Vive le chrysotile!

Il est déplorable que certains soient porteurs de revendications pour le bannissement total du chrysotile. Ce sont des organismes ou partis politiques qui s'érigent en juge du bien et du mal. Ils réclament la fin d'une industrie en omettant par ignorance ou volontairement de dire que les dangers qu'ils décrivent n'existent plus avec l'exploitation du chrysotile issu de la serpentine, contrairement à l'amiante traditionnel issu des amphiboles.
La différence de la composition chimique de ces deux produits est majeure, puisque contrairement à l'amiante des amphiboles qui n'est plus exploité et interdit au Québec depuis les années 70, des études sur la biopersistance ont démontré que le chrysotile a une durée de vie très limitée à l'intérieur du corps contrairement aux autres fibres et produits de remplacement, d'après une étude de Hesterberg publiée en 1998.
D'autres études sont révélatrices au sujet du chrysotile et de ses répercussions sur la santé. Celle de H. Weill et de J.M. Hugues, respectivement médecin et biostatisticien de l'université de Tulane à La Nouvelle-Orléans, écrite en collaboration avec le pathologiste A.M.Churg de la Colombie-Britannique, démontre encore une fois que c'est une exposition aux amphiboles et non au chrysotile qui causerait le mésothéliome. (...).
Cette découverte est contraire à la crainte internationale voulant que les cas de maladies reliées aux amphiboles augmentent au cours des prochaines années, ou même des prochaines décennies (...). Avec l'utilisation du chrysotile, les maladies reliées à l'amiante sont en diminutions constantes et tout nous assure qu'elles continueront de régresser dans le futur. (...)
Mentionnons d'autre part que l'EPA (Environmental Protection Agency) n'a pas de restriction quant à la fabrication et l'utilisation de chrysociment. L'Organisation mondiale de la santé reconnaît l'apport du chrysociment pour le développement économique ainsi que l'Organisation internationale du travail. (...)
Le Québec demeure un exemple de l'utilisation sécuritaire du chrysotile en imposant non seulement des normes sécuritaires au Québec, mais en obligeant les autres pays producteurs d'emboîter le pas dans cette même voie pour la protection de la santé publique.
Le gouvernement du Québec a adopté à l'unanimité en 2002 une politique visant l'utilisation sécuritaire et accrue du chrysotile et des produits en contenant. (...). En 2005, une motion sur l'utilisation sécuritaire du chrysotile fut déposée au sous-comité de l'industrie et du commerce international à la Chambre des communes et adoptée à l'unanimité, incluant donc le NPD.
Marc Boulianne
Député de Frontenac (1998-2003) Assemblée nationale,
Député de Mégantic-L'Érable (2004-2006) Chambre des communes.