Félix Leclerc en 1957
Félix Leclerc en 1957

Une Fête nationale sans ses piliers fondateurs

POINT DE VUE / Félix Leclerc (1914-1988), Jacques Labrecque (1917-1995), Gilles Vigneault (1928-), Raymond Lévesque (1928-), etc. Comme notre mémoire identitaire est courte et nos racines peu profondes! Pourquoi suis-je obligé de prendre la plume aujourd’hui revendiquer notre devoir de mémoire?

J’ai bien aimé le grand spectacle de notre Fête nationale du 23 juin et tous conviendront combien ce spectacle n’était pas évident en cette période si exceptionnelle et historique de cette pandémie qui continue à hanter nos lendemains!

Chapeau pour l’ingéniosité de son réalisateur et bravo pour toutes ses performances artistiques!

Mais...

Il est impossible, pour le fier et épris de la culture québécoise que je suis et ancien spécialiste en musique auprès de plusieurs générations d’enfants à qui j’ai enseigné Leclerc, Labrecque et sa géographie sonore du Québec, Vigneault et Lévesque pour ne nommer que ces principaux piliers fondateurs, que ces piliers puissent être oubliés ou encore négligés lors de toute Fête nationale.

Nous leur devons et nous nous devons ce devoir de mémoire pour le mieux-être de notre mémoire identitaire à laquelle doivent s’accrocher toutes les autres identités qui ont épousé le devenir du Québec et sont devenues par cœur et pleinement des autres nous-mêmes.

Toutes les générations doivent connaître ces piliers.

«Quand on ne saura plus chanter» (Richard Séguin). Non, non, plus jamais. Ne les négligeons plus. Ne les oublions plus!