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À la conquête du ciel
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À la conquête du ciel
Alors que plusieurs ces jours-ci lèvent les yeux au ciel lorsque la nuit tombe pour profiter du spectacle des perséides, d’autres scrutent l’obscurité à longueur d’année avec des visées bien différentes. Certains participent à la conquête alors que d’autres cherchent les explorateurs venus d’ailleurs. La Tribune vous amène cette semaine à la rencontre de passionnés du ciel et de ses mystères.
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NGC Aérospatiale en mode lunaire

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NGC Aérospatiale en mode lunaire

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Alors que plusieurs ces jours-ci lèvent les yeux au ciel lorsque la nuit tombe pour profiter du spectacle des perséides, d’autres scrutent l’obscurité à longueur d’année avec des visées bien différentes. Certains participent à la conquête alors que d’autres cherchent les explorateurs venus d’ailleurs. La Tribune vous amène cette semaine à la rencontre de passionnés du ciel et de ses mystères.

L’entreprise sherbrookoise NGC Aérospatiale pourrait avoir un grand rôle à jouer dans une prochaine mission lunaire organisée conjointement par l’agence russe Roscosmos et l’Agence spatiale européenne. 

« Il y a de bonnes chances que ce soit le cas! se réjouit le PDG de NGC Aérospatiale et professeur de génie électrique et de génie informatique à l’Université de Sherbrooke, Jean de Lafontaine. Le financement a été approuvé, le Canada a fait sa contribution financière. Les probabilités sont donc très grandes. Il peut toujours arriver une autre pandémie, qui ferait en sorte que la mission soit reportée. Mais pour l’instant, le projet va de l’avant et l’appel d’offres sortira sous peu. Et nous avons de très grandes chances d’être le sous-traitant qui permettra le succès de la mission. On va atterrir à un endroit plutôt rock and roll. Notre système va diriger le véhicule vers l’endroit le plus sécuritaire pour l’atterrissage. »

Il est encore difficile cependant de dire exactement quand le véhicule de la mission nommée Luna-Resurs s’envolera pour la Lune. Habituellement, la phase de construction pour une telle mission se prévoit dans un horizon de trois ans.

NGC Aérospatiale devrait fournir le logiciel d’évitement d’obstacles. « On est embarqués dans cette mission. La compétition va commencer bientôt pour la construction du véhicule qui ira sur la Lune. L’appel d’offres était censé sortir ces jours-ci. Dans l’appel d’offres, ce sont nos documents de NGC qui sont en référence. L’agence spatiale européenne recommande au futur constructeur du véhicule de travailler avec nous pour le système d’évitement d’obstacles », explique le Pr de Lafontaine, qui ajoute que l’Agence spatiale canadienne a été d’une grande aide en soutenant la mission.

L’alunissage s’effectuera donc au pôle sud de la Lune pour détecter s’il y a de l’eau. 

NGC pourrait également aller sur la Lune par le biais d’entreprises privées comme Moon Express aux États-Unis ou Ispace au Japon. 

Technologie

La technologie développée par NGC Aérospatiale qui serait utilisée dans cette mission lunaire sert à détecter et éviter les obstacles de manière autonome. « Les meilleures cartes lunaires qu’on a, elles sont environ à 200 mètres, explique le Pr de Lafontaine. Donc on ne voit pas les roches d’un mètre ou deux qui peuvent être dangereuses à l’atterrissage. Les atterrissages des Apollos ont été choisis dans des endroits assez sécuritaires, dans des plaines où on savait qu’il n’y avait pas trop de risques. Mais pour les missions futures, ils veulent aller dans des endroits assez accidentés, car il y a de l’intérêt scientifique. Quand une météorite a relevé le sous-sol de la Lune, c’est là qu’on voulait atterrir, car c’est là qu’on voulait aller voir la géologie profonde de la Lune. Ce ne sont pas des endroits convenables pour des véhicules qui ne font pas attention aux dangers qui l’attendent. »

L’entreprise sherbrookoise développe donc cette technologie depuis 2001. « On a un lidar, qui est comme un radar. Il mesure des distances avec un faisceau laser très fin. On balaie ce faisceau rapidement sur la surface et on crée en temps réel une carte 3D. Notre logiciel prend cette carte pour détecter la pente, la rugosité du sol, la grosseur des roches. On le fait pendant la descente. On peut donc détecter les endroits dangereux et rediriger l’atterrisseur vers l’endroit sécuritaire », explique le PDG de l’entreprise, qui utilise également une surface artificielle représentant la lune dans son laboratoire situé sur le boulevard Industriel. 

La technologie est au point. Elle a été testée avec des véhicules aériens sans pilotes et avec des hélicoptères. Cette technologie sera aussi appliquée sur la terre, pour que les drones puissent atterrir dans des endroits difficiles après les tremblements de terre ou des inondations.

Quand le Pentagone sème l’émoi [VIDÉO]

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Quand le Pentagone sème l’émoi [VIDÉO]

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
Le Pentagone a causé tout un émoi en avril avec la diffusion de trois vidéos prises par des pilotes de la Marine américaine montrant des rencontres en vol avec ce qui semble être des ovnis. Le département américain de la Défense expliquait que ces phénomènes aériens, captés en 2004 puis en 2015, étaient qualifiés de « non identifiés ».

Même si ces vidéos circulaient déjà depuis un moment, notamment après avoir été rendues publiques par le New York Times, leur diffusion officielle par le Pentagone a suscité de l’intérêt partout sur la planète, chez les adeptes d’ufologie, mais également dans la population en général.

« Une découverte extraordinaire nécessite des preuves extraordinaires»

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« Une découverte extraordinaire nécessite des preuves extraordinaires»

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
 Vous y croyez vous aux ovnis? »

Cette question, l’astrophysicien Robert Lamontagne se la fait poser souvent. Au quotidien alors qu’il était professeur et animait des conférences, mais encore plus lorsque les médias font état de la découverte d’une possible « preuve » de l’existence des extraterrestres. 

« La présence des ovnis n’est jamais bien loin dans la tête des gens pour expliquer un phénomène inexplicable. C’est normal, les gens veulent y croire. Croire aux ovnis, ça répond à deux grandes questions de l’Homme : pourquoi sommes-nous là et sommes-nous seuls? » souligne le coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec, maintenant retraité de l’enseignement.

Donc, il y croit ou non?

« Oui je crois qu’il y a de la vie ailleurs dans l’espace, mais je n’en sais rien, admet-il simplement. Il n’y a jamais eu une seule preuve de vie extraterrestre, mais nous avons de bonnes évidences pour y croire. La vie sur terre, c’est un peu comme une recette... Si on mélange les ingrédients de la même façon ailleurs, on peut se permettre de croire qu’il y aurait de la vie ailleurs. »

Mais de là à penser que les extraterrestres sont assez évolués pour venir nous visiter sans se faire pincer, il y a un pas que l’astrophysicien n’est pas prêt à franchir. 

Regarder le ciel autrement

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Regarder le ciel autrement

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
En signant la collection de livres Québec insolite, Danielle Goyette a écrit sur les fantômes, les maisons hantées, les monstres d’eau douce, le vaudou et les histoires de sorcières, entre autres sujets pétris de mystère.

Reste que ce sont les ovnis qui ont laissé l’empreinte la plus forte dans l’imaginaire de l’auteure et journaliste estrienne. 

« C’est le thème le plus fascinant sur lequel j’ai écrit pour cette collection », résume celle qui a aussi enchaîné les animations sur le sujet dans les écoles et les bibliothèques. 

Aux personnes intriguées par les secrets que cache la voûte céleste, elle rappelait alors ceci : l’acronyme ovni désigne un objet volant non identifié. 

« C’est important de le rappeler parce que ça veut dire qu’on peut apercevoir quelque chose dans le ciel qu’on est incapable d’identifier. Ça correspond à la définition d’un ovni, mais ça ne réfère pas nécessairement à la soucoupe volante telle qu’on se la figure. »

Pour se documenter, la journaliste, aussi rédactrice en chef de L’Écho de Compton, a discuté avec des sommités d’astronomie. Au fil de ses entrevues avec tous ces spécialistes du firmament, elle a répertorié différents phénomènes qui peuvent paraître étranges au premier coup d’œil, mais qui s’expliquent de façon tout à fait logique.  

« Au cours des dernières décennies, beaucoup de choses sont apparues dans le ciel et peuvent prêter à confusion. Je pense, par exemple, aux ballons-sondes pour la météo, gonflés à l’hélium. Il arrive que le câble se brise et que le ballon s’élève en hauteur, produisant un drôle d’effet. »

Les drones se sont aussi multipliés dans le paysage. 

« Ceux de l’armée, particulièrement, peuvent voler très haut. Leur forme peut faire penser à un vaisseau extraterrestre. »

Phénomènes étranges, explications logiques 

La fameuse station spatiale internationale, qui fait le tour de la terre en 90 minutes, entraîne aussi parfois des méprises. « Elle se déplace à une vitesse de 28 000 km/heure, remarque Mme Goyette. De loin, elle peut ressembler à une météorite ou à une soucoupe et comme elle passe 16 fois par jour dans le ciel, ça peut prêter à confusion. »

Même chose pour la scintillante planète Vénus, les fusées éclairantes, les nuages lenticulaires et certaines étoiles filantes, précise Danielle Goyette. 

« L’une des choses que j’ai apprises après avoir pu m’entretenir avec un lieutenant-colonel de l’armée, c’est l’existence d’hélicoptères furtifs, poursuit-elle. Ils sont entièrement noirs et sont utilisés, par exemple, pour rechercher un prisonnier qui se serait évadé. Ces hélicoptères volent à très basse altitude, dans les champs et sans lumière. S’ils ont l’impression qu’ils s’approchent du fugitif, ils allument des phares très imposants. Quelqu’un qui se promène en auto et qui voit apparaître ces faisceaux lumineux peut avoir l’impression d’avoir assisté à l’atterrissage d’une soucoupe volante. » 

Subsiste LA grande question : les extraterrestres existent-ils? 

L’affaire Roswell, au Nouveau-Mexique, ou bien l’incident du lac Falcon, au Manitoba, font partie des nombreuses histoires étranges qui ont alimenté croyances et suppositions quant à la possible visite de petits bonshommes verts dans divers coins du globe. 

« L’affaire, avec tous ces témoignages, c’est que rien n’est jamais clairement démontré, dit Mme Goyette. Dans mon livre, j’ai rassemblé différentes informations qui permettent de comprendre ce qu’on aperçoit parfois au-dessus de nos têtes. Après ça, je ne dis pas que les extraterrestres existent ou non. Ça reste un mystère. Je ne vois pas pourquoi on serait seuls dans le vaste univers, mais le fait est qu’on ne le sait pas. » 

Des étoiles plein les yeux

Le Mag

Des étoiles plein les yeux

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Chaque année, le passage des perséides éveille l’intérêt des astronomes, amateurs et professionnels, ainsi que des astronomes d’un soir. Cette année, en raison du contexte sanitaire, l’accès aux observatoires est restreint et les festivals d’observation du passage de cet essaim de météores sont, pour la plupart, annulés. La chasse aux étoiles sera vraisemblablement plus complexe cet été, mais tout de même possible.

Notamment, grâce à la complicité des clubs d’astronomes amateurs de Québec et de la Rive-Sud qui ont accepté de partager leurs astuces pour s’adonner à l’observation du ciel nocturne à moins d’une heure de route de la capitale et sans avoir besoin d’équipement professionnel.

Toutefois, il est bien d’avoir avec soi une source de lumière, plus puissante qu’un téléphone, puisque vous risquez de vous retrouver dans des endroits très sombres. Cela vous permettra aussi de réserver la batterie de votre téléphone intelligent pour l’utilisation d’applications utiles à l’observation du ciel, tel Sky Map qui permet de s’orienter et d’identifier ce que l’on voit.

Que peut-on observer?

Plusieurs objets et phénomènes sont distinguables à l’œil nu : c’est d’ailleurs ce qui rend le passage des perséides si populaire! Ces météores visibles dès le 20 juillet jusqu’au 25 août tiennent leur nom de la constellation de Persée d’où elles semblent provenir, explique le président du club d’astronomie Véga, Philippe Moussette. Les perséides atteindront leur visibilité maximale les 12 et 13 août prochains.

E.T. et autres bobines cosmiques

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E.T. et autres bobines cosmiques

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Classique parmi les classiques des années 1980, E.T. l’extra-terrestre a marqué toute une génération de jeunes cinéphiles fascinés par l’improbable histoire d’amitié entre le jeune Elliot et son curieux pensionnaire spatial. Oui, les effets spéciaux sont dépassés. Oui, quantité de films ont depuis revisité le sujet avec brio. Reste que, dans le cœur de plusieurs, la bobine de Steven Spielberg niche dans une catégorie à part. Vous faites d’ailleurs peut-être partie des chanceux qui ont mis la main sur des billets pour la projection à la belle étoile qu’organise ce samedi la Maison du Cinéma. Sinon, pas de souci, même si l’événement affiche complet, rien ne vous empêche d’orchestrer votre propre soirée de cinéma intergalactique avec, au menu, votre film de science-fiction préféré.
<em>Premier contact</em> (<em>Arrival</em>), 2016