temps de pandémie c’est aussi renoncer à des activités qui semblaient normales auparavant. « Moi et Marion, on n’est jamais allés voir de spectacles ou de festivals ensemble puisque tout a été mis sur pause depuis le début de notre relation. C’est le genre de sorties qu’on a hâte de faire », dit-il. 

De son côté, Marion remarque qu’elle ne connait que très peu la famille de son amoureux et qu’elle n’a pas eu la chance de le présenter à sa famille non plus. « Pour moi, la famille c’est tellement important. On est tissé serré, comme on dit. C’est fou de penser que ça fait bientôt un an que je partage ma vie avec Kevin et qu’il n’a jamais vécu un vrai party des Desruisseaux », mentionne Marion. 

La distanciation physique force le couple à grandir dans une bulle très isolée de l’entourage de chacun. « Le judo c’était toute ma vie jusqu’à tout récemment, mais je n’ai pas encore pu présenter mes amis de cette autre vie à Marion ou même l’inviter à un match de judo pour qu’elle voie ce que j’ai fait toute ma vie », explique l’ex-judoka. 

« Nous vivions les deux à Montréal dans des milieux complètement différents. Marion était concentrée sur ses études et moi sur le judo. On est revenu en région le temps que les choses se calment et c’est là que nos chemins se sont croisés. Finalement, on ne repartira peut-être pas », dit-il. « Quand on y pense, nous ne nous serions jamais rencontrés sans cette pandémie », poursuit Marion Desruisseaux. 

Bien que le couple se soit rencontré dans un contexte anormal, ils n’ont pas l’impression de moins profiter de leurs premiers moments. « Mon histoire d’amour avec Kevin m’a fait oublier la pandémie. Je n’arrive toujours pas à croire ce que je suis en train de vivre », se réjouit-elle.

Une boutique qui fait vibrer Sherbrooke

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Une boutique qui fait vibrer Sherbrooke

Viatka Sundborg
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Impossible de ne pas remarquer la vitrine toujours haute en couleur de la boutique érotique l’Extase à Sherbrooke. La Tribune a traversé ses portes encore lourdes de préjugés pour y rencontrer des âmes bienveillantes. Dans cette boutique du centre-ville, on trouve bien plus que des jouets érotiques.

En entrant dans le magasin, on est frappé par un sentiment de confort et d’acceptation. Le contraste entre la froideur des tabous et la chaleur de l’accueil en magasin est impressionnant. « Nous sommes d’abord là pour écouter et conseiller les Sherbrookois. Jamais on ne va juger un client et ses besoins. Pour nous, c’est d’abord le professionnalisme et le respect qui sont importants », explique Janick Côté, propriétaire de la boutique l’Extase depuis 30 ans. 

Les années où la boutique pouvait compter que des hommes hétérosexuels comme clients sont révolues. Dorénavant, des couples, des célibataires, des plus jeunes et des plus vieux, représentent l’ensemble du spectre de la sexualité. 

« Peu avant Noël, une dame nous a téléphoné pour commander plusieurs jouets érotiques. J’ai accepté d’aller lui porter sa commande chez elle. À ma grande surprise, une dame de 85 ans vêtue d’une robe de chambre m’a accueillie heureuse que ses achats soient arrivés. Deux jours plus tard, elle ma recontactée pour me dire “ Ce n’est pas de la cochonnerie ce que tu m’as vendu, j’ai eu toute qu’un orgasme! ” », raconte Mme Côté visiblement heureuse d’avoir pu aider une cliente. 

Pour la Saint-Valentin, Mme Côté ne recommande pas un achat en particulier. « Il y a tellement de personnes, de goûts et d’attirances qu’il serait difficile de vous conseiller un produit idéal. Par contre, les Sherbrookois devraient se faire le cadeau d’une visite en magasin », recommande celle qui a acheté la boutique sur un coup de tête à l’âge de 20 ans.

Et si ce n’était pas un conte de fées ?

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Et si ce n’était pas un conte de fées ?

Viatka Sundborg
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La Saint-Valentin n’est pas seulement l’occasion de manifester son amour pour les autres, c’est aussi le moment de s’aimer soi-même. Parfois, demander de l’aide est le plus beau geste d’amour qui soit.

Vouloir se réconcilier

« La pandémie a certainement des impacts psychologiques à considérer. Il se peut très bien que certains ressentent davantage de symptômes liés à l’anxiété, la solitude prolongée et même la dépression », affirme Eugénie Larrivée, une des rares sexologues et psychothérapeutes à Sherbrooke. 

La liste d’attentes pour une consultation au bureau de Mme Larrivée, tout comme celle des autres sexologues de la région, ne diminue pas. Les Sherbrookois doivent s’armer de patience. « Dans le contexte actuel, on n’a pas forcément plus de demandes, mais on doit certainement accorder un moment pour parler de la pandémie et permettre aux gens de ventiler sur le sujet », explique la sexologue et psychothérapeute. 

« Nous sommes là tant pour les couples que pour les personnes seules se posant des questions d’ordre sexuel, relation ou amoureuse. Nous pouvons aborder des enjeux comme la baisse du désir ou encore tout ce qui concerne l’orientation sexuelle », ajoute Eugénie Larrivée. 

« D’un autre côté, certains couples ont profité de la pandémie pour se redécouvrir et resserrer les liens », dit-elle. Bien qu’Eugénie Larrivée aimerait offrir la « recette magique » d’un couple heureux pour la Saint-Valentin, celle-ci affirme qu’il n’y en a pas, sauf une bonne communication. « Parfois les couples se parlent, mais ne s’écoutent pas et c’est la raison de bien des problèmes », soulève Mme Larrivée, aussi fondatrice de Sexualis. 

Vouloir se séparer 

Marielle Grimard, avocate médiatrice, n’observe pas nécessairement une augmentation des consultations depuis la pandémie. « Je crois que les gens se retiennent de par l’insécurité financière et les difficultés d’accessibilité au logement. Il va peut-être y avoir un boum de séparations lorsque la situation reviendra à la normale », explique Me Grimard. 

« Lorsque des couples mariés ou des conjoints de fait viennent me consulter, je me dois de vérifier que la séparation est vraiment la seule solution. Toutefois, si le couple n’a plus de projets communs, d’attirance ou d’admiration l’un pour l’autre, c’est difficile d’imaginer une autre finalité », affirme-t-elle. 

Vouloir se sauver 

Le contexte de la pandémie inquiète une intervenante de l’Escale. « Les femmes sont de plus en plus isolées et leur filet social de plus en plus fragile », explique-t-elle. L’Escale est un centre d’aide et d’hébergement aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale. « Nous sommes là en tout temps. Il ne faut surtout pas oublier que la police peut aussi intervenir en cas de détresse », mentionne l’intervenante. 


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« OMGyes », le plaisir féminin

Et si nous n’étions pas toutes si différentes les unes des autres?

Ce qui fait accélérer la respiration d’une ne sera pas nécessairement source de plaisir pour l’autre. Le plaisir féminin est évidemment propre à chacune. Toutefois, certains grands principes anatomiques, circonstanciels ou techniques méritent d’être étudiés selon le groupe de chercheurs For Goodness Sake LLC qui regroupe scientifiques, cinéastes, ingénieurs, designers, éducateurs et sexologues.

Dans le but de partager les résultats de leurs recherches inédites, ce collectif a créé une série web intitulée « OMGyes » explorant le plaisir féminin sous tous ses angles de façon décomplexée. « OMGyes » s’adresse aux femmes, aux hommes et aux couples désireux de comprendre et d’accroitre le plaisir sexuel féminin. 

Cette série web s’appuie sur des études scientifiques menées en partenariat avec des chercheurs de l’Indiana University et de Kinsey Institute. « OMGyes » rassemble les connaissances et les expériences de plus de 20 000 femmes âgées de 18 à 95 ans. 

Offrir ou s’offrir la série « OMGyes » pour la Saint-Valentin est synonyme de plaisir. En plus, les profits seront réinvestis dans les futures recherches sur le plaisir.

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Des ressources sexologiques à un clic

« Grâce à Sexualis quelqu’un de n’importe où au Québec pourrait consulter une sexologue dès demain! »

Mahault Albarracin, cofondatrice de Sexualis, explique comment cette plateforme de consultation en ligne remédie aux listes d’attente interminables lorsqu’une personne souhaite consulter une sexologue.

L’équipe derrière Sexualis s’est donné comme mission de désengorger et démocratiser l’accès aux soins de santé sexuelle et psychologique. 

« Ce n’est pas toutes les régions du Québec qui ont accès à des sexologues. Par contre, pratiquement l’ensemble d’entre elles ont accès à internet », ajoute Mme Albbacin qui est aussi sexologue et chercheuse en informatique cognitive. 

« La téléconsultation a fait ses preuves, ce qui permet à Sexualis de favoriser l’épanouissement sexuel des adultes en offrant des services entièrement en ligne », assure la Sherbrookoise, Eugénie Larrivée, fondatrice de Sexualis.