Souvenirs envolés

Comme plusieurs d’entre vous sans doute, j’ai d’innombrables souvenirs qui s’envolent avec la fumée de l’incendie de l’hôtel Magog et sa démolition. J’ai cessé rapidement de compter le nombre de «grosses bières» que m’y a servi Jack Corcoran, le père de Jim. J’y ai assisté à de très bons spectacles notamment un des premiers d’un chanteur totalement inconnu à l’époque, Richard Desjardins, du temps de «Tu m’aimes-tu?» (...).

J’ai palabré longtemps avec les ami-es de CFLX, dont les studios étaient jadis situés tout au sommet de l’hôtel (Ginette Reno a tant haï avoir à grimper les marches des quatre étages pour se rendre jusqu’aux locaux de la radio communautaire). Et puis il y avait les très courues soirées de poésie au bistro Les Beaux dimanches, où mon ami Dédé Morin y disait ses «Morinades». Quand j’étais agent d’artistes, dans une autre vie, j’ai «booké» au Saloon, au rez-de-chaussée, le premier spectacle de l’excellent musicien Martin Barrette, fils de l’humoriste Michel.

Bien avant tout ça, le jeune journaliste sportif de La Tribune que j’étais - du temps où le journal logeait coin Dufferin et Frontenac - traversait souvent la rue avec des collègues pour y refaire le monde. (...) Ça va faire drôle de voir le trou à la place de ce fameux hôtel où Maurice Duplessis a été élu chef du Parti conservateur du Québec, devenu l’Union nationale.

André Bernier, Sherbrooke

Sidérée

Je suis complètement sidérée et indignée que la CSRS ait cédé au chantage et aux pressions d’un parent borné et homophobe en retirant des ateliers de sensibilisation aux stéréotypes et sur l’homosexualité.

Pourquoi les enfants de Sherbrooke auraient-ils moins besoin de ces ateliers que ceux de Montréal? C’est ridicule.

C’est le même genre de parents qui sont allés en cour pour empêcher les cours d’éthique et culture religieuse. Ce seront les mêmes qui vont contester les cours obligatoires d’éducation sexuelle. 

Mais comment la CSRS peut-elle donner à ces gens un tel pouvoir? N’y a-t-il personne à la CSRS capable de mettre ses culottes et dire non? De quoi ont-ils peur? 

Nos enfants ont absolument besoin de ces ateliers, et les enfants de ces (...) homophobes sont justement ceux qui en ont le plus besoin, ce n’est pas à la maison qu’ils seront sensibilisés à ces enjeux!

Marie-Pierre Allard, Sherbrooke