Sherbrooke, ville où il fait bon vivre... Vraiment?

Voilà un joli titre qui peut flatter notre fierté communautaire... Mais qu’en est-il dans les faits?

Et si les critères de cette qualification n’étaient pas tout à fait la réalité de la «Reine des Cantons de l’Est » (sic!)? Mais, plutôt, un amalgame de circonstances «fortuites», un ensemble de «cadeaux» qui nous auraient été donnés par la nature comme notre position géographique, notre statut privilégié de ville universitaire et d’écoles collégiales, la concentration d’hôpitaux, qui nous ont permis et produisent toujours, semble-t-il,  cette haute qualité de vie aux citoyens que nous sommes. 

Vues sous ces aspects privilégiés, nos conditions de vie constitueraient plus, en effet, un «gros lot» imprévisible acquis par nous sous le coup de plusieurs hasards séquentiels pour lesquels nous n’avons eu aucune contribution... avouons-le franchement! Gardons-nous donc une petite gêne avant de nous flatter la bedaine!

Mais qu’en est-il vraiment des «véritables» conditions de vie que nous et nos élus.es avons initiées et pétries de nos visions consensuelles et de nos propres mains citoyennes. Observons quelques constats: bas salaires, logements sociaux toujours trop peu nombreux pour les plus pauvres et démunis. Des rues et avenues en décrépitude, négligées depuis plusieurs années. Une tenue douteuse de l’environnement urbain dans ses avenues et rues; je pense aux arbres et bosquets mal ou non taillés depuis 2 ans, aux chaussées et accotements négligés, etc. On pourrait aussi traiter de la circulation automobile mal gérée versus un transport en commun peu fréquenté et lourd... semble-t-il! Où est donc la qualité de vie en ces domaines, dites-moi?

À ces égards, j’ai l’impression que la qualité de vie de Sherbrooke est loin  d’être celle de plus petites agglomérations jolies et plus accueillantes. Oui, je reste sceptique quant au positionnement surprenant de Sherbrooke.

Yvon Côté

Sherbrooke