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La semaine de relâche risque-t-elle d'entrainer une hausse des cas de COVID au Québec?
La semaine de relâche risque-t-elle d'entrainer une hausse des cas de COVID au Québec?

Semaine de relâche. Oui? Non? Peut-être?

Jean-Paul Plante
Jean-Paul Plante
Magog
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POINT DE VUE / Au moment où nous mesurons l’impact du relâchement des mesures sanitaires préconisées par la Santé publique pour le temps des Fêtes, nous souviendrons-nous à quel point la relâche scolaire de mars 2020 a servi de bouc émissaire pour ce qui a mal fonctionné lors de la première vague de la pandémie?

L’ampleur de la crise que nous traversons présentement confirme bien que, malgré des directives claires, il nous est difficile de se solidariser pour respecter des consignes qui, malgré leur côté contraignant, imparfait et arbitraire aux yeux de certains, sont destinées à nous épargner le pire.

Dans cette perspective, il y a fort à parier que la prochaine relâche scolaire sera loin de constituer un répit pour notre système de santé déjà à bout de souffle et qu’au contraire, elle pourrait ajouter à la surutilisation des soins et du personnel traitant.

Or, si l’on considère que, jusqu’à maintenant, les élèves du primaire et du secondaire ainsi que les étudiants des niveaux supérieurs ont dû s’ajuster à des contraintes sans précédent en plus de subir des interruptions de programmes, la pertinence de maintenir la semaine de relâche mérite considération, et ce, plus tôt que tard.

Aucun étudiant ne saurait prétendre, pour l’instant, être en avance sur son parcours scolaire et les préjudices découlant des carences d’apprentissage occasionnées par la lutte à la COVID-19 risquent de se faire sentir pour longtemps. 

Dans ce contexte, une majorité d’élèves pourraient bien bénéficier d’une semaine d’enseignement additionnelle d’autant plus que l’hypothèse d’un prolongement du calendrier scolaire est à peu près impensable.

Si d’aucuns y verront une autre concession à faire de la part des enseignants dont la profession a été sérieusement malmenée suite à des années de restrictions budgétaires et de surcharges de travail de toutes sortes, rappelons-nous que nous sommes à un moment critique où l’intérêt collectif doit primer sur les prérogatives négociées dans les conventions de travail conformément à ce vœu formulé en début d’année: «Que nos résolutions, pour cette année incertaine, soient tournées vers les autres plutôt que consacrées à la musculation de notre nombril.» (M-F. Bazzo, Infolettre de l’Actualité, janvier 2021)

Même si le confinement devait se prolonger, se pourrait-il que la population en général et les étudiants en particulier puissent survivre en cette année exceptionnelle sans une semaine de relâche?

Le ministre Roberge affirmait le 8 janvier dernier qu’il ne voyait pas la nécessité de renoncer à la traditionnelle pause printanière. Pourrait-il, après consultation des spécialistes et experts du milieu de l’éducation comme Égide Royer, y aller d’un second regard sur la situation au risque de revenir sur sa position?

Pourrait-il surtout partager le fruit de ses réflexions afin que nous puissions adhérer à la proposition retenue en nous évitant des mesures de dernière minute qui prennent parfois des allures d’improvisation!