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En amour avec sa communauté
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En amour avec sa communauté
La Tribune est allée à la rencontre de citoyens qui aiment profondément leur communauté… et qui le démontrent par des actions locales et inspirantes.
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Gilles Denis, celui qui redonne

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Gilles Denis, celui qui redonne

Coralie Beaumont
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Installé à Cookshire-Eaton depuis 30 ans, Gilles Denis explique avoir été bien accueilli par la communauté. Aujourd’hui, il le lui rend bien. Cet entrepreneur-mécène confie « avoir appris beaucoup de la vie grâce à la culture. J’ai découvert que c’était un incontournable de la qualité de vie », et c’est ce qu’il aimerait offrir à ses concitoyens.

M. Denis multiplie les projets culturels comme la création d’une Galerie d’art et d’une Maison de la culture. « On a fait un marché de Noël avec des toiles d’artistes et on en a vendu 40! » Il trouve « extraordinaire que les gens aient encouragé les artistes en les mettant sur leurs murs ». Des concerts de musique classique seront également offerts dans le courant des prochains mois dans le parc des Braves de sa ville.

Grâce â ses actions, les citoyens peuvent découvrir la culture locale. « Je suis convaincu que les gens apprécient que les entrepreneurs remettent à leur milieu ce qu’ils ont reçu. »

M. Denis peut compter sur l’aide d’une équipe de citoyens bénévoles de la région qui aiment aussi redonner à la communauté. « On ne fait jamais rien seul. C’est quand on est bien entouré qu’on réussit de belles choses. »

C’est pourquoi Gilles Denis pense que l’effort individuel est essentiel pour améliorer la qualité de vie de tous. « Quand vous avez des idées pour améliorer votre entourage, dites-les! Portez-les à l’Hôtel de Ville, dans un groupe, à l’école… » s’exclame-t-il. 

Sondès Allal, celle qui rassemble

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Sondès Allal, celle qui rassemble

Coralie Beaumont
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Sondès Allal parle de Sherbrooke comme d’une pépite d’or. « Elle ne se dévoile pas au premier venu, il faut travailler fort pour la découvrir dans toute sa beauté et dans toute son humanité. »

Voilà 17 ans que cette immigrée tunisienne s’est établie à Sherbrooke où elle tisse la solidarité. Elle confie que son amour pour Sherbrooke s’est construit avec le temps. « Jamais je n’aurais cru que mon amour pour elle serait aussi absolu qu’aujourd’hui. »

Quand Mme Allal aime, elle rassemble. Elle cumule les projets solidaires dans sa ville grâce au soutien de la communauté sherbrookoise. Elle insiste : « ce sont des projets collectifs, même si l’idée venait de moi ». C’est le cas de Frigo Free Go qui a mobilisé plus de 100 partenaires, dont des restaurateurs. Elle cite aussi l’exemple de la campagne des bas orphelins à laquelle participent notamment des écoles et le service de police, grâce au soutien d’organismes comme Estrie Aide, Partage Saint-François et la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue.

Elle estime que la solidarité est très puissante à Sherbrooke. « Il suffit de lever la main pour avoir de l’aide », assure-t-elle. Elle pense donc qu’il ne faut pas hésiter à partager une idée avec la communauté et lui demander de l’aide. « Si un projet répond à un besoin, je suis convaincue que cela marchera. »

Parfois, cela peut-être aussi simple qu’une publication sur Facebook, comme ce fut le cas pour la campagne des bas orphelins. « Tout ça est parti de ma page sur Facebook… C’est complètement fou! » rappelle-t-elle pour illustrer le pouvoir mobilisateur de cet outil. 

Christelle Lefèvre, celle qui s’active

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Christelle Lefèvre, celle qui s’active

Coralie Beaumont
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Christelle Lefèvre a bien du mal à parler d’une action solidaire en particulier, tant elle en a déjà mené.

Installée depuis 19 ans à Sherbrooke, cette Belge d’origine est, notamment, à l’origine de l’Association des gens d’affaires du secteur de Saint-Élie, de la Fête de villageois pour accueillir les personnes qui s’installent à Saint-Élie, du Marché public de Saint-Élie et des Incroyables comestibles, un projet qui mobilise 350 familles de Saint-Elie sous l’égide du mouvement écologique Sherbrooke en transition. Avec son complice Sylvain Bergeron, Mme Lefèvre a lancé le programme Un ordi pour nos élèves afin de fournir du matériel informatique aux élèves et aux étudiants pour qu’ils continuent à apprendre malgré le confinement. 

Cette mère monoparentale semble infatigable. « C’est toujours grâce à la mobilisation de plein de gens que les projets peuvent aboutir », explique-t-elle. Elle remarque que « l’esprit de collaboration à Sherbrooke est très fort. Il y a une belle solidarité » et c’est précisément ce qu’elle recherchait. « On s’est installé à Sherbrooke dans l’idée de vivre dans une ville à taille humaine, de pouvoir faire partie d’une communauté et de s’impliquer activement dedans », explique-t-elle.

La clé de la réussite, selon elle, est d’abord de « s’impliquer dans des projets qui existent déjà et nous intéressent ». Cela permet de se créer un bon réseau et il devient alors plus facile de mener à bien des projets de solidarité locale. 

Paul Boutin, celui qui transmet

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Paul Boutin, celui qui transmet

Coralie Beaumont
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À Coaticook, la relève est entre de bonnes mains avec Paul Boutin.

L’été, le sportif accompagne bénévolement des jeunes de 6 à 16 ans dans la Ligue des petits bonshommes pour leur transmettre sa passion pour son sport: la balle donnée. « J’essaie d’inculquer aux jeunes des notions qui les aideront dans leur futur », avance-t-il. 

Il y a de la technique et de la philosophie dans le sport. « Le sport, c’est comme la vie. Parfois tu gagnes, parfois tu perds. Il y a des hauts et il y a des bas. Alors j’essaie d’enseigner aux jeunes le respect des autres et le fait qu’on ne peut pas toujours gagner », résume-t-il. Paul Boutin trouve gratifiant d’aider des jeunes à s’épanouir grâce au sport, surtout ceux qui ont plus de difficultés. « Comme une petite fille qui a du mal à tenir son gant, qui est gênée et qui rougit en parlant... À la fin de l’année, elle est plus souriante et elle s’est fait des amis. C’est la plus belle des récompenses ! » partage-t-il.

L’hiver, M. Boutin marche dans les traces de son père en s’occupant de la station Plein air Coaticook. À nouveau, il y voit une occasion de transmettre des valeurs aux jeunes. « Si tu leur apprends à aimer la nature et le sport quand ils sont jeunes, ils continueront à l’aimer quand ils seront plus vieux ».


« Il fait remarquer que les jeunes viennent souvent accompagnés de leurs parents, ce qui leur donne aussi l’occasion de bouger. « Notre système de santé a de la misère… Si ces gens sont plus en santé, ils iront moins à l’hôpital », une chaine positive pour le bien-être de toute la communauté, pense-t-il. Selon l’espace, on peut ou non garder cette phrase qui est moins dans l’angle »
Paul Boutin

M. Boutin invite les parents et tous les citoyens à proposer leur aide. « Ne pensez pas que les autres n’ont pas besoin d’aide, tout le monde en a besoin dans la vie ! » Selon lui, c’est aussi une occasion pour les parents de transmettre le goût de l’engagement à leurs enfants. « On est des modèles pour les jeunes, alors si on s’implique, les enfants voudront s’impliquer dans des comités de leur école » et peut-être dans un syndicat plus tard, pense-til.

Ultra Nan, celui qui partage

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Ultra Nan, celui qui partage

Coralie Beaumont
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 Tout le monde connait Ultra Nan bien que personne ne sache qui il est. Grâce à son univers de bonhomme et ses actions, Ultra Nan pense avoir fait du bien autour de lui, mais « plus dans l’intime que le glorieux ». Outre ses dons, il refuse de faire de la spéculation sur ses productions artistiques pour qu’elles restent abordables.

L’anonymat, c’est sa façon de rester authentique. « J’ai pu partager des trucs que je n’aurais jamais osé partager sur Facebook, comme le décès de mon frère, le deuil de mon père ou des ruptures amoureuses. J’avais des images très fortes, très vibrantes à extérioriser et je ne voulais pas ensuite être reconnu », explique-t-il.

Pour lui, la solidarité c’est être présent pour l’Autre et ouvrir la porte à l’Inconnu. « C’est prendre le temps avec une personne qui t’écrit pour te raconter qu’elle ne va pas bien dans sa vie », explique-t-il. Ultra Nan se dit préoccupé par les personnes seules, d’autant plus avec la pandémie. « Vous imaginez vivre une vie, seul? La base de l’humain, sa force, ce sont les autres ». 

Il pense qu’une société est désaxée lors qu’elle n’est plus capable d’offrir du temps aux inconnus, « sans avoir d’attentes en retour, une compensation en argent… ou un article dans le journal! » Il trouve que la peur de parler à ceux qu’on ne connait pas « gâche la vie » en empêchant de créer des liens. « On a le choix d’attendre en regardant notre téléphone… ou attendre en parlant à la personne à côté de nous et, peut-être ainsi découvrir quelque chose d’incroyable chez elle ».

Pilou, celui qui rayonne

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Pilou, celui qui rayonne

Tommy Brochu, initiative de journalisme local
Tommy Brochu, initiative de journalisme local
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Par les temps qui courent, Pierre-Philippe Côté, alias Pilou, rayonne autant que sa communauté. De par l’achat de l’église chauffée aux BitCoins aux 1001 projets au coin du chemin Saint-Rémi et de la rue Principale, on sent que l’un ne va pas sans l’autre.

La mission de Pilou? Faire connaitre toute la beauté de Saint-Adrien au grand public. « On fait découvrir la région aux clients qui viennent chez nous, sur les réseaux et dans les médias. On trouve ça beau, on trouve que ça mérite d’être vu et connu. Il y a de beaux organismes et de belles personnes à découvrir. Des initiatives sont inspirantes pour le reste du Québec », indique-t-il.

« La communauté de Saint-Adrien est vraiment ouverte, inclusive et tournée vers l’avenir, pense Pilou, qui essaie de rassembler les forces de tout le monde. C’est important de s’impliquer, car on vit longtemps avec les gens dans un village si on décide de s’y établir pour toute notre vie. S’impliquer dans sa communauté, c’est amener une espèce d’harmonie et d’essayer de l’insuffler au travers des organismes et des différents intervenants. »

Plus concrètement, Pilou aide les organismes communautaires. « Toutes les fois que je peux donner un coup de main ou que je peux aider à faire arriver quelque chose, je le fais. Que ce soit d’utiliser mes contacts pour faire venir des artistes ou permettre aux jardins pédagogiques communautaires de s’installer derrière l’église, ça me fait plaisir. Souvent, c’est par du temps ou des idées », résume Pilou, qui prend la culture de Saint-Adrien sous son aile en étant cofondateur de La Meunerie, propriétaire du projet 1606 et directeur créatif du BEAM. 

Anne Bolduc, celle qui sème

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Anne Bolduc, celle qui sème

Coralie Beaumont
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« Aimer sa communauté, ça veut dire se montrer solidaire et faire sa petite part », annonce Anne Bolduc. Cela fait moins d’un an que cette Gaspésienne s’est installée à Sherbrooke et elle y sème déjà les graines d’un monde meilleur. Elle pense que chacun devrait faire sa part dans cette pandémie, ce qui ne signifie pas de juste porter un masque et se laver les mains. Pour elle, il est important « d’être conscient qu’il y en a des gens seuls et que, pour des personnes avec des problèmes de santé mentale, c’est encore plus difficile ».

Pour les fêtes, Mme Bolduc a proposé sur le groupe Facebook des Amis du Vieux Nord d’envoyer des cartes de vœux aux personnes isolées. « Je me suis dit que des gens allaient trouver difficile le temps des fêtes. Alors, je me suis demandé ce que je pouvais faire pour les soutenir et contribuer à mettre une petite parcelle de lumière dans un moment de leur journée ». 

Pari réussi puisque cette idée s’est transformée en une opération d’envergure avec la collaboration du Comité vie de quartier nord. Au final, plus de 425 cartes de vœux ont été envoyées. « À un moment, on a arrêté de compter », confie Mme Bolduc. Mais elle refuse de prendre le crédit de cette action, puisque c’est la réaction collective qui a permis sa réalisation. 

Son idée en a fait germer une autre. Avec ses élèves de l’école primaire du Soleil-Levant et des citoyens, Éliane Vallée a, de son côté, réalisé 150 cartes pour des personnes en CHSLD. « Un citoyen a même écrit une trentaine de cartes avec, dans chacune d’elle, un gratteux! Quelle générosité! », confie Mme Vallée.

Mme Vallée encourage les citoyens à oser la solidarité. Mais proposer des idées, c’est aussi accepter le risque qu’elles ne se réalisent pas toujours, comme l’explique Mme Bolduc. « Parfois, on sème des idées et il n’y a rien qui se passe… et, parfois, ça pousse! »

Sur Facebook, Anne Bolduc a lancé le défi Agapao durant tout le mois de février. L’objectif est de poser des gestes simples qui symbolisent la solidarité communautaire, comme dessiner des cœurs sur les fenêtres. Encore une idée qui n’attend qu’à fleurir!

Lac-Mégantic, celle qui célèbre l’amour en grand

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Lac-Mégantic, celle qui célèbre l’amour en grand

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
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À Lac-Mégantic, ce n’est pas un, mais bien tous les citoyens qui sont invités à déclarer leur amour, leur amitié, leurs remerciements ou leurs félicitations à leurs pairs, en ce mois de février qui appelle à la bienveillance.

Plutôt que les traditionnels messages d’intérêt public, l’enseigne numérique qui trône à l’entrée du centre-ville laisse la place depuis le début du mois à ces petits mots personnalisés. 

« Tu es l’Homme de ma vie! », « Merci pour tes prières », « Vous êtes nos coups de cœur », un peu tout le monde se prête au jeu, qu’ils soient travailleurs, enseignants, amoureux, enfants, parents ou amis.

La réconfortante idée a été proposée par des employés de l’Hôtel de Ville, de connivence avec les travailleuses de l’équipe de proximité, et l’invitation à nourrir cette vague d’amour et de bienveillance a vite trouvé écho chez les citoyens. 

« Avec la pandémie, chaque personne vit des moments particuliers dans sa carrière, dans sa famille. On sent que les gens sont essoufflés et on a pensé que cette initiative pour redonner un peu de couleurs et remercier pouvait faire du bien », explique Karine Dubé, responsable du service des communications à la Ville. 

« Chaque jour je reçois des messages pour l’enseigne. Il y a des gens qui en écrivent beaucoup, ou des très longs, d’autres moins, et on essaie d’adapter tout ça. »

La Ville a elle-même lancé le bal un jour de tempête de neige, en saluant le travail des employés municipaux qui font des pieds et des mains pour offrir des services de qualité malgré le contexte difficile de la dernière année.

Et l’équipe municipale se croise les doigts pour y lire à l’approche de la Saint-Valentin des déclarations d’amour et pourquoi pas même une demande en mariage? « C’était notre objectif de départ! On n’en a pas eu encore, mais le mois de février n’est pas terminé! »