Un droit de «grève»?

Depuis quelques années, on entend régulièrement le mot «grève» pour désigner les manifestations étudiantes contre des décisions ou des politiques gouvernementales.
Dans mes souvenirs les plus lointains, le mot «grève» était utilisé exclusivement pour désigner les conflits de travailleurs salariés qui revendiquaient l'amélioration de leurs conditions de travail (...). Qu'est-il donc survenu au cours des années pour que les étudiants, qui ne sont pas des salariés, puissent utiliser la «grève» comme expression d'un moyen de pression?
Le Code du travail du Québec a-t-il été modifié sans que l'on s'en aperçoive de façon à autoriser des personnes, n'ayant pas le statut de salariés, à utiliser le terme «grève» pour définir leurs moyens de pression (...)? Et pourquoi les supposés votes de «grève» des assemblées d'étudiants se font-ils à main levée plutôt que par scrutin secret? ...).
Si on souhaite être respecté (...) comme peuple, commençons donc par respecter les autorités en place ainsi que les gens qui nous entourent.
Laurent Rioux
Sherbrooke