Sherbrooke, ville de l'automobile

À la suite de l'annonce d'un nouveau développement commercial le long de l'autoroute 410 (La Tribune, 27 mai), plusieurs considèrent cela comme «une bonne nouvelle»!  Exit la revitalisation du centre-ville et le développement durable prôné par le Centre de mobilité durable de Sherbrooke. Et vive le développement urbain en fonction des automobilistes!
Bravo à M. Yvon Côté d'avoir dénoncé dans le courrier des lecteurs de La Tribune («Le coeur de Sherbrooke se vide», 27 mai 2017) les déplacements progressifs des grandes surfaces vers le Plateau Saint-Joseph, avec, entre autres, le déménagement prévu du magasin-entrepôt Costco, et également son interrogation face à la vision d'avenir des élus de la Ville de Sherbrooke. Bravo à ceux et celles qui demandent plus de développement du transport collectif, accessible à toute la population et sur tout le territoire.
Mais détrôner l'automobile sera difficile, car le transport collectif public n'offre pas encore de choix suffisants, entre autres, pour les travailleurs et les personnes âgées. Plusieurs personnes nient également l'augmentation des missions des gaz à effet de serre entraînés par l'augmentation constante du parc automobile et son influence progressive sur les changements climatiques. Beaucoup reste à faire, mais la solution réside dans l'information et une volonté politique pour un avenir plus humain et écologique. Les élections s'en viennent, des questions doivent être posées et débattues.
France Croteau, Sherbrooke
Accès difficile aux super-cliniques
Le gouvernement du Québec (...) vante depuis quelques semaines, dans une campagne publicitaire, l'accès plus facile aux soins de santé grâce aux super-cliniques médicales. C'est comme de la poudre aux yeux auprès des citoyens et citoyennes du Québec!
Quand vous appelez pour prendre un rendez-vous, la ligne téléphonique est toujours occupée et, 20 minutes plus tard, on nous dit via un message enregistré que toutes les places sont complètes pour la journée. Tu rappelles le lendemain et c'est la même chanson. La situation est fort déconcertante.
En France, n'importe où, quand tu dois te rendre à un hôpital, peu importe la raison, quand cela prend plus de deux heures avant de voir un médecin, on s'excuse auprès de toi pour le retard. Ici, tu dois attendre des heures et des heures sans raison. Pourquoi? Quelqu'un peut-il m'expliquer?
La situation est pour le moins déplorable voire inacceptable.
Éric Melanson, Sherbrooke