Valoris! Tous responsables!

Depuis le dépôt de la vérificatrice générale, les élus se scandalisent de la situation financière de Valoris. Comme l’a dit Mme Annie Godbout : « c’est un fiasco! »

Actuellement, toutes et tous tombent des nues. Mais comment une telle chose a-t-elle bien pu se passer? Comment les choses ont-elles pu tomber jusqu’à ce point? Tous se posent ces questions. Évidemment, il est de bon ton de dire que c’est de la faute de Bernard Sévigny et c’est vrai qu’il porte une large part de responsabilités dans cette affaire. Par contre, le maire ne gouvernait pas seul. Il faut se rappeler que parmi les élus qui, en ce moment, s’arrachent la chemise sur le dos, certains étaient présents dans le conseil précédent. On se rappellera que Mme Annie Gobout, Mme Chantal L’Espérance, Mme Danielle Berthold, M. Marc Denault, M. Julien Lachance, M. Rémy Demers et Mme Nicole Bergeron siégeaient au conseil municipal à cette époque.  

Peut-on savoir ce qu’ils ont fait pendant toutes ces années? À l’époque, ces gens-là étaient bien contents de laisser Hélène Dauphinais se péter la gueule chez Valoris. Ils étaient bien contents de ne rien voir, de ne pas poser de questions alors que déjà, même dans l’esprit du moins perspicace des observateurs, c’était la chronique d’un désastre annoncé. Aujourd’hui, ils s’étonnent du fiasco alors qu’ils en sont les véritables responsables de par leur silence coupable. Être conseiller municipal, cela ne consiste pas seulement à quémander des bouts d’asphalte et des tronçons de trottoirs afin de se faire réélire dans quatre ans. Un conseiller municipal doit poser des questions, les questions qui fâchent et plus précisément, celles qui ne font pas l’unanimité. Ce qui se passe en ce moment, Bien sûr, avoir raison avant tout le monde c’est avoir tort et malheureusement, celles et ceux qui s’y risquent sont aussitôt qualifiés de « chialeux ». Belle démocratie en vérité!  

Pascal Cyr
Sherbrooke