Un budget plat et «plate»

Le trop jeune premier ministre Justin Trudeau nous répétait, depuis quelques semaines, son souci d'alléger le fardeau de la classe moyenne. Vous croyez qu'il l'a fait?
Vous êtes naïf et complaisant sur votre sort. Car il n'a rien fait de ce qu'il faisait valoir depuis des semaines, voire des mois, surtout, en ce qui concerne la classe moyenne, cible de ses préoccupations et de ses discours «émouvants».
Voyez le résultat! Notre candeur se transformera demain en indignation, peut-être en colère. Pas de baisse de taxes, disparition du crédit fiscal pour le transport en commun, disparition des Obligations d'épargne du Canada, etc. (...). Et, surtout, une augmentation du déficit à 28,5 milliards $ que nous devrons bien rembourser un jour avec l'aide de nos enfants et d'un prochain «méchant» gouvernement qui sera forcément conservateur et voué à retrouver l'équilibre budgétaire.
Les discours de M. Trudeau étaient-ils mensongers? Il y a lieu de le croire (...). Beaucoup de mots pour noyer les poissons que nous sommes.
Yvon Côté, ex-député fédéral, Sherbrooke
Réinvestissez dans les services à la population
M. Philippe Couillard, Premier ministre du Québec
Quand j'ai entendu dire que votre gouvernement annoncerait des baisses d'impôts dans le budget 2017-2018, qui sera présenté mardi prochain, je suis tombée en bas de ma chaise.
C'est votre chance de redonner à la classe moyenne ainsi qu'à celles et ceux qui travaillent fort l'aide pour en faire partie.
Je viens vous suggérer vigoureusement de ne pas baisser les impôts des plus riches, car on sait que les baisses d'impôts favorisent toujours les plus riches. Si le gouvernement a trop d'argent, augmentez plutôt les prestations des assistés sociaux.
Après toutes les réductions de services dans l'éducation, en santé et en environnement, si vous ne savez pas quoi faire avec l'argent que vous avez dégagé je vous suggère fortement de réinvestir dans les services à la population.
Nos jeunes sont notre avenir et ils ont besoin de toute l'aide possible dès leur tout jeune âge pour se développer normalement et devenir des citoyens engagés et impliqués dans la société.
Nos malades, jeunes ou vieux, ont besoin de tous les secours possibles pour guérir et profiter de la vie sans être brimés par le manque de personnel et de services. (...)
Je compte sur vous Monsieur Couillard.
Gemma Gauthier, Magog