Une ouverture sur le monde

Le Carrefour de solidarité internationale est un organisme sans but lucratif œuvrant en solidarité internationale à travers des projets de développement en partenariat avec des ONG du Sud, l’envoi de stagiaires à l’international et différentes activités d’éducation à la citoyenneté mondiale en Estrie. Depuis maintenant 20 ans, le CSI organise la Simulation de l’assemblée générale des Nations unies (SAGNU), qui rassemble chaque année plus de 100 jeunes des écoles de l’Estrie. Pour ce 20e anniversaire, nous avons le plaisir de faire publier les écrits de jeunes journalistes ayant suivi les travaux de la SAGNU.

En février dernier se déroulait la simulation de l’assemblée générale des Nations Unies, qui réunissait plus de 130 adolescentes et adolescents provenant de 11 écoles différentes partout dans l’Estrie. L’année 2018 marque la 20e édition de cet événement, qui se veut un premier pas vers la politique internationale pour nos jeunes.

Chaque pays est représenté par deux jeunes diplomates qui ont fait des recherches approfondies sur les conditions économiques, sociales ainsi que sur les limitations de leur pays respectif pour être prêt à un éventuel débat. Tout au long de la journée, les jeunes ont participé activement à l’élaboration de résolutions dans leur commission respective. La première commission portait sur la reconnaissance des droits des autochtones tandis que la deuxième commission portait plutôt sur la lutte aux changements climatiques afin de favoriser la sécurité alimentaire. À la fin de la journée, un consensus a été obtenu par les jeunes.

Le projet de la simulation a vu le jour en 1998. Il y a eu très peu de changements dans le déroulement de la journée de la SAGNU en 20 ans. Le concept est resté le même pendant toutes ces années. Depuis le tout début, l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke est associée avec le Carrefour de solidarité internationale pour la réalisation de cette journée. Par contre, avec les années, la formation des jeunes et l’organisation de la journée sont devenues de plus en plus efficaces, surtout avec l’arrivée de l’informatique.

Suite à leur expérience d’un jour dans la peau d’une déléguée ou d’un délégué, les jeunes n’hésitent pas à partager leur expérience avec leurs pairs ce qui augmente la crédibilité du projet. Chaque année, les organisateurs doivent malheureusement refuser de plus en plus d’écoles qui désirent participer à cet événement enrichissant vu le nombre limité de places. Ces raisons expliquent la continuité de ce projet depuis 20 ans. Pour plusieurs élèves, cette journée a semé un goût particulier à la politique internationale et à la diplomatie. Aussi, la journée a permis aux jeunes d’apprendre à négocier et à s’exprimer aisément devant un public.

Jasmine Beaudet et Sarah Mazouzi, secondaire 5
Collège du Sacré-Cœur

Déléguées et délégués de la SAGNU : la préparation demeure la clé du succès

Une bonne déléguée ou un bon délégué de la SAGNU doit non seulement être à l’aise de défendre les intérêts de son pays, mais elle ou il doit aussi savoir bien s’exprimer.

Pour y parvenir, il faut consacrer des heures de préparation, de recherche et d’organisation. En effet, la SAGNU, c’est beaucoup plus qu’une journée.

L’organisatrice de l’évènement et agente d’éducation à la citoyenneté mondiale au Carrefour de solidarité internationale (CSI), Michèle Côté, explique qu’un long processus débute dès le début de l’année dans chaque école secondaire participante.

La personne responsable de l’événement dans chaque établissement scolaire a la responsabilité de recruter les élèves qui seront les membres des délégations.

Par la suite, au début du mois de décembre, des responsables du CSI ainsi que toutes les personnes participantes se rencontrent afin de faire une présimulation. Cette année, c’est le Collège Mont Notre-Dame qui les a accueillies. Durant cette journée, trois ateliers sont proposés à la centaine de jeunes. Cela leur permet de se familiariser avec les autres jeunes et avec les généralités de l’ONU. C’est à ce moment que sont également choisis les pays que les élèves représenteront et les sujets des commissions. Ensuite, les déléguées et les délégués doivent faire de la recherche sur les intérêts et opinions de leur pays pour pouvoir débattre leur point.

Dans le cadre de la 20e édition de l’évènement, la simulation s’est déroulée au Club de golf de Sherbrooke. Selon la conseillère pédagogique de l’École de politique appliquée, Marie-Ève Rouleau, ce qui fait qu’une ou un jeune d’une délégation se distingue des autres est « sa capacité à être un leader positif. Cela lui permet d’écouter les autres et aussi de proposer des idées ».

Selon plusieurs participantes et participants de la SAGNU, il faut également s’être bien préparé à respecter les procédures requises, à parler fort et d’avoir un langage distingué et de bien articuler.

Ève Lessard, secondaire 4
Collège Mont Notre-Dame