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Une solution innovante à la pénurie de main-d’œuvre

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Le Nouvelliste
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OPINIONS / L’auteur, David Caron, est directeur général du Groupe Probex. Il réagit ici à la lettre du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité, Jean Boulet, intitulée «Ottawa doit agir immédiatement», publiée le 29 mai dernier.

À la lecture de la lettre ouverte de M. Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du 29 mai dernier, il me semble opportun de mettre en lumière la proposition que le Groupe Probex lui a présentée au mois de juin 2020 et qui a conduit à une rencontre avec les membres de son équipe au mois de février 2021.

Je partage la démarche du ministre concernant la nécessité que le gouvernement du Canada participe à l’effort de mobilisation de la main-d’œuvre étrangère. Toutefois, je considère qu’il y a parfois un rapprochement à faire entre le défi que peut représenter l’appropriation d’une nouvelle langue, d’une nouvelle culture et le défi de l’intégration et de la participation sociale que vivent de nombreux Québécois.

La structure actuelle de notre système québécois contraint un grand bassin d’individus à l’inactivité et à l’isolement, alors qu’ils pourraient participer à de nombreux projets collectifs dans une zone se situant entre l’aide sociale et l’emploi.

Notre expérience et nos nombreuses collaborations des dernières années dans le secteur manufacturier et agricole démontrent très clairement la contribution hautement significative que peuvent offrir nos stagiaires pour aider les entreprises à pourvoir des postes nécessitant peu de scolarité, de compétences spécifiques et qui impliquent souvent des tâches répétitives.

À défaut de posséder le 100 % des exigences nécessaires à l’atteinte du marché de l’emploi, notre société se prive de la contribution du 25 %, 50 % ou 75 % que peuvent offrir beaucoup d’individus disqualifiés temporairement ou de façon permanente pour l’emploi.

Le Québec s’est doté d’une bonne structure et de bons programmes visant à favoriser l’intégration à l’emploi des personnes présentant diverses limitations. Toutefois, pour l’ensemble des personnes accueillies dans nos services de formation, et ciblées par notre proposition, la principale raison de leur admission n’est jamais la recherche d’un moyen d’améliorer leur situation financière, mais bien d’améliorer leur situation de vie.

En plus de favoriser la participation active des personnes vivant avec diverses problématiques d’adaptation sociale ou présentant des limitations fonctionnelles, le programme proposé au ministre permet à ces individus «catégorisés» comme des personnes invalides ou vivant avec une contrainte permanente à l’emploi, de contribuer, dans le respect de leurs capacités physiques et mentales, à des besoins d’affaires réels.

Devant la réussite de notre modèle d’entreprise sociale, nous avons accompagné notre proposition d’une démarche qui permet de déployer rapidement la structure de nos programmes de formation et de développement à l’échelle du Québec.

Enfin, nous sommes bien conscients que notre proposition ébranle l’équilibre actuel de notre système et qu’elle nécessite une grande volonté politique. Devant les besoins criants de main-d’œuvre, j’invite le ministre à intensifier l’analyse de notre proposition afin d’accélérer son implantation de façon à moderniser la vision inclusive et participative de chaque citoyen québécois à l’économie et à la prospérité de notre société.