Un musée pour les Hell’s Angels : une absurdité

Carrefour des lecteurs
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La Tribune
Il faut saluer la prise de position du maire Lussier en faveur de la destruction du bunker de Lennoxville. Avons-nous besoin de maintenir cet édifice debout pour nous souvenir que les Hell’s sont la plus grande organisation criminelle au Canada? La réponse est non!

Beaucoup de citoyens de Sherbrooke ont subi à travers les années les foudres de cette organisation, une organisation qui a des ramifications dans toutes les sphères d’activités criminelles. Le trafic de drogues et toutes les formes de violence, dont le meurtre, pour ne nommer que ces deux éléments.

Le meilleur message qu’on peut adresser à cette organisation de criminels, c’est de raser cet édifice pour leur démontrer que nous n’adhérons pas à leur philosophie.

Quant à la proposition de la conseillère, je pense qu’elle est le résultat d’un manque flagrant de jugement et de réflexion. À toujours vouloir s’opposer et chercher à se définir comme étant la seule alternative, on travaille en vase clos sans bénéficier de la réflexion de ses collègues. 

Oser aborder le maintien de cet édifice en fonction d’un caractère éducatif ou historique, c’est oublier que cette organisation est toujours aussi active et qu’elle continue à faire de nombreuses victimes.

Qu’on rase cet édifice et qu’on en fasse un parc, un espace vert où vous pourrez amener vos enfants et leur dire que le bunker a été détruit parce que la société n’accepte pas les organisations criminelles à Sherbrooke. Voilà l’interprétation qui devrait être faite avec le bunker.


Paulin Aubé

Policier retraité du SPS