Une Tribune inspirante

Je lis La Tribune chaque jour. J’étais surpris, le samedi 23 juin, des photos noir et blanc en couverture et ailleurs dans le numéro : inhabituel et austère (NDLR : l’absence de couleur a été créé par un bris aux presses du journal). Mais de nombreux articles retenaient l’attention.

La chronique de David Goudreault, Bonne fête Nation!, remarquable comme très souvent et que j’aimerais avoir écrite! L’éditorial de Brigitte Breton, Un semblant de sécurité, où elle a tellement raison de privilégier l’humanité plutôt que la satisfaction populiste. La chronique d’Yves-François Blanchet, très originale, où il rapproche le drame des enfants immigrants séparés par Trump aux États-Unis de celui des enfants autochtones séparés qui nous concerne directement.

Mais aussi l’article «Les fausses images d’un vrai drame» (p.18) qui nous rappelle notre devoir de vigilance face à tout ce qui circule dans les médias (dont les médias sociaux). La double chronique de Steve Bergeron, Savoir des choses et Pas si «icone» que ça (pp. W6 et 38) qui rappelle l’importance et la fragilité de la culture et de la langue. Ou le reportage Plein air de Ronald Martel, Tout quitter pour marcher, qui présente une personnalité chaleureuse et motivante.

Dommage qu’on retombe dans les actualités judiciaires (qui prennent vraiment beaucoup de place, surtout en semaine) en page 37, avant de terminer le journal comme on l’avait commencé : en noir et blanc! Mais au total, un excellent numéro : bravo à toute l’équipe.

Dominique Boisvert
Scotstown

Et nous enfers fiscaux...

La récente étude de l’Agence du revenu du Canada, ayant trait à nos Canadiens qui placent des milliards de dollars dans des soi-disant paradis fiscaux pour eux ou des soi-disant enfers fiscaux pour l’ensemble de la population du Canada, nous révèle un honteux scandale patriotique et irresponsable de la part de cette minorité, qu’aucun pays ne devrait avoir en son sein.

Comment imaginer qu’un citoyen qui a fait fortune au Canada - grâce aux Canadiens - au lieu de verser à leur gouvernement les impôts qui leur sont dûs - les envoie dans un ou des paradis fiscaux avec un désir inaliénable de ne pas rendre au peuple canadien ce qui lui est dû.

En fait, une basse façon de leur dire merci, ayant trait à leur confiance à son égard.

Ces 3 milliards de dollars cachés pourraient, nous dit-on, permettre la réalisation de bien des projets indispensables pour le bien-être des Canadiens dont, entre autres, la construction de plus de 74 738 logements abordables en faveur des personnes ainées à faible revenu.
Donc, ces individus font souffrir des bâtisseurs de notre Canada en expédiant dans des paradis fiscaux des sommes leur appartenant entièrement.

Ainsi, que l’on verse aux Canadiens ce qui revient aux Canadiens, et fin aux enfers fiscaux.

Réjean Beaudoin
Sherbrooke