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Dix ans de sports
Jacques Petit, directeur général d’Excellence sportive Sherbrooke, estime que c’est un travail de longue haleine qui a permis à Sherbrooke d’accueillir les Jeux du Canada en 2013.

L’Estrie, une région de sports: le choix d’une collectivité

Ce n’est pas un hasard si la région a pu accueillir de grands événements sportifs lors des dix dernières années. Non, il n’y a rien de magique dans le succès estrien. Il s’agissait seulement de récolter le fruit du travail des dernières années.

La décennie est partie en force. L’arrivée du Phœnix de Sherbrooke en 2012 a dynamisé le milieu et les Jeux du Canada en 2013 ont changé l’allure du paysage sportif.

« Le travail s’est amorcé bien avant, raconte Jacques Petit, directeur général d’Excellence sportive Sherbrooke. En 1990, Sherbrooke a fait le choix de devenir une référence dans le monde du sport. On a accueilli les Jeux du Québec d’été en 1995, ensuite les Mondiaux jeunesse en 2003. Des installations ont vu le jour ou ont été améliorées. Des organismes ont été formés et les institutions importantes pour la région ont contribué à tout cela. »

C’est grâce à cette vision avant-gardiste que la région a su se démarquer.

« Plusieurs facteurs expliquent l’obtention des Jeux du Canada, ajoute Jacques Petit. Ce qui a fait toute la différence : on a commencé à se préparer avant tout le monde. En 1997, la Ville de Sherbrooke avait déjà contacté le directeur général des Jeux du Canada et on visait 2013. C’est la seule chance qui se présentait à nous et on tenait à la saisir! » se souvient Jacques Petit, qui travaillait en collaboration avec le maire Jean Perrault, Jacques Bilodeau et Alain Deschâtelets alors qu’il occupait le rôle de directeur de la division sport, culture et communautaire.

« Jean Perrault voulait un événement à la hauteur de Sherbrooke, poursuit M. Petit. Avant tout, une volonté politique devait être présente et c’était le cas. »

Pour accueillir ces Jeux du Canada, de nouvelles infrastructures devaient être construites.

« Il fallait accueillir plusieurs événements unisports pour accumuler une certaine expérience en organisation d’événements. Il fallait prouver que Sherbrooke était capable d’accueillir de grands rendez-vous. Après tout, les idées appartiennent à ceux qui peuvent les concrétiser. »

Les Jeux de tout le monde

Le dépôt du dossier de candidature de Sherbrooke pour l’obtention des Jeux du Canada a été effectué en 2007. Six ans plus tard, le rêve se réalisait.

« C’étaient les Jeux de tout le monde. La région s’est mobilisée. Le milieu tenait à ces Jeux du Canada. On a vu naître une belle coordination entre les municipalités, les organismes et les institutions. Ça prenait aussi des bénévoles. Tout le monde a contribué », soutient le directeur général d’Excellence sportive Sherbrooke.

Une expertise s’est ainsi créée. Et la roue a continué de tourner.

Le principe du triangle des événements

L’événement des Jeux du Canada a inspiré les plus jeunes. Le succès des différents athlètes, pas seulement les amateurs, mais les professionnels aussi : Samuel Giguère en football, Kim Boutin en patinage de vitesse, Nicholas Hoag en volleyball et David Perron au hockey, pour ne nommer que ceux-là.

« Les événements amènent des améliorations des infrastructures, qui attirent d’autres événements. On peut aussi penser au legs, aux programmes d’aide aux athlètes et aux organismes, qui sont nés des Jeux du Canada. Si le travail du passé a rapporté pour le futur, c’est encore le cas aujourd’hui. La réfection de la piste d’athlétisme à l’Université de Sherbrooke a par exemple permis d’obtenir les Jeux de la légion en 2021 et 2022. Et ensuite, ce seront les Jeux du Québec d’hiver en 2023! » se réjouit Jacques Petit.