Une manne de suppléants pour la CSRS

Dans l’édition du lundi 29 janvier de La Tribune, on faisait état d’un manque de suppléant(e)s flagrant à la CSRS, vraisemblablement davantage dans les écoles primaires.

On y lisait que la CSRS doit parfois faire appel à des étudiantes novices en enseignement (j’imagine au BEPP), mais qu’elle devait aussi ponctuellement se tourner vers du personnel non qualifié (ce qui est tout à fait légal). 

En tant que formateur d’enseignant(e)s au bac en enseignement au secondaire, il m’est apparu quelque peu surprenant de constater qu’on ne semblait pas avoir eu l’idée de faire appel aux jeunes adultes auxquels j’enseigne, lesquels ont pourtant une bonne base en pédagogie, des connaissances dans diverses matières, et des expériences de stage ou professionnelles (ex.: camps d’été) auprès des jeunes. 

Même si le secondaire est visé dans leur formation, de la suppléance au primaire demeurerait assurément une bonne expérience enrichissante. 

Je voudrais par ailleurs souligner qu’il serait opportun pour la CSRS d’optimiser sa façon de recueillir les candidatures pour faire de la suppléance au secondaire, alors que des étudiant(e)s n’ont toujours pas reçu de nouvelle quelques mois après avoir soumis leur dossier en ligne, par exemple. Et je termine en relevant que l’Université Bishop’s offre également des formations en enseignement, tant pour le primaire que pour le secondaire, il y a donc là un bassin de suppléants potentiels à considérer, dont plusieurs sont francophones ou anglophones bilingues.

Vincent Beaucher
Enseignant en éducation à l’UdeS et à Bishop’s