Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke

Surprenant!

Lors de la dernière séance publique du conseil municipal, le maire Bernard Sévigny a été longuement questionné sur sa position concernant les référendums municipaux. À titre de président de l'Union des municipalités du Québec, il souhaite que cet instrument démocratique soit aboli.
Pour accentuer sa position abolitionniste, il a dit et je cite: « les référendums ne sont pas humains! »
De la part d'un souverainiste, c'est assez surprenant. Certains pourront me dire qu'en politique, une personne peut changer d'avis, que les convictions peuvent changer (...). Mais si les idées changent, si les convictions évoluent, l'attachement que l'on porte à la démocratie reste immuable. Soit on est démocrate, soit on ne l'est pas. (...)
Devons-nous remettre en question cet instrument démocratique, un instrument qui permet à chacune et chacun d'entre nous d'exprimer ses convictions (...)? Je ne le pense pas.
Ce qui est inhumain, M. Sévigny, c'est votre position, car c'est la négation même de notre histoire collective et, surtout, du combat de tous ceux et celles qui ont souffert pour que nous ayons le droit de nous exprimer librement.
Pascal Cyr
Sherbrooke
Les préjugés envers les adolescents
(NDLR: La Tribune publiera au cours des prochains jours des textes d'étudiants du Salésien sur différents sujets qui les touchent.)
Les gens et les médias considèrent souvent notre génération d'adolescents comme des jeunes paresseux qui ne veulent rien faire et qui restent enfermés dans leur chambre avec leurs appareils électroniques.
Ils racontent aussi que nous sommes agressifs, que nous ne réfléchissons pas avant d'agir ou de parler et que plus les générations avancent, plus ça empire.
Tout ça n'est le cas que pour certains adolescents, il ne faut pas généraliser. Les gens se basent sur les films et les émissions qu'ils ont vus ou sur le petit pourcentage des jeunes qui traversent difficilement cette période.
C'est tout à fait normal que nous agissions plus impulsivement, car nous traversons une période de changements (...), nous vieillissons, grandissons et nous nous cherchons. Contrairement à ce que certains adultes croient, nous ne sommes pas que ça. Nous faisons aussi de bonnes actions que les gens ne prennent peut-être pas en considération.
Je crois qu'il faut respecter les adolescents dans cette partie de leur vie et dites-vous que (...) ça passera bientôt.
Zahra Constancis
Premier secondaire
Collège Salésien