La Cordée, une ressource alternative en santé mentale située à Sherbrooke, craint pour sa survie.

Santé mentale : ne pas rester les bras croisés

Récemment, je lisais dans les gros titres que les employés à la psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke craignaient la violence de certains patients.

J’ai aussi lu dans La Tribune du 6 avril 2018 que La Cordée, une ressource alternative en santé mentale située à Sherbrooke, craint pour sa survie.

Effectivement, La Cordée lance un cri du cœur. Elle n’arrive plus et elle doit couper depuis quelque temps dans ses services directs à ses membres fréquentant le centre de jour. La situation est devenue tellement critique qu’ils envisagent de couper dans le personnel.

Depuis environ un mois, on peut entendre et lire dans différents médias que les personnes ayant un problème de santé mentale sont tristement les plus nombreuses à être tuées par les policiers lors d’intervention de crise.

Vous comme moi devons admettre que la situation des personnes vivant avec un problème de santé mentale n’est pas rose. En fait, comment expliquer que des personnes vulnérabilisées par leur condition soient placées au cœur de ce qui est un réel problème social?

Beaucoup s’entendent pour dire que la santé mentale fait partie des problèmes sociaux qui sont les plus négligés. Alors comment se surprendre que les problèmes soient aussi criants? Les ressources institutionnelles et communautaires n’arrivent pas à répondre adéquatement aux besoins.

La Cordée, qui est une ressource communautaire établie dans le milieu depuis plus de 35 ans, vient de peser sur le bouton rouge. Nous nous devons d’entendre l’alerte, d’agir afin que son cri soit entendu et de servir de relais afin de porter leur message.

Bref, le pire devant l’urgence de la situation est de rester les bras croisés et de ne rien faire. L’état du problème est établi, il y a des personnes malades ou en rétablissement qui faute d’aide deviennent plus à risque. Entendez-moi bien, nous ne pouvons pas penser que le problème se règlera par lui-même. (Une ressource comme La Cordée est garante d’une expertise qui s’est développée au cours du temps.)

Il faut exprimer notre désaccord devant le manque de financement et appuyer La Cordée dans ses efforts de survie. Il nous est possible d’écrire à notre député et au ministre de la Santé afin qu’il intervienne et finance adéquatement l’organisme.

Danny Nadeau
Aspirante paire-aidante en santé mentale
Sherbrooke