Tramway, métro et Vancouver

En réaction au Point de vue «Un métro à Québec: une fausse bonne idée» de messieurs Étienne Grandmont, Alexandre Turgeon et Christian Savard paru le 24 décembre.

Vous avez tout à fait raison de souligner qu’un métro est beaucoup trop coûteux, ne répond qu’au centre-ville et non aux banlieues. La réalité est que Québec a un problème de congestion automobile.

Peut-on espérer le régler en réduisant les voies automobiles pour faire place au tramway?

Le tramway de Régis Labeaume serait installé au beau milieu du boulevard Laurier, alors que présentement l’îlot qui sépare le boulevard n’a que deux mètres de largeur. Que dire des endroits où il le veut dans le sol? Qu’arrive-t-il lorsqu’il y a une tempête de neige? Comment le débarrasser de la neige?

À moins que…

Québec regarde le tramway de Vancouver qui est aérien!

Ce tramway n’est jamais retardé, il est seul sur un rail qui ne va que dans un sens. La ligne voisine circule dans l’autre sens.

Il pourrait atteindre la gare de train de Sainte-Foy pour les gens de la rive sud débarquant d’un train provenant des gares de Lévis et de Charny (à huit trains par jour, le CN ne serait pas incommodé!) et ainsi réduire grandement l’influx automobile provenant de la rive sud.

Il pourrait se rendre à l’aéroport chercher les voyageurs et se rendre plus haut dans Charlesbourg pour libérer le boulevard Laurentien.

Qu’on le veuille ou non, la circulation de camions est importante à Québec, car elle se trouve à mi-chemin entre Montréal, la Côte-Nord et le Saguenay. Aucun transport en commun ne pourra réduire l’influx des camions, mais il pourrait réduire grandement le temps de transit dans la capitale.

Tant qu’à réduire le chômage, pourquoi ne pas demander à Bombardier de le construire? Ils en ont l’expérience et la compétence. Nos subventions auraient servi à les garder en vie et constitueraient aujourd’hui une fierté locale bien légitime.

Daniel Dubuc

Lévis