Sherbrooke, royaume des aînés

Dernièrement, comme Martin Luther King, j'ai fait un rêve que la Ville de Sherbrooke était à tout point de vue la ville où le bien-être des personnes âgées était une priorité. C'est là une des illustrations de la politique avant-gardiste mise en oeuvre par la municipalité pour le troisième âge. Selon un récent sondage, les retraités se considèrent les plus heureux de la planète. Réputée pour sa culture, son art urbain et sa vie de quartier, Sherbrooke est la championne de l'hémisphère nord (États-Unis et Canada) pour la qualité de vie depuis quelques années. Selon les citoyens, ceux-ci bénéficient des très hautes prestations sur le plan de la sécurité, des soins de santé, de la culture, de l'environnement, de l'éducation et des infrastructures, autant de services que la population peut profiter.
Notre ville fait parler d'elle à travers l'Amérique du Nord. Nous recevons la visite des médias d'information de tout le Canada. Dernièrement, nous avons reçu la visite de la chaîne américaine CNN qui est venue faire un reportage d'une heure sur la qualité de vie qu'ont les gens aînés de Sherbrooke. À l'occasion, même des médias d'Europe viennent faire la même chose.
De plus, depuis quelques années, nous recevons de 1000 à 2000 aînés qui viennent s'installer pour profiter de cette qualité de vie. À Sherbrooke, les aînés sont aimés, respectés et appréciés. C'est le bonheur complet.
Voici les points qui ont permis à notre ville d'atteindre ce haut niveau de vie : [...] la présence d'un conseil des aînés unique en Amérique du Nord composé de gens âgés de 60 ans et plus [...], une maison des aînés [...], des trottoirs et des sentiers impeccables dans les parcs [...], un service de transport gratuit pour les 60 ans et plus, une très grande importance accordée aux événements qui touchent aux aînés, le soutien à la construction de maisons intergénérationnelles [...], de bons services de santé et des rencontres intergénérationnelles régulières avec les jeunes avec des dossiers communs.
Malheureusement, à mon réveil, tout cela a disparu. Mais au fond de moi-même, j'ai la conviction que tout cela peut se réaliser dans les prochaines années à la condition que tous les aînés s'unissent ensemble pour travailler à la réalisation de ce projet d'améliorer notre condition de vie.
Travaillons à ajouter de la vie à nos années et non des années à nos vies.
Bertrand Beaulieu, Sherbrooke