Ça n’ira pas plus loin pour le moment sur la rue Marini. La satisfaction des participantes et participants de la soirée était mitigée. Car les deux solutions majeures, plus permanentes et ayant des conséquences plus marquées sont à l’étude.

Solutions satisfaisantes?

J’ai assisté à la rencontre citoyenne hier soir (mercredi), comme observatrice, car nous avons entrepris des démarches pour la sécurité dans notre rue (de Gaspé) et je voulais voir comment la ville traitait ces dossiers.

Avec le recul d’une nuit de sommeil, je fais les constats suivants :

• Depuis plus d’un an, ces citoyennes et citoyens sonnent l’alarme sur les dangers qui menacent leur sécurité par l’augmentation du volume des véhicules et la vitesse excessive;

• Après être passée par toutes les étapes nécessaires (études et analyses), la Ville se retranche derrière des chiffres, des statistiques, des lois et des règlements (ministère des Transports oblige) pour déclarer qu’il n’y a pas de problème de vitesse et affirme que les perceptions des résidentes et résidents sont subjectives, qu’on ne peut se baser sur des impressions et perceptions pour intervenir.

Mais elle propose quand même deux options pour tenter de satisfaire la population :

1re option

Marquage de ligne de rive, stationnement interdit sur un côté pendant l’année scolaire, deux passages piétonniers avec avancées de trottoir.

2e option  

Idem à la première, mais en surélevant les passages piétonniers ce qui augmente la visibilité des piétons.

Deux autres pistes de solution ont été évoquées et sont « dans les cartons », dixit Caroline Gravel, directrice des travaux publics.

1. Diminuer la vitesse à 40 km/h dans les quartiers résidentiels, et ce, tel que de plus en plus de municipalités implantent sur leur territoire;

2. Faire déboucher le boulevard Mi-Vallon sur René-Lévesque.

Commentaires

Soit, les chiffres ont parlé. Mais peut-on questionner les méthodes et critères à la lumière de l’évolution des comportements de plus en plus problématiques des automobilistes? Par exemple, se peut-il que les automobilistes ralentissent DÉLIBÉRÉMENT quand ils voient le système d’évaluation (boyau noir en travers de la chaussée) pour fausser les données, donnant ainsi une mesure plus près de la vitesse permise?

La ville prétend devoir utiliser des outils de mesure identiques pour tout son territoire. Mais n’y aurait-il pas une personnalisation possible, du cas par cas selon les besoins des résidents? Un compromis à chercher en prenant en considération les données (pas toujours si objectives que ça) et les vécus de la population d’un secteur? Nous parlons ici de sécurité de personnes, ne l’oublions pas. La réputation de la ville en matière d’écoute de ses citoyens en serait augmentée.

Les deux options ont été votées à main levée. La 2e a été choisie et sera soumise en consultation à tous les résidents du secteur. Heureusement! Car elle est bonifiée de la surélévation des passages piétonniers. Ce qui augmente le degré de sécurité des piétons qui est l’objectif recherché.

Ça n’ira pas plus loin pour le moment sur la rue Marini. La satisfaction des participantes et participants de la soirée était mitigée. Car les deux solutions majeures, plus permanentes et ayant des conséquences plus marquées sont à l’étude… Et on sait très bien que la patience est de mise dans ces circonstances.

Le 40 km/h serait pour tous les quartiers résidentiels de TOUT LE TERRITOIRE de Sherbrooke. Cela aurait pour conséquence d’apporter une solution à tous les endroits qui ont demandé des affiches de Jimmy Duval-Caux parce qu’ils ont le même problème. Par ailleurs, les chanceux qui habitent une rue sans issue ou avec des configurations empêchant la vitesse ne seront probablement pas sensibles à cette mesure. Mais un peu de solidarité serait bienvenue.

Le coût d’une telle mesure? Soyons créatifs et gardons en tête que c’est un enjeu de sécurité des personnes. Y répondre par un argument financier est décevant et irrespectueux. Par étape? Par secteur? À voir.

Enfin, LA solution qui aurait dû être là dès le départ dans le projet du boul. René-Lévesque est bien celle de faire communiquer Mi-Vallon et René-Lévesque. Comment une telle évidence a-t-elle pu être écartée? Je n’ai pas suivi les échanges à cette époque et force est d’admettre que ce ne l’était pas pour tous. Mais à la lumière de ce qui se passe aujourd’hui, un correctif est nécessaire et inévitable pour ce qui s’en vient. Parce qu’il y aura encore augmentation de véhicules avec les constructions qui poussent sur René-Lévesque.


Lucie Desgagné
Rue de Gaspé
Sherbrooke