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20 ans après l'an 2000 : la technologie
20 ans après l'an 2000 : la technologie
Nous sommes encore très, mais très loin des robots dans les films de la série Terminator. Pour l’instant les intelligences artificielles peinent à différencier un chien d’un chat.
Nous sommes encore très, mais très loin des robots dans les films de la série Terminator. Pour l’instant les intelligences artificielles peinent à différencier un chien d’un chat.

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Skynet qui pourchasse les derniers survivants de l’espèce humaine et qui envoie des robots dans le passé dans Terminator ou les machines dans La Matrice qui utilisent l’être humain comme des batteries : l’intelligence artificielle (IA) est souvent à l’origine de scénarios catastrophes dans les œuvres de science-fiction. Mais doit-on vraiment avoir peur de l’évolution de l’IA?

« Il ne faut pas avoir peur, mais il faut être prudent, lance Jean-Sébastien Dessureault, spécialiste en IA. Il n’y a pas de scénarios catastrophes imminents. Et même dans ces scénarios catastrophes, on ne parle pas de Terminator, qui est un scénario extrême. En ce moment, nos intelligences artificielles peinent à distinguer un chien d’un chat. »

Pour M. Dessureault, la meilleure représentation de l’IA au cinéma s’est fait dans le film Her mettant en scène Joaquin Phoenix, Amy Adams et Scarlett Johansson.

« C’est un peu plus réaliste, souligne-t-il. On pourrait imaginer Siri ou Alexa de cette façon dans 50 ans. Je ne dis pas que ça va arriver, mais ça a beaucoup plus de chance d’arriver que Terminator. »

Faible vs forte

Pour l’instant, le développement de l’IA en est encore au stade « faible », c’est-à-dire un stade spécialisé.

« Une machine peut jouer aux échecs ou conduire une automobile ou avoir une conversation, explique M. Dussureault. Elle peut faire ça, mais seulement ça. On ne va pas demander à l’IA de jouer une partie d’échecs et de conduire une automobile. Ça ne fonctionne pas. »

C’est tout le contraire de l’humain qui peut mener à bien plusieurs tâches différentes et même s’adapter en temps réel à une situation inconnue. 

« Quand on sera rendu là, ce sera une IA "forte", indique M. Dessurreault. C’est un peu le saint Graal de l’intelligence artificielle. On a quelques pistes, mais on n’est pas si proche que ça. »

Pour M. Dussereault le futur de l’intelligence artificielle passe toutefois par la collaboration 

avec d’autres disciplines.

« L’intelligence artificielle va venir prêter main-forte à d’autres techniques dans d’autres domaines comme en bio-ingénierie avec les prothèses. Ça servira aussi en administration ou en bio-informatique où on analyse le génome humain. »

Déclaration de Montréal

Comme avec toute technologie, des risques sont présents. La déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle vient ainsi mettre certaines balises quant au développement de l’IA.

Cette déclaration énonce 10 principes fondamentaux du développement de l’IA dans les prochaines années. La protection de la vie privée, l’inclusion de la diversité, la protection des principes démocratiques et le développement soutenables vont partie de ces principes.

« C’est pour assurer que l’humain demeure au centre des développements en IA », résume Jean-Sébastien Dussereault.