Une sensibilité à géométrie variable?

La jeune prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai, chouchou des médias, aurait-elle une sensibilité à géométrie variable comme les Occidentaux branchés? Les journaux nous apprennent qu'elle en appelle à un autre prix Nobel, la Birmane Aung San Suu Kyi, afin que celle-ci condamne les persécutions dont sont victimes les musulmans birmans, les Rohingyas. (...)
Or, Malala ne m'a pas l'air d'avoir le coeur trop brisé par les drames que vivent les minorités non-musulmanes -en particulier les chrétiens - dans les pays musulmans et, particulièrement, dans son propre pays, le Pakistan, car elle n'en a jamais parlé. Les chrétiens y sont pourtant en butte à une discrimination systématique (ou « systémique », pour être à la mode), aux violations des droits et à des attentats meurtriers trop nombreux pour être comptés. (...)
François McCauley, Sherbrooke
Julien Lachance est intègre
Comme plusieurs, je m'intéresse à la campagne municipale qui débute officiellement vendredi à Sherbrooke.
À cet égard, j'ai été agacée par des propos tenus par Mme Nathalie Ramonda, candidate dans le district de Saint-Élie, au sujet de son principal adversaire, Julien Lachance, dans La Tribune du 15 septembre (Une course à cinq).
En évoquant l'implication de la famille Lachance dans le monde des affaires sherbrookois et en soulevant la notion de conflit d'intérêts, Mme Ramonda donne à penser que le conseiller municipal a quelque chose à se reprocher. Or, ce n'est pas le cas.
M. Lachance appartient bel et bien à une famille qui est économiquement et socialement très imbriquée dans le tissu social sherbrookois depuis des décennies, mais il est important de préciser qu'il n'est pas à la tête de l'entreprise familiale de construction résidentielle qui est propriétaire des terrains évoqués par la candidate.
Lorsque M. Lachance déclare son intérêt auprès des instances municipales et durant les délibérations du conseil, c'est justement par souci d'éthique, de transparence et d'intégrité. Et s'il avait enfreint les règles, il se serait fait taper sur les doigts.
Il est louable que des citoyens et citoyennes veuillent contribuer à la vie démocratique municipale en briguant les suffrages. Ce qui est déplorable, c'est la méthode utilisée pour miner la crédibilité de l'adversaire en laissant sous-entendre des choses qui peuvent être trompeuses. (...)
Solange Biron, Sherbrooke