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Bientôt en zone rouge?
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L’Estrie en mode alerte

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L’Estrie en mode alerte

Marie-Christine Bouchard
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La Tribune
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BILAN DE LA SEMAINE / La région de l’Estrie a été placée « sous haute surveillance » jeudi par le gouvernement Legault et pourrait basculer en zone rouge dès la semaine prochaine si le nombre de cas augmentait de nouveau.

Des discussions ont eu lieu à deux reprises dans la journée de jeudi entre la direction régionale de la santé publique du Dr Alain Poirier et la direction nationale, menée par le Dr Horacio Arruda. Jeudi, on a bien failli annoncer que l’Estrie allait basculer en zone rouge. Mais non. Pas encore. Les Estriens ont une dernière chance de pouvoir continuer à profiter des salles à manger des restaurants et des salles d’entraînement ouvertes, alors que les élèves du 3e au 5e secondaire peuvent continuer d’aller en classe tous les jours.

Il faudra pour ça qu’ils respectent les règles sanitaires en vigueur (voir autre texte).

« C’est un réveil, un wake up call comme on dit en bon français », a expliqué vendredi matin le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

« En Estrie, ça chauffe actuellement, mais on est encore en contrôle, et on est capables de reprendre le contrôle si les Estriens respectent les règles sanitaires. Je leur demande d’ailleurs de le faire », a-t-il ajouté.

Certaines régions du Québec ont connu des explosions de cas en quelques jours seulement. La région de Chaudière-Appalaches en est un bon exemple elle qui est passée d’une moyenne de 15 nouveaux par jour à une moyenne de… 138 nouveaux cas par jour en moins d’un mois.

C’est pour éviter que de tels scénarios se reproduisent que le gouvernement Legault préfère ajouter des restrictions sanitaires très rapidement.

« Lundi et mardi, on avait 16 et 20 nouveaux cas, des chiffres de zone jaune. Mercredi, on en avait 37, des chiffres de zone orange. Puis jeudi, c’était 59 cas, un chiffre de zone rouge », explique le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Finalement vendredi, le nombre de nouveaux cas était redescendu à 47, un autre chiffre de zone orange.

La tendance à la hausse est quand même observable. Après trois semaines avec des moyennes mobiles de 13 nouveaux cas par jour, la moyenne avait augmenté à 21 cas la semaine dernière, avant d’atteindre une moyenne mobile de 33 nouveaux cas par jour cette semaine.

« Oui, on a eu un chiffre de zone rouge, mais les autres indicateurs ne sont pas là, pas encore », mentionne le Dr Poirier.

Parmi « les autres indicateurs », on retrouve bien sûr la présence des variants. Avec 225 présomptifs et 24 variants confirmés de la Grande-Bretagne, l’Estrie est loin d’avoir un des pires bilans du Québec.

Il y a aussi le taux de positivité des tests qui a certes augmenté, mais pas de façon si importante. Le taux de positivité représente le pourcentage de tests positifs sur l’ensemble des tests effectués durant la semaine.

Et parlons justement des tests de dépistage effectués durant la semaine. Avec 11 924 tests effectués dans la semaine du 2 au 8 avril, ce fut un record pour le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le nombre d’éclosions est aussi bas avec 19 éclosions en cours, la plupart sont petites et comptent une poignée de personnes infectées. « Nous avons baissé à six éclosions en mars, mais nous en avons déjà eu plus d’une centaine en cours en même temps », rappelle le directeur de la Santé publique.

Le nombre d’hospitalisations demeure bas en Estrie, alors que 16 personnes étaient hospitalisées vendredi, dont une seule se trouve aux soins intensifs. Au plus fort de la deuxième vague en janvier, il y avait une centaine de personnes luttant contre la COVID-19 dans les hôpitaux de Sherbrooke.

En préparation de la troisième vague

La décision de placer l’Estrie sous haute surveillance a certainement comme objectif d’inviter les citoyens à la prudence, mais cela a aussi eu pour effet de déclencher les mesures d’urgence au CIUSSS de l’Estrie-CHUS afin que l’organisation soit prête – de nouveau – à faire face à une demande accrue de services liés à la COVID-19, que ce soit en termes d’hospitalisations ou dans les centres de dépistage de la COVID-19, entre autres.

Les projections sont difficiles à réaliser dans les plus petites régions en raison des petits nombres à analyser. Mais quand la situation épidémiologique dégénère comme c’est le cas en ce moment dans les régions de l’Outaouais, de la Capitale-Nationale et de Chaudières-Appalaches, « les courbes qu’on nous présente sont prononcées, presque verticales », soutient Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Ça nous laisse peu de temps pour réagir », ajoute-t-elle.

« Mercredi, nos centres de dépistage débordaient. On surveille la situation attentivement », indique Mme Paquette.

Vers le milieu de la semaine, il y avait 153 membres du personnel régulier du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui étaient toujours délestés de leurs activités régulières pour prêter main-forte dans des activités liées à la COVID-19.

« Au maximum du délestage durant la deuxième vague, il y avait 690 employés délestés », précise Mme Paquette.

On retrouve peu de personnel régulier du CIUSSS de l’Estrie-CHUS dans les centres de dépistage et dans les cliniques de vaccination.

« Environ 90 % du personnel dans les centres de vaccination sont soit des retraités ou des gens que nous avons embauchés spécifiquement pour ces tâches. Il y a un désir social fort de faire partie de la solution et nous avons eu une belle réponse à notre demande de venir contribuer », se réjouit Josée Paquette.

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Pour se démêler avec les règles sanitaires

Plusieurs règles sanitaires ont été revues cette semaine, notamment en lien avec le port du masque à l’extérieur. Toutes les règles sont détaillées sur le site du gouvernement du Québec, sous l’onglet « La maladie à coronavirus (COVID-19) au Québec », puis « Paliers d’alerte par région » à l’adresse www.quebec.ca.

Des rendez-vous de vaccination pris en double ou en triple

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Des rendez-vous de vaccination pris en double ou en triple

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
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Plus de 20 000 Estriens ont reçu un vaccin contre la COVID-19 durant la dernière semaine en Estrie pour un total de 85 953 personnes vaccinées depuis le début de la campagne de vaccination. Cela représente 17 % de la population de l’Estrie. Ce nombre pourrait franchir le cap des 100 000 d’ici la fin du mois d’avril.

Et ce n’est pas fini, assure le directeur de la campagne de vaccination en Estrie, Jean Delisle. L’arrivée de 54 000 doses de vaccins contre la COVID-19 va permettre à des milliers d’Estriens de se faire vacciner plus tôt que prévu, et ce, au moment où la région enregistre un bond important du nombre de cas.

Alors que la vaccination avec rendez-vous se poursuit, le Québec a aussi entamé jeudi une vaccination sans rendez-vous pour les Québécois de 55 ans et plus qui sont intéressés à recevoir le vaccin d’AstraZeneca. À la grande surprise de tous les acteurs du milieu, les Québécois ont démontré un très grand engouement pour ce vaccin.

Or du coup, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS s’est retrouvé confronté à un problème de rendez-vous qui pourraient être manqués au cours des prochains jours ou des prochaines semaines.

« Nous avons en ce moment un problème avec les personnes qui ont pris un rendez-vous en double voire en triple pour la vaccination », soutient la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Geneviève Lemay.

« Par exemple, les gens de 55 ans et plus qui sont venus chercher un coupon pour recevoir le vaccin AstraZeneca avaient souvent déjà un rendez-vous plus tard en avril ou en mai. On demande aux gens qui avaient pris rendez-vous en ligne sur clicsante.ca d’aller annuler leur rendez-vous pour nous permettre de les offrir à d’autres personnes », ajoute Mme Lemay.

Des citoyens ont aussi indiqué à La Tribune qu’ils avaient pris deux rendez-vous à deux moments différents afin de pouvoir rebrousser chemin si jamais on leur proposait AstraZeneca lors du premier rendez-vous. 

Le CIUSSS n’avait pas d’estimation du nombre de rendez-vous qui seraient ainsi pris en double et en triple à ce moment-ci.

Ruée vers les rendez-vous AstraZeneca

Les Estriens se sont rués cette semaine sur les coupons qui permettaient d’avoir accès à un vaccin avec le pourtant mal-aimé vaccin d’AstraZeneca.

Jeudi matin, une file de voitures a commencé à se former dès 6 h devant le Centre de foires de Sherbrooke alors que la distribution commençait seulement à 8 h. Dès 10 h, l’ensemble des 1200 coupons disponibles pour obtenir le vaccin dans la journée même ou dans les prochains jours avait trouvé preneurs.

Vendredi matin, même scénario : les 600 coupons disponibles à Sherbrooke se sont envolés très rapidement, alors qu’il a fallu quelques heures de plus à Granby pour que les 1200 coupons s’envolent.

Après Sherbrooke et Granby qui ont commencé la distribution des coupons, la remise des coupons pour la vaccination avec AstraZeneca commencera samedi à Lac-Mégantic et dimanche à Magog et Cowansville, alors que Val-des-Sources fermera la marche mardi prochain. Les détails sont disponibles sur le site www.santeestrie.qc.ca.

Vaccination offerte aux 60 ans et plus

Les personnes qui ne souhaitent pas recevoir le vaccin d’AstraZeneca doivent donc attendre de faire partie d’un groupe prioritaire. Pour le moment en Estrie, la vaccination est offerte aux personnes de 60 ans et plus.

Dans les prochaines semaines, la vaccination s’ouvrira aux personnes du 8e groupe prioritaire, soit les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.

Pour le moment, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS vaccine les personnes qui prennent rendez-vous avec les vaccins de Pfizer ou de Moderna.

Front commun pour le respect des mesures sanitaires [VIDÉO]

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Front commun pour le respect des mesures sanitaires [VIDÉO]

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
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« Nous demandons la collaboration de la population pour le respect des règles sanitaires. Portez le masque, c’est aussi simple que cela. »

Flanqué du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, de la présidente du comité de sécurité publique, Danielle Berthold, et de la vice-rectrice à la vie étudiante de l’Université de Sherbrooke, Jocelyne Faucher, le directeur du Service de police de Sherbrooke, Dany McConnell, a réitéré vendredi la demande à la population de respecter les mesures sanitaires.

Ce front commun survient à la veille du premier long weekend printanier où les températures s’annoncent très agréables, mais au moment où l’Estrie se trouve sur la corde raide et pourrait basculer à nouveau en zone rouge.

« Nous sommes entre deux feux. Nous avons constaté un relâchement en ce qui a trait aux rassemblements sur notre territoire. Le premier ministre a été clair, l’Estrie se trouve sous haute surveillance. Nous ne voulons pas retourner en zone rouge avec tout ce que ça implique pour les commerces, les entreprises et les citoyens. Nos citoyens sont résilients et font de grands efforts. Il faut continuer en ce sens pour retourner à la vie normale le plus rapidement possible », signale le maire de Sherbrooke.

Jeudi, le SPS a dû intervenir dans une dizaine de parcs pour sensibiliser les utilisateurs au port du masque en tout temps lorsque l’on se retrouve en présence d’une personne hors de sa bulle familiale.

À partir de 16 h, le SPS a été submergé d’appels de citoyens qui dénonçaient des regroupements dans les parcs. Deux constats ont été émis pour le non-respect des mesures sanitaires et neuf autres pour le non-respect du couvre-feu.

« Nous émettons des constats lorsque c’est possible de le faire. Le but recherché demeure cependant d’éviter la propagation de la COVID-19 et de rester en zone orange. Chaque situation est une situation d’espèce. Il est possible de faire des sports comme du spikeball, mais à 250 personnes au parc Blanchard, il devenait impossible de faire respecter la distanciation. Il suffit de porter le masque pour les gens qui veulent sortir », réitère le directeur du SPS.

« La constante de la distanciation demeure depuis le début des mesures sanitaires le 13 mars 2020. Il faut continuer à respecter le deux mètres », martèle l’inspecteur à la surveillance du territoire au SPS, Patrick Roy.

La présidente du comité de sécurité publique, Danielle Berthold, invite au respect non seulement des règles sanitaires, mais aussi des policiers qui font appliquer les règles dans l’objectif d’éviter la propagation de la COVID-19.

Les étudiants

Les étudiants de l’Université de Sherbrooke ont été identifiés comme des participants importants au rassemblement du parc Blanchard jeudi. 

« Le pouvoir de l’université est d’être un citoyen responsable. Nous voulons que les étudiants apprennent à travailler, à étudier, à faire des travaux d’équipe dans le respect des mesures sanitaires et à les appliquer au quotidien même en dehors du campus », signale Jocelyne Faucher.

Par communiqué, la Table associative estrienne (TASSE) et le Regroupement étudiant de maitrise, diplôme et doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) ont demandé à leurs membres de faire preuve de plus de prudence et de continuer de participer à l’effort collectif.

« Profiter du grand air, oui. Étudier en groupe, oui. Mais les consignes sociosanitaires doivent être observées coûte que coûte », affirme dans un communiqué la directrice aux affaires politiques et externes du REMDUS, Diana Gutiérrez-Ruiz,

« Il est clair que nous constatons un relâchement de la part de la population en général face aux restrictions émises par la Santé publique, et la communauté étudiante n’est pas une exception à ce laisser-aller, mais il est plus qu’essentiel, surtout en ce moment, de ne pas faire de faux pas », ajoute dans le même communiqué le représentant de la TASSE, Guillaume Desmarais.

La détresse s’accentue chez les jeunes

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La détresse s’accentue chez les jeunes

Alain Goupil
Alain Goupil
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Confinement, déconfinement, couvre-feu, port du masque, écoles fermées, rouvertes, cours en alternance et à temps plein, région sous « haute surveillance », etc.

La pandémie et les mesures sanitaires qui s’y rattachent ont eu un impact majeur sur le moral des Estriens. Mais aussi, et surtout, sur le type d’appels que reçoivent depuis un an les intervenants qui travaillent pour le Centre de prévention du suicide JEVI de Sherbrooke.

Bon an mal an, JEVI effectue environ 18 000 interventions auprès de personnes en détresse, soit une moyenne de 72 par jour. 

Mais ce qui est nouveau depuis quelques mois, dit sa directrice générale, Tania Boilar, c’est que les personnes qui appellent sont plus jeunes qu’au début de la pandémie. Des jeunes d’âge primaire et secondaire « qui appellent d’eux-mêmes ou à la suggestion de leurs parents ». Autre phénomène qu’observe Mme Boilar ces derniers mois : le message lié au caractère passager de la pandémie est plus difficile à accepter de la part des jeunes qui appellent.

« On sent qu’il commence à y avoir une usure à ce niveau-là. Au début de la pandémie, quand on disait aux gens : c’est passager, on va retrouver notre vie normale, ça aidait. Mais là, on dirait que les gens y croient de moins en moins. C’est plus difficile… »

Les mesures sanitaires et la pandémie font beaucoup partie des témoignages de détresse que reçoivent les intervenants en santé mentale, qu’il s’agisse de psychologues ou de travailleurs sociaux.

Comme l’a souligné la Dre Mélissa Généreux dans sa plus récente étude sur l’état de la santé mentale des Québécois, ce sont surtout les jeunes, souvent âgés de moins de 18 ans, qui réagissent le plus sensiblement aux mesures et aux discours liés à la pandémie.

C’est aussi ce que constate Tania Boilar.

« On n’a pas reçu plus d’appels cette année que l’an dernier, précise Tania Boilar. Ce qui est différent cette année, c’est le visage des appelants. On reçoit beaucoup plus d’appels de gens qui, sans la pandémie, ne nous auraient pas appelés. Il y a eu un changement important de ce côté-là. »

Autre signe révélateur : le nombre d’interventions d’urgence destinées à intervenir auprès de gens qui sont sur le point de commettre l’irréparable est en forte hausse.

« Dans ce seul service-là, on voit une augmentation de 49 %, observe Mme Boilar. C’est comme si les gens, quand ils nous téléphonent, sont rendus plus loin dans leur processus suicidaire. La détresse est plus ancrée. 

« Pour nos intervenants, ce sont des changements importants qui demandent beaucoup d’adaptation », dit-elle.

S’il est impossible pour l’instant d’établir un lien direct entre la détresse psychologique des jeunes et la gestion de la crise par le gouvernement, une chose est certaine : le caractère imprévisible de la situation contribue à la détresse ambiante.

« Ce qui ressort à travers toute cette anxiété, c’est l’inquiétude face à l’inconnu. Est-ce que l’école va fermer? Est-ce qu’on va encore nous imposer un confinement? L’isolement, le fait de ne pas voir leurs amis, de ne pas être libres de sortir comme on veut : tous ces éléments-là sont des stresseurs majeurs qui ressortent beaucoup dans ce qu’on entend. »

Gestion du personnel

Cela dit, l’impact de la pandémie ne s’est pas fait sentir uniquement parmi ceux et celles qui appellent. En tant que gestionnaire, Tania Boilar a aussi dû veiller à l’état physique et mental des intervenants plongés dans cette nouvelle réalité. 

« Leur tâche était déjà énorme. En ajoutant la pandémie, c’est clair qu’il y a plus de fatigue. »

Certains services ont donc été adaptés afin d’éviter les risques de contagion, notamment au chapitre des suivis personnels ou face-à-face.

« Avant, on allait beaucoup rencontrer les gens à domicile. Maintenant, on ne le fait plus, question de sécurité. On va plutôt inviter les gens à venir à JEVI où on peut mieux contrôler l’environnement et les mesures à appliquer. »

Aucune restriction de services

Malgré l’ampleur de la pandémie et des changements liés à la clientèle, Tania Boilar tient à souligner que l’accès aux services n’a pas été affecté pour autant.

« C’est sûr que si on avait plus de ressources financières, on aimerait avoir plus d’intervenants, dit-elle. Mais les gens ne doivent pas s’empêcher d’appeler à cause de ça. On ne reçoit pas plus d’appels que l’an passé. Les appels sont différents. Et on est en mesure de répondre à tout le monde », tient à préciser la directrice générale.

JEVI : 819 564-1354

L’urgence de Windsor n’ouvrira pas comme prévu

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L’urgence de Windsor n’ouvrira pas comme prévu

Marie-Christine Bouchard
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L’urgence mineure de Windsor ne rouvrira pas comme prévu lundi matin en raison de l'arrivée de la troisième vague de COVID-19.

« Le nombre de cas positifs de COVID-19 sur le territoire augmente. De plus, une augmentation des personnes devant être hospitalisées ou admises aux soins intensifs est anticipée. Les infirmières et les médecins de l’urgence mineure de Windsor vont donc continuer de prêter main-forte aux secteurs critiques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS », indique Chantal Gariépy, directrice des services généraux au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a jamais eu l’intention de fermer de façon définitive la salle d’urgence de Windsor. La décision a été prise uniquement dans l’objectif de réaffecter le personnel dans d’autres secteurs d’activités critiques.

Rappelons que la fermeture temporaire de cette salle d’urgence avait été autorisée par le ministère de la Santé et des Services sociaux à la fin de l’année 2020 dans le cadre des activités de délestage pour trouver le personnel nécessaire pour ouvrir 100 lits dans les hôpitaux de Sherbrooke pour les patients atteints de la COVID-19.

Durant la deuxième vague de la pandémie, ces lits ont été largement utilisés à Sherbrooke, alors que jusqu’à 80 patients atteints de la COVID-19 ont été hospitalisés dans les lits de courte durée et jusqu’à 12 patients en même temps se sont trouvés aux soins intensifs (voir graphique).

Augmentation importante à venir

Il y a aujourd’hui une quinzaine de patients hospitalisés pour lutter contre la COVID-19, mais les projections de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) laissent entrevoir une augmentation importante au cours des prochaines semaines.

Le personnel de l’urgence avait alors eu le choix d’aller travailler dans d’autres salles d’urgence, dont l’Hôtel-Dieu ou l’Hôpital Fleurimont à Sherbrooke, ou encore dans les salles d’urgence de Magog, Asbestos et Coaticook.

Pendant la période de fermeture de l’urgence, la population de la MRC du Val-Saint-François est invitée à se rendre au service d’urgence qui est le plus près de son domicile, soit à l’Hôpital Fleurimont, à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, à l’Hôpital, CLSC et Centre d’hébergement d’Asbestos ou à l’Hôpital de Granby s’il y a urgence.

Pour un besoin non urgent, la population est invitée à communiquer avec son médecin de famille ou au 1 877 644-4545 en présence de fièvre, de toux, d’essoufflements ou d’autres symptômes qui s’apparentent à la grippe.

BRP offrira des vaccins à Valcourt

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BRP offrira des vaccins à Valcourt

Viatka Sundborg
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Le Québec s’est engagé dans une réelle course à la vaccination dans le but de freiner la pandémie. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé, jeudi, l’arrivée de premiers pôles de vaccination en entreprise. BRP, situé à Valcourt, a répondu à l’appel et sera le premier pôle de vaccination en région.

BRP a rapidement manifesté son intérêt pour le projet. « En fait, dès l’appel du gouvernement, en mars dernier, nous avons fait part de notre intérêt à participer aux efforts visant à accélérer la vaccination de la population du Québec. Nous avons toujours joué un rôle de premier plan dans le développement économique et social du Québec, et nous sommes fiers de poursuivre cette tradition en prenant une part active dans la lutte contre cette pandémie mondiale », explique Elaine Arsenault, conseillère principale, relations avec les médias pour l’entreprise.

« Chaque pôle assurera la vaccination des employés de l’entreprise responsable de sa mise en place et de ses partenaires, les employés des entreprises situées à proximité ainsi que leurs familles respectives. La population aura également accès à la vaccination dans ces pôles. Chaque pôle de vaccination en entreprise s’engage à vacciner de 15 000 à 25 000 personnes, du mois de mai au mois d’aout », explique le gouvernement du Québec dans un communiqué.

À l'aréna

Une vaccination massive comme celle demandée aux nouveaux pôles de vaccination en entreprise représente un défi logistique de taille. BRP compte utiliser l’aréna de Valcourt afin de s’en servir comme centre de vaccination. 

« Grâce entre autres à l’appui de la communauté, de la Ville de Valcourt et de plusieurs de nos employés, nous allons mettre les ressources nécessaires afin d’être en mesure d’ouvrir une clinique de vaccination rapidement », ajoute Mme Arsenault. 

Selon l’entreprise, cette nouvelle mesure sera chaudement accueillie par la communauté. « Nous entretenons des liens très étroits avec la communauté de Valcourt et des environs ainsi qu’avec nos employés. Depuis le début de cette pandémie, la santé et la sécurité sont au cœur de nos actions et nous sommes heureux de répondre présents et de faire notre part cette fois-ci encore », précise-t-elle tout en ajoutant que BRP souhaite continuer de travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales.

L’association des Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) se réjouit de la grande participation des entreprises manufacturières à cette opération de vaccination de masse au Québec. « Plusieurs des pôles de vaccination identifiés aujourd’hui sont menés par des entreprises manufacturières et c’est une fierté de constater à quel point elles mettent la main à la pâte pour déployer cette opération. Elles investissent temps et argent pour contribuer à cet effort de solidarité sans précédent visant à accélérer la vaccination de la population générale », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale des MEQ, par voie de communiqué. 

MEQ précise que plusieurs autres entreprises manufacturières ont également démontré leur intérêt à participer à cette opération et contribueront par le biais de ressources humaines ou matérielles à ces pôles de vaccination.