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Colin Pratte, chercheur associé à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques qui étudie depuis longtemps l’industrie du gaz naturel liquéfiée (GNL)
Colin Pratte, chercheur associé à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques qui étudie depuis longtemps l’industrie du gaz naturel liquéfiée (GNL)

« L’industrie gazière canadienne doit trouver de nouveaux débouchés pour sa ressource »

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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Selon Colin Pratte, chercheur associé à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques qui étudie depuis longtemps l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL), « du point de vue de l’industrie gazière canadienne, principalement située dans l’Ouest canadien, la question de l’exportation du gaz naturel est cruciale. C’est ce qui explique la naissance de projets de gaz naturel liquéfié parce que ces terminaux d’exportation permettent d’atteindre de nouveaux marchés, autrement inaccessibles », enseigne-t-il.

Il explique que les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de gaz naturel au monde à la suite de « la révolution du gaz de schiste ». Cette circonstance rend donc « moins possible pour l’industrie gazière canadienne d’exporter son gaz naturel à son premier importateur historique, elle doit donc trouver de nouveaux débouchés à sa ressource ».  

À ce jour, il n’existe pas encore d’infrastructure de liquéfaction de gaz naturel au Canada. M. Pratte explique que si le Canada était en mesure de se doter d’infrastructures d’exportation de gaz naturel liquéfié sur la côte est et sur la côte ouest, « l’industrie gazière canadienne sera en mesure d’augmenter sa production d’environ 50 % d’ici 2040 ».

En revanche, en l’absence de ces infrastructures, « les projections de la Régie de l’énergie du Canada estiment que la production gazière canadienne va stagner et rester au même point qu’en 2020 ». C’est donc, selon lui, cet enjeu majeur qui permet d’expliquer pourquoi il y a plusieurs projets de construction de terminaux de liquéfaction au Canada.

M. Pratte ne pense pas que la survie de l’industrie soit en jeu. « C’est juste une activité économique moins profitable, car moins grande ».

Selon M. Pratte, les principales retombées économiques de l’industrie gazière au Canada sont « au moment de la phase d’extraction de la ressource, principalement dans les provinces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta ». Les activités économiques reliées aux transports, à la liquéfaction et à l’exportation de la ressource sont « minimales comparativement aux retombées économiques générées par l’extraction de la ressource ».