Saluons la sortie de quatre ex-ministres sur les tarifs d’Hydro-Québec

POINT DE VUE / En réaction au Point de vue «Projet de loi sur les tarifs d’Hydro-Québec : des risques importants ignorés» signé par les ex-ministres Guy Chevrette, Rita Dionne-Marsolais, François Gendron et Pierre Moreau paru le 30 octobre.

Je salue la sortie médiatique des quatre ex-ministres en matière de ressources naturelles qui, à l’instar de nombreux propriétaires québécois de PME, réclament le retrait et la révision du projet de loi 34 sur les tarifs d’Hydro-Québec, promu par l’actuel ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien. 

Ce projet de loi prévoit, notamment, un gel des tarifs d’électricité pour la prochaine année et une augmentation tarifaire à l’inflation au cours des quatre années subséquentes. 

Une perte d’indépendance assurée pour la Régie de l’énergie à l’endroit du monopole d’Hydro-Québec qui n’aurait plus à se présenter chaque année, mais plutôt tous les cinq ans devant la Régie, pour présenter sa cause tarifaire. Or, à moins qu’il soit convenu que le rôle de régulateur économique de la Régie n’a plus sa raison d’être pour assurer, entre autres, la conciliation entre l’intérêt public et la protection des consommateurs, la raison d’être du projet de loi 34 ne se pose-t-elle pas également? 

Rappelons-nous qu’entre 2008 et 2016, les clients d’Hydro-Québec que nous sommes avons payé plus de 1,5 millards $ de trop sur notre facture d’électricité. Un trop-perçus que le projet de loi 34 viserait à rembourser, semble-t-il. 

Voyons voir!

Alors, un grand merci à vous, ex-mandarins de l’État québécois, de continuer de protéger vos concitoyens, en veillant à distance sur leurs intérêts par le biais de vos notoriétés, expériences et compétences respectives.