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Ces villes qui changent de nom
Ces villes qui changent de nom
Le village de Sainte-Anne-de-Portneuf a changé de nom pour Portneuf-sur-Mer en 2004.
Le village de Sainte-Anne-de-Portneuf a changé de nom pour Portneuf-sur-Mer en 2004.

Ces villes qui changent de nom

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Elles ne sont pas légion, mais elles existent. Quelques villes ont changé de nom dans l’histoire récente du Québec. C’est le cas notamment de Portneuf-sur-Mer ou de Mirabel. La municipalité de Saint-Faustin-Lac-Carré est quant à elle en processus pour devenir Mont-Blanc.

La municipalité de 3700 résidents permanents dans les Laurentides a entamé le processus en 2019. Il diffère toutefois beaucoup de celui d’Asbestos puisque après avoir demandé la tenue d’une commission municipale, la ministre des Affaires municipales a imposé un référendum à la municipalité en raison de la forte opposition. Il devait avoir lieu le 31 mai 2020, mais a bien entendu été reporté en raison de la COVID.

Le conseil municipal de Saint-Faustin-Lac-Carré n’a pas non plus consulté la population pour trouver un nouveau nom. Celui de Mont-Blanc, qui désigne une montagne à proximité, a été identifié dès le début du processus.

« C’est un outil marketing qui fait partie de la vision stratégique, indique Gilles Bélanger, directeur général de la municipalité située à quelques minutes de Mont-Tremblant. Beaucoup de gens passent dans le secteur, mais ils ne sont pas accrochés par Saint-Faustin-Lac-Carré. C’est pour donner une image de marque et faire en sorte que les gens arrêtent pour que la municipalité trouve son compte dans le gros brouhaha de la région. Le mont Blanc, c’est l’emblème de la municipalité. Les gens connaissent la montagne, mais pas le village. »

Le référendum aura lieu dès que le contexte de pandémie le permettra.

Dans l’air du temps

Le village de Sainte-Anne-de-Portneuf a changé de nom pour Portneuf-sur-Mer en 2004. La petite municipalité de 613 âmes près de Forestville sur la Côte-Nord voulait un nom qui la 

représentait davantage.

« On trouvait que Sainte-Anne-de-Portneuf, sans vouloir décrier l’église, c’était un nom qui n’allait pas dans l’air du temps, souligne le maire Gontran Tremblay qui était directeur général de la municipalité à l’époque. Il y avait aussi de la confusion avec le comté de Portneuf dans la région de Québec ».

« En mettant Portneuf-sur-Mer, ça nous identifiait plus et ça identifiait le virage touristique qu’on voulait faire, ajoute-t-il. Le nom nous a aidés, je pense. »

Le processus s’est déroulé rondement selon le maire.

« On n’a pas eu de problèmes, il n’y a pas eu d’opposition, résume-t-il. On avait fait un concours, mais on n’avait pas eu les résultats espérés. Je pense que c’est un conseiller qui a trouvé le nom. »

14 villages et un aéroport

La ville de Mirabel a été créée le 1er janvier 1971 lors de l’expropriation pour la création de l’aéroport. C’est 14 villages qui ont été regroupés et qui portaient à l’époque le nom de Saint-Scholastique.

« Dès 1972, le conseil municipal a décidé de faire un concours pour changer le nom pour être équitable avec tous les villages et donner un sentiment d’appartenance, explique Sylvain Marois, archiviste pour la Ville. On voulait aussi s’arrimer à l’aéroport avec un volet international. » 

Plus de 200 noms avaient été proposés par la population. Les trois plus populaires étant Mirabel, Belle-Rivière et La Vérendrye.

« Ç’a été houleux, admet M. Marois. En ressortant les dossiers, on voit qu’il y a eu du tiraillage et des votes serrés. »

Le changement de nom de Saint-Scholastique pour Mirabel a été officialisé le 16 janvier 1973.