Geneviève Guilbault

Tellement prévisible...

CHRONIQUE / Louis-Hébert a toujours voté du côté du pouvoir depuis 1973, sauf aux élections complémentaires. Celle de 1982 sous le gouvernement de René Lévesque, quand le Parti libéral (PLQ) l’a emporté contre le Parti québécois (PQ). Et celle de lundi, sous Philippe Couillard, dont la candidate a mordu la poussière devant celle de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Faut-il y voir un présage de ce qui attend les libéraux aux prochaines élections générales? La défaite du PLQ a été cinglante et prévisible.

Le parti avait commis une bavure grossière en allant chercher Éric Tétrault qu’il a été incapable de remplacer adéquatement lorsque ce dernier a dû se retirer de la course. L’ancienne adjointe de Sam Hamad, Ihssane El Ghernati, n’était pas à la hauteur pour débattre efficacement avec ses adversaires.

La CAQ a eu la main plus heureuse quand son candidat, Normand Sauvageau, a dû également se retirer : sa candidate anticipée dans Charlesbourg, Geneviève Guilbault, n’a eu aucune peine à justifier sa décision de se présenter dans Louis-Hébert, où elle habitait déjà. Les débats des candidats ont vite démontré que Mme Guilbault l’emportait haut la main sur Mme El Ghernati, autant sur le plan des communications que de l’image.

Les citoyens de Louis-Hébert ont-ils voté pour la CAQ, pour sa candidate, ou contre les libéraux? Une chose est certaine, Philippe Couillard n’a rien gagné en promettant de déménager Anacolor, trois jours avant les élections. Une manœuvre désespérée et indigne. La Coalition avenir Québec était arrivée bonne deuxième derrière le PLQ dans cette circonscription aux élections générales de 2012 et 2014. François Legault a su profiter de la situation pour incarner le changement avec sa candidate et son slogan, l’intégrité. Quant au PQ, on savait déjà qu’il n’était pas dans la course.