Sherbrooke préfère parler d'entrepreneuriat

POINT DE VUE / C’est la façon que les dirigeants de la Ville de Sherbrooke ont trouvée pour ne pas s’engager dans une lutte crédible et pragmatique contre les émissions de gaz à effet de serre dans notre ville, et ainsi de ne pas agir avec des mesures concrètes qui pourraient venir heurtées de plein fouet nos dizaines de milliers d’automobilistes intégristes et sans pitié qui peuvent causés de véritables maux de tête à nos autorités, si autorités on a...

L’inertie odieuse de nos dirigeants face à l’augmentation continuelle des GES et autres microparticules toxiques dans notre milieu de vie quotidien est sans nom. Alors, disons les choses comme elles doivent être dites. Sherbrooke et sa mobilité étouffante actuelle doit avoir une fin. Nos vies et nos santés on y tient plus que tout et nos dirigeants se doivent maintenant d’arrêter de tourner en rond et doter enfin notre ville d’une réelle vision politique en vue de lutter concrètement et efficacement contre ces émissions toxiques dans notre ville, tout en contribuant réellement à la lutte au réchauffement climatique.

Nos dirigeants ont signés la Déclaration sur l’Urgence climatique et environnementale. Maintenant ils se doivent de passer aux actes avec des mesures concrètes dès le printemps 2020.

Le temps n’est plus aux multiples diversions politiques ni aux stratégies de communications bien ficelées et encore moins aux mots creux et vide de sens pour ne pas agir. Le temps est au changement de paradigme...

Sherbrooke ne doit pas devenir la Cité des Stationnements de l’auto solo. Notre belle ville naturelle unique mérite mieux que cela.

Robert Gauthier, Sherbrooke

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L'éléphant dans la pièce

Depuis un an, je suis allé à quatre reprises au conseil municipal de Sherbrooke ainsi qu’à mon conseil d’arrondissement. Or, la grande majorité des interventions citoyennes que j’ai pu y entendre concernait les nuisances causées par l’automobile en ville. Mentionnons pour mémoire le projet de rues partagées, la possible construction d’une station-service devant une école, l’insécurité due au retrait d’un arrêt à une intersection, ou le bruit et la poussière produits par le passage de camions dans un quartier… en vue de construire un autre quartier conçu pour l’auto. Nous avons oublié ce qu’est une ville qui ne donne pas priorité à l’auto. Pourtant, nous apprécions le bien-être de marcher dans les rues piétonnes d’une ville d’ici ou d’ailleurs. Devant l’urgence climatique, il faut nous attaquer dès maintenant à cet éléphant dans la pièce qui a fini par coloniser nos manières de penser, de nous déplacer, d’habiter et de concevoir nos villes. 

Nicolas Beaudoin, Sherbrooke