Il y a maintenant plus de téléphones intelligents sur la planète qu’il y a d’humains. On compte également des milliards de télévisions, de tablettes, d’ordinateurs... qui finiront tous un jour ou l’autre par être obsolètes.
Il y a maintenant plus de téléphones intelligents sur la planète qu’il y a d’humains. On compte également des milliards de télévisions, de tablettes, d’ordinateurs... qui finiront tous un jour ou l’autre par être obsolètes.

Et s'entassent les déchets...

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
Il y a maintenant plus de téléphones intelligents sur la planète qu’il y a d’humains. On compte également des milliards de télévisions, de tablettes, d’ordinateurs... qui finiront tous un jour ou l’autre par être obsolètes.

Un rapport de l’ONU révèle que 53,6 millions de tonnes métriques de déchets électroniques ont été produites en 2019, soit l’équivalent de 350 navires de croisière. Seuls 17,4 % des déchets électroniques ont été collectés et recyclés durant cette même période, ce qui signifie qu’une valeur estimée à 57 milliards de dollars d’or, d’argent, de cuivre, de platine et d’autres matériaux de grande valeur et récupérables ont été déversés ou brûlés plutôt que traités ou réutilisés.

Au Québec en 2019, l’Association pour le recyclage des produits électroniques — derrière la campagne Les Serpuariens — a récolté 20 153 tonnes de produits électroniques en fin de vie utile, soit 2,5 kg par personne. 

Les déchets électroniques qui ne sont pas disposés aux bons endroits causent un problème environnemental sérieux : les métaux lourds comme le plomb ou le mercure qu’ils contiennent contaminent l’environnement. De plus en plus de groupes de pression tels que le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets élèvent leur voix pour exiger une réglementation plus sévère quant à la récupération des déchets électroniques.