Guillaume Rousseau

Une attaque gênante

À la suite d’une chronique radio où j’ai commenté le travail de l’ex-élue municipale Hélène Dauphinais, en disant qu’il était parfois bon parfois moins bon, cette dernière y va d’une attaque à mon égard qui est basée sur des faits incomplets ou inexacts. Elle me reproche de commenter la politique alors que je serais proche du Renouveau Sherbrookois et du PQ, de le faire sans que les auditeurs de la radio ne soient informés de cette proximité et de ne pas être objectif.

Concernant le Renouveau, Mme Dauphinais cite les dons que j’ai faits à ce parti entre 2014 et 2016, cependant elle oublie de mentionner mes dons faits en 2017, non seulement à ce parti, mais aussi à une candidate indépendante et à Sherbrooke Citoyen, un parti opposé au Renouveau et réputé plus proche de Québec Solidaire que du PQ.

Elle omet également de mentionner qu’au cours de la dernière campagne électorale municipale, j’ai fait une sortie pour critiquer le maire Sévigny en raison du sous-financement de la Fête nationale par la Ville et que cette sortie de ma part a été l’occasion pour le candidat Steve Lussier de faire savoir que lui avait l’intention de venir en aide à cette fête. 

Quant au PQ, contrairement à ce qu’affirme Mme Dauphinais, je n’agis pas à titre de vice-président dans Sherbrooke. J’y suis beaucoup impliqué, mais à d’autres titres.

Encore là contrairement à ce que laisse entendre Mme Dauphinais, les auditeurs du 107,7 et de Radio-Canada ont été informés en ondes à plusieurs reprises de mon implication au PQ. Par souci de transparence, j’ai même confirmé en direct sur ces deux chaînes être en réflexion sur une éventuellement candidature.

Quant au fait que je manquerais d’objectivité, ce qui ne serait pas problématique lorsqu’on m’invite à faire des chroniques d’opinion, je remarque que Mme Dauphinais n’a soulevé aucune inexactitude dans la chronique qu’elle critique. Normal, cette chronique portait sur la gouvernance régionale, un sujet au cœur de ma thèse de doctorat. Tous les faits cités dans ma chronique étaient exacts et sa conclusion inattaquable : le gouvernement du député Luc Fortin, qui déplore le manque de concertation entre Sherbrooke et Magog et l’occasion ratée d’attirer Ubisoft, a contribué à ce manque de concertation et à cette occasion ratée.

Enfin, je ne partage pas l’avis de Mme Dauphinais selon laquelle les professeurs ne devraient pas faire de chroniques d’opinion. Mon salaire de professeur est payé en partie par des non-universitaires et j’ai bien l’intention de continuer de les servir en vulgarisant le droit et la politique sur diverses plateformes.

Guillaume Rousseau, Sherbrooke