Un souvenir avec le grand Jean

Je veux joindre mon humble voix au concert d'éloges et de sympathies entourant le décès du «grand» Jean Béliveau. J'ai eu l'occasion de le rencontrer souvent, surtout lors de la préparation du rapport de Gilles Néron sur la violence au hockey. Nous étions en 1976. Je travaillais sur le comité d'analyse du travail des arbitres au hockey.
Dans mes démarches, j'ai contacté M. Béliveau pour connaître son avis sur l'arbitrage et sur le contrôle de la violence. Nous avons échangé plusieurs fois sur ce sujet. Il était très préoccupé par l'impact de la violence sur la santé et l'avenir des jeunes joueurs. Il insistait pour que la formation des arbitres soit améliorée (...).
Jean Béliveau n'aimait pas l'accrochage, la retenue ou les bâtons hauts. Il voulait que ça change. Gilles Néron et toute l'équipe prenaient très au sérieux ses commentaires. (...).
Il arrivait souvent que j'aille arbitrer des matchs au Colisée Jean Béliveau de Longueuil et il venait me faire part de ses observations sur la performance des officiels.
Merci Jean pour tes conseils et tes avis. Je garde un souvenir impérissable des nombreuses discussions que nous avons eues. Ta simplicité a conquis tous nos coeurs. Mes condoléances à son épouse Élise, à sa fille Hélène et à ses petites filles.
Jean-Guy Saint-Gelais
Sherbrooke