Une fable sherbrookoise

Il était une fois un royaume dans lequel les vigilants sujets se butaient parfois à des envahisseurs prenant des formes diverses : quatrième station-service dans un quartier résidentiel, véhicules de course potentiellement bruyants, boîtes postales démesurées dans l’emprise municipale d’une maison privée ou petites bestioles indésirables.

Devant des paysans réclamant aide et réaction adéquate, le roi tentait de calmer le jeu en prétextant que les normes et les édits étaient suivis, que ni lui ni ses chevaliers ne pouvaient être des interlocuteurs appropriés pour freiner les envahisseurs, qu’il était plutôt occupé à exposer, au vu et au su d’autres royaumes, un projet d’aménagement consensuel dans l’espoir d’attirer des regards envieux vers son royaume.  Petit à petit, un fossé se creusait entre les sujets concernés et consternés et le château fort du roi.  Les sujets, qui aspiraient à vivre heureux, ne voulurent pas se «maire-rier».

Au royaume des voyants, le roi peut-il se permettre d’être borgne ?

Jean Fradette, Sherbrooke

Le PLQ et la CAQ: blanc bonnet, bonnet blanc

Depuis le résultat de l’élection partielle du 2 octobre dans la circonscription de Louis-Hébert, plusieurs commentateurs politiques se demandent comment ferait la Coalition avenir Québec (CAQ) pour former un prochain gouvernement si ce parti sortait gagnant du scrutin général de 2018, avec, dans ses rangs, le peu d’élus d’envergure. 

On s’entend pour dire que le gouvernement libéral, depuis les dernières élections, a recruté « les plus forts » ou à peu près au sein de la CAQ : les Barrette, Proulx, Anglade et autres. Puisque ceux-ci se sont joints au Parti libéral du Québec (PLQ) ou, en cours de mandat, ont traversé le parquet de l’Assemblée nationale pour se joindre au gouvernement libéral, et ce, on s’entend, par pur dévouement envers la population du Québec, je suggère que ces mêmes personnes « fortes », le moment venu et sans opportunisme, retraversent le parquet en sens inverse pour sauver la population du Québec! Après tout, la CAQ est la succursale du PLQ.

Michelle Théroux, Drummondville