Sherweb : une réflexion s'impose

Dans la dernière année, nous avons beaucoup entendu parler des difficultés de recrutement de cette entreprise sherbrookoise. Devant cet enjeu, elle vient de décider d'exporter une partie de ses activités en banlieue montréalaise. Cette décision d'affaires souligne l'excellence de cette entreprise. La communauté sherbrookoise peut en être fière et espérer voir autant de succès notamment avec les entreprises Espace inc. et Well Inc..
Cependant, la décision de Sherweb soulève des questions sur la capacité de Sherbrooke d'attirer ou de retenir de la main-d'oeuvre. Comment se fait-il que les emplois proposés par Sherweb n'aient pas pu attirer des personnes vivant dans la région de Montréal? Comment se fait-il que les emplois de Sherweb n'aient pas pu retenir les étudiants des Universités de Sherbrooke et Bishop's? Ces mêmes questions vont se poser pour les entreprises « incubées » d'Espace inc. Vont-elles devoir transférer en tout ou en partie leur production une fois atteint un certain niveau de croissance? Sherbrooke s'aligne-t-elle pour n'être qu'une école entrepreneuriale qui ne produira que très peu d'emplois malgré tous les efforts pour faire naître ces entreprises? Pourtant, Sherbrooke n'est pas loin de Montréal et se situe dans une région vantant sa qualité de vie. Alors qu'est-ce qu'il manque à Sherbrooke pour attirer la main-d'oeuvre de Montréal ou d'ailleurs? J'ose espérer que cette question est au centre des préoccupations des différentes instances du développement de la Ville et que des solutions sont en cours.
Jerry Espada, Sherbrooke
Beaucoup de dollars pour si peu
Au début des années 80, il y a plus de 35 ans, la Ville de Sherbrooke a mis sur pieds la Corporation de gestion CHARMES dont le mandat premier était de s'assurer de la qualité de l'eau dans les rivières Magog et Saint-François, qui traversent notre ville.
Nous apprenions dans La Tribune du 9 mai (« Lac des Nations: l'eau cotée "D" 60 % du temps ») qu'après trois décennies et demie l'eau qui coule à Sherbrooke est particulièrement polluée. Combien de millions de dollars ont été dépensés pour en arriver à un si minable constat?
Jean Chenay, Sherbrooke