S'ouvrir à la nouvelle réalité des soins de fin de vie

Aux membres du Réseau des soins palliatifs du Québec,
Aux membres du Réseau des soins palliatifs du Québec,
Le 26e congrès annuel du Réseau des soins palliatifs du Québec prend fin aujourd'hui à Sherbrooke sous le thème de «L'émergence de l'approche palliative: en mouvement vers de nouveaux horizons».
C'est en Estrie qu'ont eu lieu les premiers colloques sur «Mourir dans la dignité». C'est en Estrie que se manifeste maintenant le plus d'ouverture sur les soins de fin de vie centrés sur la personne, sur son libre-choix. (...).
Votre congrès a lieu dans une mouvance clinique, sociale, juridique et politique. Réalité: droits nouveaux pour les personnes en fin de vie, obligations nouvelles pour les soignants et leurs établissements. Un autre grand défi: adapter votre approche palliative aux nouveaux soignés, non l'inverse.
Les médias sont présents plus que jamais à votre congrès; à raison: La loi québécoise sur les soins de fin de vie est en vigueur et le parlement fédéral discute du projet de loi C-14 sur l'AMAM (...).
En Estrie (...) la Maison Aube-Lumière est ouverte à l'AMAM. D'autres maisons y pensent; à raison, car centrées sur la personne en fin de vie et sur son respect. Une cinquantaine de personnes au Québec ont terminé leur vie avec l'AMAM; cela se serait fort bien passé.
Des médecins, avec compassion, bienveillance, solidarité, ont témoigné publiquement; la population fut touchée, favorablement. Il y a des émergences. Une approche centrée sur chaque personne, sur son respect jusqu'à sa fin. Des soins de fin de vie de plus en plus personnalisés, plus appropriés. Primauté sur les valeurs de la personne en fin de vie.
Votre réseau doit s'ouvrir à la nouvelle réalité des soins de fin de vie. Vous voulez un énorme défi? Passez du RSPQ au Réseau québécois des soins de fin de vie (RQSFV). Ce serait cohérent avec la Loi québécoise sur les soins de fin de vie, avec la Commission permanente sur les soins de fin de vie.
Aussi, quand on parle de soins de fin de vie, tout le monde comprend.(...).
Membre qu'on évite et non qu'on invite à prendre la parole, je vous suis de près, avec la conviction que majoritairement les professionnels et les bénévoles en SP voient l'aide médicale à mourir comme complémentaire aux soins palliatifs.
(...).
Yvon Bureau,
Travailleur social
Consultant bénévole pour un mourir digne et libre Québec