Un problème de fond

La Grande guignolée des médias est une tradition qui semble avoir de beaux jours devant elle. En effet, les mesures d'austérité, les politiques appauvrissantes et l'inaction générale du gouvernement en matière de lutte à la pauvreté sont durement ressenties par plusieurs personnes qui doivent de plus en plus recourir à la charité pour boucler les fins de mois.
Le premier ministre Couillard nous prouve qu'il vit sur une autre planète quand il prétend que son gouvernement a « littéralement sauvé le Québec ». Comment explique-t-il que le « Bilan-faim » du réseau des Banques alimentaires du Québec révèle une augmentation de la fréquentation des banques alimentaires année après année? En 2016, plus de 400 000 personnes ont eu recours à leurs services chaque mois. Et de plus en plus de ces personnes ont pourtant un revenu d'emploi!
Bien sûr, à court terme, tout le monde souhaite que les banques alimentaires puissent mieux répondre aux besoins des personnes en situation de pauvreté, autant dans le temps des Fêtes que le reste de l'année. Et c'est tant mieux si la Grande guignolée des médias arrive à regarnir un peu les frigos et les paniers de Noël.
Mais nous savons bien qu'il ne s'agit là que d'une réponse temporaire à un problème de fond. Si nous avons à coeur la dignité des personnes et l'amélioration durable de leurs conditions de vie, nous devrions plutôt viser la mise en place de politiques publiques axées sur l'élimination de la pauvreté. C'est ce que propose le réseau des Banques alimentaires du Québec, avec ses recommandations qui vont de l'augmentation du salaire minimum et de l'aide sociale à un meilleur accès à du logement abordable. (...)
Virginie Larivière
Porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté
À tous les payeurs de taxes sherbrookois
Nous avons eu un beau cadeau de nos dirigeants de la Ville de Sherbrooke pour l'année 2017 avec une hausse du compte de taxes de
1,84 pour cent en moyenne. Encore une augmentation qui confirme que le renouveau d'un parti municipal est une fois de plus du tape-à-l'oeil pour prendre le pouvoir et renier ses promesses.
Si les payeurs de taxes ont vraiment le ras-le-bol des belles paroles, il est temps de se préparer à élire des conseillers qui ont à coeur les intérêts des citoyens au lieu de suivre à l'aveugle le maire Bernard Sévigny. Nous, les contribuables, ne sommes pas un guichet automatique, Monsieur le maire!
Bonne année 2017!
Gilles Mercier
Sherbrooke