Un gaspillage honteux de l’eau potable

Les Québécois feraient partie des plus grands gaspilleurs d’eau potable dans le monde, par rapport à la France, par exemple, qui n’en consomme que 150/litres/jour.

En effet, les seuls Estriens — pourtant entourés de nombreux plans d’eau (trop peut-être?) — en utilisent plus de 400 litres/jour, ce qui s’avère honteux et inacceptable, bien sûr.

Mais comment redresser la barre et amener les citoyens vers une consommation plus disciplinée et plus responsable? Je ne vois qu’une méthode, celle de « l’utilisateur/payeur », dont le contrôle a l’avantage de se faire à la source même du débit, c’est-à-dire à la résidence même du « prédateur » de ce bien commun que constitue l’eau, traitée à grands coûts en plus!

La Ville de Rock Forest, avant sa fusion avec Sherbrooke en 2000, avait déjà montré ce souci d’un meilleur contrôle de la consommation de l’eau potable en imposant l’installation des compteurs d’eau (hydrométriques) qui eurent tôt fait de faire diminuer la consommation de cet or bleu dans chaque résidence.

Hélas, suite à la grande fusion intermunicipale de 2000-01, les élus.es de la nouvelle agglomération métropolitaine esquivèrent le défi d’étendre l’installation des compteurs de cette banlieue à tout le Grand Sherbrooke. Raisons de coûts, évidemment, ou d’un raz-de-marée politique électorale. Surtout que les préoccupations et convictions environnementales appartenaient au domaine de l’insignifiance encore.

Et, pourtant, 20 ans plus tard, l’indifférence environnementale perdure, sauf pour les « belles parades et éclatantes manifestations », comme en septembre à travers le Québec... au nom de l’environnement.

Rien à redire depuis, car on se dit et fait contents et convaincus.

Quant aux actions à poser, on verra plus tard. Faut réfléchir, d’abord! Et bientôt?

« Je ne me souviendrai plus » sera devenu notre nouvel Hymne national, sans doute!

Yvon Côté
Sherbrooke