Vaudeville à l’hôtel de ville

Lors de la dernière séance du conseil, nous avons assisté à un spectacle lamentable de la part des élus, une tragicomédie inédite depuis la fusion. En effet, les citoyens ont été carrément brimés dans leurs droits. Est-ce que Mme Bergeron a les compétences pour présider une assemblée? La réponse se traduit par la négative, car au cours de cette séance, nous avons tous vu qu’elle ne connaît absolument pas les règles élémentaires du code Morin. Les seules règles que la conseillère de Brompton connaît, les seules règles qu’elle respecte, ce sont celles qui lui permettent de censurer les citoyens. En cela, elle a été suivie par le parti fantôme des conseillers dépendants.

Mais que dire du maire? Que dire de cet individu qui, à deux reprises, a tenté de mentir publiquement en imputant des faussetés sur le compte de Mme Beaudin? Aurait-il fallu qu’elle se laisse accabler, qu’elle laisse le maire dire n’importe quoi sur son compte? Cette dernière s’est défendue et pour ma part, j’estime qu’elle a bien fait. À mon sens, c’est la seule qui se tient debout dans cette assemblée, c’est la seule qui propose des idées. Les autres ne font que tamponner les décisions prises par le comité exécutif, des tampons, faut-il le rappeler, qui se sont eux-mêmes accordé une généreuse augmentation de salaire. 

En fin de séance, au bord de l’hystérie, le visage empourpré par la colère, Mme Berthold a dit : « J’ai honte de siéger dans cette assemblée. » Depuis la place des spectateurs, je n’ai pu m’empêcher de lui répondre que nous aussi, les citoyens, nous avons honte d’eux. C’est ce qui m’a valu d’être expulsé, de quitter « la scène » comme l’a dit le maire. Une petite mesure d’un petit maire.  

Pascal Cyr
Sherbrooke   

La patience est un faible coût pour la démocratie

J’ai assisté au dernier conseil municipal de Sherbrooke qui a été assez mouvementé à la suite de décisions pour limiter les questions relatives à la vente du parc Willie-Bourassa-Auger. Le nombre de questions a été limité sous prétexte que la période de questions ne devait pas dépasser une heure selon un règlement du conseil municipal. L’évocation de ce règlement m’a surpris puisque le conseil précédent, sous l’ex-maire Bernard Sévigny, ne l’avait jamais utilisé même pendant les longues séances de questions relatives à la gouvernance.

Cela m’a amené à me questionner sur le message que le conseil actuel donne lorsque des citoyens se déplacent et se font refuser leurs questions? Quel message donne-t-il à la démocratie? Nous devons intéresser les citoyens au monde municipal et c’est uniquement en les faisant participer, pas en les excluant. La démocratie est exigeante pour nos élus et demande des sacrifices de leur temps. Cependant, c’est un coût que nos élus doivent payer pour avoir une démocratie participative et vivante. (...)

Raymond Gaudreault
Sherbrooke